Making-of / les coulisses de l'info

Photographie : aux frontières de l’acceptable

vendredi 20 février 2015 - Décryptages


Une photo très vraisemblablement truquée, diffusée par l'agence coréenne KCNA en 2013, rejetée par l'AFP après analyse (AFP / KCNA)

L'image ci-contre n'a jamais été diffusée par l'AFP. Publiée par l'agence officielle nord-coréenne KCNA en 2013, elle est censée montrer des manœuvres militaires dans l'est du pays. L'analyse à l'aide d'un logiciel spécialisé des traînées des missiles et des fumées révèle une accumulation d'anomalies trahissant des manipulations de nature indéterminée. Il s'agit donc, selon toute probabilité, d'une image truquée.

Il s'agit d'un cas extrême. Mais la fraude en photographie n'est pas le monopole de la Corée du Nord, de la Syrie ou des groupes de propagande extrémistes en tout genre. Le 12 février dernier, la disqualification pour cause d’images trafiquées d’un nombre sans précédent de participants au concours World Press Photo 2015 a ravivé un vieux débat : où se situe la frontière, en photojournalisme, entre l’effet artistique et la fraude ?

(Photo : AFP / KCNA)


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Bülent Kiliç : de Taksim à Kobané

jeudi 12 février 2015 - En bref


Une jeune manifestante blessée lors d'affrontements à Istanbul, le 12 mars 2014 (AFP / Bulent Kilic)

Le photographe turc de l’AFP Bülent Kiliç a remporté le 12 février deux prix du prestigieux concours de photojournalisme World Press Photo 2015, dont la principale récompense est allée au Danois Mads Nissen pour une image d'un couple homosexuel en Russie. Bülent a gagné le 1er prix de la catégorie "Spot News" pour cette photo d’une jeune femme qui venait d'être blessée lors d'affrontements entre police et manifestants à Istanbul en mars 2014. Il a aussi remporté le 3ème prix dans cette catégorie pour une image d'une frappe aérienne contre une position du groupe de l'Etat islamique à Kobané, en Syrie, en octobre 2014.

(Photo: AFP / Bulent Kilic)


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Photographe de proximité, en Syrie

vendredi 6 février 2015 - Derrière l'image


Frappe aérienne sur Douma, le 5 février 2015 (AFP / Abd Doumany)

« Ce matin, à 8h30, je suis réveillé en sursaut par une frappe aérienne juste à côté de chez moi», écrit Abd Doumany, un collaborateur de l'AFP basé à Douma, dans une zone de la banlieue de Damas tenue par la rébellion. «Je pense tout d’abord qu’il s’agit d’une attaque isolée mais mes espoirs sont bientôt démentis par le bruit tonitruant d’une autre frappe aérienne, puis d’une autre, puis d’une autre encore... Le déluge de bombes ne s’arrêtera finalement qu’au coucher du soleil».

« Je n’ai jamais couvert de conflit armé dans un autre pays, mais je suis sûr que de photographier la guerre chez soi est quelque chose de vraiment particulier. Je considère que témoigner de la souffrance des gens est mon devoir. Chaque détail, chaque histoire me fait du mal, parce que je suis ici chez moi et que les gens que je photographie sont mes voisins...»


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Dans Kobané libérée

mercredi 28 janvier 2015 - Derrière l'image


Un combattant kurde et son fils dans le centre de Kobané libérée, le 28 janvier 2015 (AFP / Bulent Kilic)

Le 28 janvier, le photographe de l'AFP Bülent Kiliç est parmi les premiers journalistes à pouvoir se rendre dans le centre de la ville syrienne de Kobané, qui vient d'être libérée par les combattants kurdes après quatre mois de féroces combats contre les djihadistes de l'Etat islamique. Voici son témoignage.

(Photo: AFP / Bulent Kilic)



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Garder le contact, après l’histoire

mercredi 28 janvier 2015 - Décryptages


Des rebelles syriens emportent le corps de l'un d'entre eux, tué dans une fusillade dans le Krak des Chevaliers, en juillet 2012 (AFP / Djilali Belaïd)

« Quand il s’agit d’entrer clandestinement dans un pays en guerre, avoir une confiance totale en celui qui vous fait franchir la frontière est essentiel. Au moindre doute, il faut renoncer. Ce genre de relation de confiance, dans les situations dangereuses, crée un lien personnel très fort entre le journaliste et son contact. Ainsi qu’un sens du devoir quand ce contact, plus tard, vient vous demander de l’aide.»

Plusieurs mois après une dangereuse expédition dans le Krak des Chevaliers en proie à de violents combats entre l'armée syrienne et la rébellion, le reporter vidéo Djilali Belaïd apprend que la personne qui lui a permis de réaliser cette mission mémorable a été grièvement blessée et, hospitalisée au Liban, a besoin d'aide. Que faire? Si, après chaque reportage on devait voler au secours de tous ceux qui vous ont donné un coup de main, on ne s’en sortirait pas. Mais on s'attache si facilement aux gens que l'on rencontre sur les terrains de guerre...

(Photo : AFP / Djilali Belaïd)


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Je suis un kaléidoscope d’émotions

lundi 26 janvier 2015 - Témoignages


Manifestation de soutien aux victimes des attentats en France, le 10 janvier 2015 sur la place Samir Kassir de Beyrouth (AFP / Anwar Amro)

« Comme beaucoup de mes compatriotes ici au Liban, pays fruit d’un formidable mélange de culture arabe et de civilisation française et occidentale, je suis remuée par des sentiments de tristesse et d’empathie par ce qui s’est produit à Paris », écrit la journaliste Rita Daou, adjointe au directeur du bureau de l'AFP à Beyrouth. « A l’image du Liban et de toute cette région mouvementée, divisée, déchirée par des conflits interminables, j’enregistre autour de moi des sentiments opposés et des réactions contradictoires. Je les partage aussi. Après avoir passé quatre ans à couvrir la guerre en Syrie, je réalise tristement qu’on ne verra jamais quatre millions personnes défiler dans les rues pour protester contre le carnage qui se poursuit. »

(Phoro : AFP / Anwar Amro)


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Quand la grâce émerge du chaos

jeudi 1 janvier 2015 - Derrière l'image


(c) AFP - 2015

(AFP)


Quand la grâce émerge du chaos


Pour terminer une année 2014 marquée par les guerres, les massacres, les épidémies et autres tragédies, les photographes de l’AFP ont raconté chaque jour, du 24 au 31 décembre, l’histoire d’une image belle, ou porteuse d'espoir, prise dans le contexte d’un événement dramatique. Voici l'ensemble de leurs textes.

Merci de votre fidélité, heureuse année 2015 à tous, et à très bientôt sur notre site !


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Bonheur sur le tarmac

dimanche 28 décembre 2014 - Derrière l'image


L'ancien otage Nicolas Hénin retrouve sa famille sur l'aérodrome de Villacoublay à son retour de Syrie, le 20 avril 2014 (AFP / Kenzo Tribouillard)

Pour terminer une année 2014 marquée par les guerres, les massacres, les épidémies et autres tragédies, les photographes de l’AFP racontent chaque jour, jusqu’au 31 décembre, l’histoire d’une image belle, ou porteuse d'espoir, prise dans le contexte d’un événement dramatique.

L'année 2014 a été tragique pour les journalistes, mais il s'est également produit de grands moments de joie et de soulagement pour la profession. « J’ai eu la chance de couvrir l’un d’eux », écrit le photographe Kenzo Tribouillard, qui a assisté le 20 avril au retour en France des journalistes Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres après de longues semaines de détention en Syrie. « Je sais que certaines personnes critiquent cette médiatisation des retours d’otages, pensent que ce type de chose devrait se dérouler de façon plus intime, à l’abri des caméras. Mais je vous assure qu’assister à ça de ses yeux, c’est une sensation de pur bonheur. »


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Syrie : la vie plus forte que les bombes

vendredi 26 décembre 2014 - Derrière l'image


Dans une rue de Douma, le 13 décembre 2014 (AFP / Abd Doumany)

Pour terminer une année 2014 marquée par les guerres, les massacres, les épidémies et autres tragédies, les photographes de l’AFP racontent chaque jour, jusqu’au 31 décembre, l’histoire d’une image belle, ou porteuse d'espoir, prise dans le contexte d’un événement dramatique.

« Je ne sais rien de la femme et de l’enfant sur la photo », raconte Abd Doumany, photographe indépendant basé à Douma, une banlieue rebelle de Damas assiégée depuis des mois par les forces gouvernementales. « Mais malgré les raids aériens, les destructions, le danger, c’est une scène habituelle ici : une mère qui transporte son enfant dans une poussette, comme toutes les mères partout dans le monde. »

« Quelle que soit la situation, la vie doit continuer. C’est difficile à croire, mais parfois, pendant la plus sanglante des journées, quand je pars couvrir les conséquences d’un bombardement, je m’attends à trouver des rues désertes et à la place, je vois des gens dehors, qui travaillent, qui vont à l’école, ou qui font leurs courses à cinquante mètres de l’endroit où les bombes sont tombées...»


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Un sourire dans un cimetière

mercredi 24 décembre 2014 - Derrière l'image


Des familles de réfugiés attendent de débarquer du Grecale, un bâtiment de la marine italienne qui les a secourus au large de la Sicile, le 2 juillet 2014 (AFP / Giovanni Isolino)

Pour terminer une année 2014 marquée par les guerres, les massacres, les épidémies et autres tragédies, les photographes de l’AFP racontent chaque jour, jusqu’au 31 décembre, l’histoire d’une image belle, ou porteuse d'espoir, prise dans le contexte d’un événement dramatique).

La famille sur cette photo a survécu a une tragédie : il s'agit de migrants secourus au large de la Sicile à bord d'un chalutier où 45 personnes sont mortes étouffées en tentant de gagner l'Europe. « Les réfugiés qui débarquent sont généralement choqués et effrayés », raconte l'auteur de l'image, le photographe indépendant Giovanni Isolino, « photographier un sourire pareil dans ces circonstances est vraiment très, très rare ».


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De Beyrouth à Alep, snipers et cafés bondés

vendredi 5 décembre 2014 - Témoignages


Une boîte de nuit dans la zone sous contrôle gouvernemental d'Alep, le 15 novembre 2014 (AFP / Joseph Eid)

« Que notre métier est étrange et magnifique », écrit Sammy Ketz, le directeur du bureau de l'AFP à Beyrouth, qui s'est rendu fin novembre dans la ville syrienne d'Alep. « Avant d’arriver à destination vous lisez ce qui vous tombe sous la main pour vous faire une opinion et puis quand vous débarquez sur place la réalité est tout autre. En me rendant à Alep, je pensais découvrir Berlin au sortir de la seconde guerre mondiale, des ruines fumantes, des gens hagards marchant dans un silence spectral et je me retrouve dans le Beyrouth de la guerre civile où cohabitent la vie et la mort, les cafés bondés et les tireurs embusqués. »

(Photo : AFP / Joseph Eid)


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Syrie : dans l’hôpital de l’horreur

mercredi 12 novembre 2014 - Témoignages


Une enfant blessée dans un bombardement attend d'être soignée dans un hôpital de fortune à Douma, en Syrie, le 24 septembre 2014 (AFP / Abd Doumany)

Douma est un bastion de la rébellion syrienne. Cette ville de 200.000 habitants dans la banlieue de Damas est assiégée depuis plus d'un an par l'armée fidèle au président Bachar Al-Assad. Des bombardements d'artillerie, des raids aériens ou terrestres frappent Douma tous les jours et font des dizaines de morts et de blessés.

A chaque fois que cela se produit, un photographe, Abd Doumany, se rend à l'hôpital improvisé où sont triés les blessés, et témoigne en images des conséquences.

(Photo: AFP / Abd Doumany)


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Au square, à Alep

mardi 11 novembre 2014 - Derrière l'image


Shuruq (à droite), une fillette de 9 ans privée de ses deux jambes, joue dans un square à Alep le 3 novembre 2014 (AFP / Baraa Al-Halabi)

"Je suis tombé sur Shuruq par hasard en me promenant dans un square d’Alep", dans le nord de la Syrie ravagé par la guerre, raconte le photographe Baraa Al-Halabi. "Cette petite fille de 9 ans jouait en compagnie de son frère, de ses deux sœurs et de sa mère. Comme elle n’a pas de jambes, c’était son grand frère qui poussait la balançoire pour elle..."

(Photo : Baraa Al-Halabi)


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Frappe en direct à Kobané

vendredi 24 octobre 2014 - Témoignages


Frappe aérienne sur la colline de Tilsehir tenue par le groupe Etat islamique près de Kobané, en Syrie, le 23 octobre 2014 (AFP / Bulent Kilic)

Un raid aérien frappe dans l'après-midi du 23 octobre la colline de Tilsehir, à l'ouest de la ville syrienne de Kobané, tenue jusque-là par les combattants du groupe Etat islamique qui y avaient planté leur drapeau noir. Le reporter vidéo de l'AFP Mostafa Abulezz raconte comment il a filmé cette scène impressionnante depuis l'autre côté de la frontière turque.


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Drapeau noir sur Kobané

mardi 7 octobre 2014 - Décryptages


Des combattants du groupe Etat islamique se tiennent à côté d'un drapeau de leur organisation au sommet d'une colline surplombant Kobané, le 6 octobre 2014 (AFP / Aris Messinis)

Des combattants montent la garde, sous le drapeau noir du groupe Etat islamique, au sommet d’une colline à l’est de la ville de Kobané, en Syrie. Cette image a été prise le lundi 6 octobre en début d’après-midi par le photographe de l’AFP Aris Messinis depuis le village turc de Mürșitpinar, juste de l’autre côté de la frontière. Sa composition étrange, et notamment le fait que les silhouettes des militants aient l’air disproportionnées par rapport aux autres éléments de la scène, a soulevé des doutes chez certains clients de l’AFP qui ont appelé l’agence pour s’assurer qu'elle est authentique.

Elle l'est. Voici les explications.

(Photo : AFP / Aris Messinis)


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La guerre à la frontière, aux frontières de la guerre...

lundi 6 octobre 2014 - Témoignages


Une Kurde de Syrie se protège d'une tempête de poussière dans le village turc de Swedi, d'où elle observe les combats dans la Syrie voisine, le 24 septembre 2014 (AFP / Bulent Kilic)

Fin septembre, le directeur de l'AFP en Turquie Philippe Alfroy passe plusieurs jours à la frontière syrienne, à observer les combats qui, à quelques centaines de mètres, opposent les peshmergas à l'organisation Etat islamique pour la prise de Kobané, la troisième ville kurde de Syrie, et à interroger les civils qui fuient massivement l'avancée des jihadistes.

« Tous me débitent la même histoire », écrit-il. « Les égorgements, les viols, les villages détruits. Dans ce flot de paroles, je suis un peu noyé. Devant ces récits froids, presque cliniques, je m'interroge. Qui a vraiment vu quoi ? Lequel de ces témoins a aperçu le couteau d'un jihadiste en train de trancher une gorge ? Lequel d'entre eux se contente-t-il de relayer des histoires de seconde main ? Difficile à dire. »

« Les yeux dans les yeux, je ne m'accorde pas le droit de juger de la véracité de leur expérience. De ce qu'ils ont vu ou pas vu. Mais je peux témoigner de leur peur. Sans intermédiaire. »

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La mort à l’écran : éditer les images d’horreur

lundi 29 septembre 2014 - Décryptages


Une éditrice au travail au desk photo de l'AFP pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord à Nicosie, le 26 septembre 2014 (AFP / Florian Choblet)

« La détresse de l’éditeur est différente de celle du reporter de guerre. Le second est sur le terrain, il est soumis au risque, aux poussées d’adrénaline et voit l’horreur dans toute sa réalité. Le premier regagne son foyer tous les soirs et doit concilier sa vie de famille avec les réminiscences des images insoutenables qu’il a vu défiler sur son écran toute la journée durant, sans que personne ne puisse vraiment comprendre ce qu’il ressent. »

Au quartier général de l'AFP pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, à Nicosie, les éditeurs photo et vidéo sont chargés d'examiner attentivement les images en provenance de Syrie, d’Irak, de Gaza, de Libye et d’autres points chauds de la région. Corps mutilés, enfants blessés hurlant de douleur, décapitations d'otages: une grande partie de ce matériel ultra-violent, impropre à la publication selon les critères de l’AFP, part à la poubelle. Mais non sans avoir infligé des chocs à répétition aux journalistes qui l’ont visionné.

(Photo : AFP / Florian Choblet)


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Couvrir l’ « Etat islamique »

mercredi 17 septembre 2014 - Décryptages


Dans une vidéo publiée le 2 septembre 2014, un militant de l'organisation Etat islamique (EI) agite un couteau devant la caméra avant de décapiter le journaliste américain Steven Sotloff (AFP / Site Intelligence Group / HO)

Les conflits en Syrie et en Irak, l’émergence de l’organisation « Etat islamique » (EI) et d’autres groupes djihadistes extrémistes au Moyen-Orient et en Afrique soulèvent de nombreuses interrogations à la fois sur le plan éditorial et éthique

Les enlèvements et assassinats de journalistes, le déferlement d’images de propagande toutes plus effroyables les unes que les autres entraînent, que nous le voulions ou non, des changements dans nos procédures de travail, une évolution de nos règles de fonctionnement. Avec la difficulté permanente de garder l’équilibre entre le devoir d’informer et la nécessité d’assurer la sécurité de nos reporters, le souci de préserver la dignité des victimes exhibées par les extrémistes, et la nécessité de ne pas servir de relais à une propagande haineuse et ultraviolente.

La directrice de l'information de l'AFP, Michèle Léridon, explique ce que les événements des derniers mois ont changé dans l’environnement de travail d’une agence de presse internationale comme l’AFP, et comment nous réagissons à ces changements.

(Photo: AFP / Site Intelligence Group / HO)


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Photographier la guerre

vendredi 12 septembre 2014 - Témoignages


Un soldat de l'armée sierraléonaise à Masiaka, à l'ouest de Freetown, en mai 2000 (AFP / Issouf Sanogo)

La photo de guerre est un genre à part du photojournalisme. Elle demande du courage pour aller au plus près de l’action. Elle exige de grandes qualités humaines pour comprendre les mentalités guerrières. Elle nécessite du sang-froid pour évaluer la dangerosité. Elle requiert de la détermination pour témoigner et porter un regard distancié sur les conflits.

Dans le livre « Photos de guerre – L’AFP au cœur des conflits » d'Yves Gacon, six photographes de l’AFP de différentes nationalités témoignent. Certains ont vécu la guerre dès leur enfance. D’autres l’ont découverte lors de missions d’envoyés spéciaux. Mais tous ont été volontaires pour aller sur le terrain, pour y vivre une expérience exaltante, ressentir l’adrénaline qui monte face au danger. Extraits.

(Photo: AFP / Issouf Sanogo)


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Au Golan, la guerre comme au spectacle

vendredi 5 septembre 2014 - Témoignages


Un soldat de l'armée syrienne tire sur des rebelles près du poste-frontière de Quneitra, sur le plateau du Golan, le 1er septembre 2014 (AFP / Menahem Kahana)

Sur le plateau du Golan, une féroce bataille oppose des soldats de l’armée syrienne loyale au président Bachar al-Assad à un groupe de rebelles du front Al-Nosra. Elle se déroule à l’aube du 1er septembre près du poste-frontière de Quneitra, à quelques mètres de la clôture barbelée qui sépare la zone sous contrôle syrien de celle sous contrôle israélien.

« J’assiste à ces combats depuis un bunker désaffecté de l’armée israélienne, situé à cent mètres de la ligne de démarcation », écrit l'auteur de cette image, le photographe de l'AFP à Jérusalem Menahem Kahana. « J’ai sous mes yeux une véritable scène de guerre, mais en même temps elle se déroule comme dans un autre monde. Personne ne s’en prend à moi, personne ne s’intéresse à ce qui se passe de mon côté de la frontière.  J’ai l’impression bizarre d’être au cinéma…»

(Photo: AFP / Menahem Kahana)


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