Making-of / les coulisses de l'info

James Foley, l'humaniste courageux

mercredi 20 août 2014 - Témoignages


James Foley sur la route de l'aéroport de Syrte, en Libye, le 29 septembre 2011 (AFP / Aris Messinis)

James Foley était un journaliste courageux qui n'hésitait pas à se rendre dans les endroits les plus dangereux pour raconter les histoires de civils pris dans le chaos de la guerre. Le reporter américain de 40 ans, qui collaborait régulièrement avec l'AFP, avait été pris en otage en novembre 2012 en Syrie. Il a été exécuté par les jihadistes extrémistes de l'Etat islamique (EI) qui ont diffusé la terrible vidéo de sa mort.

Dave Clark, responsable du desk anglais de l'AFP pour l'Amérique du Nord à Washington et qui lui-même travaillé dans de nombreux conflits armés, a rassemblé les témoignages sur un journaliste courageux et imprégné de valeurs humanistes. 

(Photo: AFP / Aris Messinis)

Lire la suite...

Printemps arabes au bout du clavier

mardi 19 août 2014 - Débriefings


Pendant les funérailles d'un manifestant chiite mort après avoir inhalé des gaz lacrymogènes à Malikiyah, au sud de Bahreïn, le 13 janvier 2013 (AFP / Mohammed Al-Shaikh)

Début 2011, Fanny Carrier a pris depuis quelques semaines à peine ses fonctions d'éditrice au quartier général de l'AFP pour le Moyen-Orient lorsque soudain, toute la région s'embrase. Egypte, Libye, Yémen, Bahreïn, Syrie... Partout des foules dans les rues pour crier « Dégage !»

Ces événements historiques, Fanny les vivra au deuxième rang depuis son bureau à Nicosie. Le travail d'éditrice est un peu ingrat mais indispensable, et non moins intense quand on vit des scènes d'horreur au bout de son clavier: « Je m’abrite derrière les mots, je me carapace derrière les impératifs de clarté, de rapidité et la chasse aux fautes de frappe. Mais certains soirs, dans la pénombre de la chambre où je berce mon fils, les fantômes de ces dépêches me rattrapent. Les morts, les torturés, les disparus, les femmes qui enterrent un enfant et les enfants qui hurlent de peur… Est-ce qu’ils entendent ma berceuse ? Après tout, à vol d’oiseau, Nicosie-Damas c’est même pas Paris-Lyon.»

(Photo: AFP / Mohammed Al-Shaikh)


Lire la suite...

Que faire des photos effroyables d’Irak ?

mercredi 18 juin 2014 - Décryptages


Une image publiée sur un site web djihadiste le 14 juin 2014 montre des militants de l'EIIL exécutant des membres des forces de sécurité irakiennes dans la province de Salaheddin, en Irak (AFP / HO / Welayat Salahuddin)

Ces terribles images montrent des militants de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL) exécutant des soldats ou des membres des forces de sécurité quelque part dans la province de Salaheddin, en Irak. Elles ont été récupérées le 14 juin et les jours suivants sur des sites web ou des comptes Twitter de la mouvance djihadiste, et diffusées par l’AFP et d’autres agences internationales à leurs clients.

Faut-il montrer ces photos, qui relèvent clairement de la propagande extrémiste ? Pour l’AFP, la réponse est oui. Mais pas sans prendre les plus extrêmes précautions pour s’assurer qu’elles n’ont pas été truquées, et éliminer celles qui relèvent uniquement de la violence gratuite, sans valeur informative, explique Roland de Courson, éditeur du blog AFP Making-of.

(Photo: AFP / HO / Welayat Salahuddin)


Lire la suite...

Texte et photo font-ils toujours bon ménage ?

mercredi 7 mai 2014 - Décryptages


Un cocktail molotov explose aux pieds d'un policier à Athènes, le 25 septembre 2013 (AFP / Aris Messinis)

« A picture is worth a thousand words », dit-on volontiers outre-Manche. Oui, mais de quels mots parle-t-on ? Que dit l’image, quelle foultitude de mots a-t-elle la prétention de remplacer ? Et surtout, porte-t-elle toujours le même message que le texte qui l’accompagne ? 

(Photo: AFP / Aris Messinis)


Lire la suite...

Le prêtre au cœur immense

vendredi 11 avril 2014 - Témoignages


Le prêtre catholique Frans van der Lugt à Homs, le 2 février 2014 (AFP / Mohammed Abu Hamza)

Le journaliste Karim Abou Merhi, du bureau de l’AFP à Beyrouth, retrace la personnalité exceptionnelle du père Frans van der Lugt, qui vient d’être assassiné à Homs. En février, Karim avait interviewé sur Skype cet apôtre de la paix et il avait été marqué par sa volonté inébranlable d’aider les gens autour de lui, et plus largement le peuple syrien, et par le sentiment d’espoir qui émanait de ses propos, en dépit de la situation dramatique qu’il vivait au quotidien.

(Photo: AFP / Mohammed Abu Hamza)

Lire la suite...

Près de Damas, l'incroyable armistice

mercredi 19 février 2014 - Témoignages


Un rebelle (à gauche) passe à côté de volontaires des Forces de défense nationale syriennes à Babbila, le 17 février 2014 (AFP / Louai Beshara)

Des rebelles et des soldats syriens qui font tranquillement la conversation: ce sont les images et le témoignage incroyables d’un armistice conclue dans une banlieue dévastée au sud la capitale syrienne, rapportés par le photographe Louai Beshara et la journaliste Rim Haddad, du bureau de l’AFP à Damas.



Lire la suite...

Rencontrer Bachar al-Assad

jeudi 23 janvier 2014 - Décryptages


Le président syrien Bachar al-Assad pendant son interview avec l'AFP (AFP / Joseph Eid)

« Cela faisait deux ans que nous cherchions à interviewer Bachar al-Assad, sans succès. Le président syrien, à la tête d’un pays en pleine guerre civile, accusé de crimes par l’opposition et par les grandes puissances occidentales, n’est pas facile à approcher par les médias. Et puis tout-à-coup, le mardi 14 janvier, un proche du président m’appelle à mon bureau, à Beyrouth. Il me demande de venir à Damas le lendemain... »

Le récit de Sammy Ketz, le directeur du bureau de l'AFP à Beyrouth, qui a mené une rare interview exclusive du dirigeant syrien quelques jours avant la conférence de paix de Genève II.

(Photo: AFP / Joseph Eid)


Lire la suite...

La Syrie, piège pour journalistes

mercredi 22 janvier 2014 - En bref


Le photojournaliste turc Bunyamin Aygun, pris en otage en Syrie en décembre 2013 et libéré le 5 janvier 2014 (AFP / Milliyet)

Vingt-sept journalistes sont morts en couvrant la guerre en Syrie depuis qu'elle a démarré en mars 2011, et des dizaines d'autres ont été enlevés. Couvrir ce conflit est devenu de plus en plus dangereux pour les reporters, à cause de l'implication d'un groupe djihadiste lié à Al Qaïda, l'Etat islamique en Irak et au Levant. Résultat: la plupart des médias étrangers couvrent aujourd'hui cette guerre à distance, sans correspondants sur le terrain. Un reportage vidéo de Joe Sinclair et Sophie Mongalvy.

Sur la photo: le photojournaliste turc Bunyamin Aygun, pris en otage en Syrie en décembre 2013 et libéré le 5 janvier 2014 (AFP / Milliyet)


Lire la suite...

Le meilleur de 2013 sur AFP Making-of

dimanche 29 décembre 2013 - Témoignages


Feu d'artifice à Sydney, le 27 octobre 2013 (AFP / pool / Paul Miller)

Découvrez ou redécouvrez quelques uns des billets les plus marquants publiés sur notre blog en 2013, sélectionnés par les journalistes blogs et réseaux sociaux de l'AFP. Excellente fin d'année et meilleurs vœux pour 2014 à tous nos lecteurs !

(Photo: AFP / pool / Paul Miller


Lire la suite...

En ligne avec la guerre en Syrie

lundi 16 décembre 2013 - Décryptages


Après une attaque au mortier à Alep, le 6 novembre 2013 (AFP / Mahmud al-Halabi)

Pour un journaliste étranger, travailler librement est devenu pratiquement impossible en Syrie. Les risques de se faire tuer ou enlever sont énormes. Il faut donc chercher des alternatives aux reportages sur le terrain. Serene Assir, correspondante de l'AFP à Beyrouth, explique comment internet joue un rôle crucial pour la couverture de cette guerre que les reporters non-syriens ne peuvent presque plus voir avec leurs propres yeux.

« Je ne suis pas un professionnel », lui raconte un jour un de ces jeunes activistes syriens qui, armés d'un simple appareil photo et d'une connexion à internet, témoignent au jour le jour de la tragédie qui ensanglante leur pays depuis bientôt trois ans. « J’occupe un espace que d’autres devraient occuper, sauf qu’ils ne sont pas là... »


Lire la suite...

« Si vous aviez un chien, le laisseriez-vous ici ? »

mardi 3 décembre 2013 - Témoignages


Dans le camp de réfugiés de Harmanli, en Bulgarie (AFP / Nikolay Doychinov)

Depuis le début 2013, plus de 11.000 migrants clandestins, Syriens et Afghans pour la plupart, sont entrés en Bulgarie, l'Etat le plus pauvre de l'Union européenne. Les modestes capacités d'accueil du pays ont été rapidement dépassées et les autorités ont ouvert à la hâte des camps dans des écoles ou des casernes désaffectées. Diana Simeonova, correspondante de l'AFP à Sofia, a pu entrer dans une de ces installations à Harmanli, dans le sud-est du pays, où 1.254 demandeurs d'asile s'entassent dans des tentes sordides, des conteneurs ou des bâtiments à moitié en ruines, dans des conditions épouvantables.

« Les animaux vivent mieux que nous mais ce qui est pire, c'est que nous sommes oubliés, sans espoir», lui confie un de ces malheureux, un Syrien parti avec sa famille à la recherche de la paix et d'un avenir plus digne, et qui n'a trouvé au bout de son périple que le froid et la boue d'un dépotoir humain.

(Photo: AFP / Nikolay Doychinov)


Lire la suite...

A Istanbul, la faim des réfugiés syriens

mardi 5 novembre 2013 - Derrière l'image


Des réfugiés syriens se précipitent sur des épis de maïs distribués par une bénévole dans un parc d'Istanbul, le 3 novembre 2013 (AFP / Bülent Kilic)

Des enfants réfugiés syriens se bousculent pour s'emparer des épis de maïs offerts par une habitante du quartier dans un parc d'Istanbul, dimanche 3 novembre. Environ 150 malheureux s'entassent dans ce parc sans eau courante et sans sanitaires, vivant de la charité des Stambouliotes, raconte Bülent Kilic, l'auteur de cette image. Plus de 600.000 Syriens ayant fui la guerre dans leur pays se trouvent actuellement en Turquie, une situation de plus en plus problématique pour les autorités du pays.


Lire la suite...

« Bataille à mort » à Alep

samedi 12 octobre 2013 - Témoignages


Un jeune syrien blessé dans une attaque des forces gouvernementales attend d'être transporté à l'hôpital le 21 octobre 2012 à Alep (AFP / Fabio Bucciarelli)

L’armée loyale au président syrien Bachar Al-Assad vient de bombarder le quartier de Shaar à Alep, la grande ville du nord du pays. Le chaos est total. Tous les véhicules disponibles, comme cette camionnette, sont réquisitionnés pour transporter les blessés. Cette image prise le 21 octobre 2012 a valu au photographe indépendant Fabio Bucciarelli, collaborateur de l’AFP, le prix Nikon dans la catégorie professionnelle, un des prestigieux Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, remis ce samedi 12 octobre.


Lire la suite...

Mort d’un Courageux

lundi 30 septembre 2013 - En bref


Le photoreporter Mourhaf al-Modahi, alias Abou Chouja (photo: AFP / STR)

Il avait 26 ans et n’avait pas vocation à devenir photojournaliste. Mais il avait choisi l’image pour témoigner de la situation dans son pays, la Syrie. Mourhaf al-Modahi, alias Abou Chouja, a été tué dans un bombardement, samedi 28 septembre, dans sa ville de Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie. Le chef de la photo de l'AFP pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Patrick Baz, lui rend hommage.

(Photo: AFP)



Lire la suite...

A Damas, les multiples visages de la peur

mardi 24 septembre 2013 - Témoignages


Dans le Vieux Damas, le 21 septembre 2013 (AFP / Anwar Amro)

"Damas a changé de visage", écrit Rana Moussaoui, correspondante de l'AFP à Beyrouth qui a effectué une mission de dix jours en Syrie début septembre. "Aux checkpoints, les militaires vous demandent de baisser les feux, de cesser de parler au téléphone. Les bruits des bombes font encore sursauter les journalistes, plus les Damascènes. Mais ce sont surtout les habitudes qui ont changé, et c’est sans doute cela le plus triste. On sent que la guerre s'est glissée insidieusement dans une ville qui se sentait encore, quand je m'y suis rendue en 2011, hors d'atteinte du confit."

(Photo: AFP / Anwar Amro)


Lire la suite...

« Ce n'est pas encore mon heure »

vendredi 20 septembre 2013 - Témoignages


Le journaliste de l'AFP Sammy Ketz se jette à terre et un soldat syrien court sous le feu d'un sniper dans la vieille ville chrétienne de Maalula, en Syrie, le 18 septembre 2013 (photo: AFP / Anwar Amro)

En reportage dans la vieille ville chrétienne de Maaloula, à une cinquantaine de kilomètres de Damas, le journaliste de l'AFP Sammy Ketz est pris pour cible par un tireur rebelle alors qu'il traverse une rue. Il se jette au sol et se dissimule derrière un muret mais dès qu'il bouge, les balles recommencent à siffler à quelques centimètres de lui.

Ce n'est pas la première fois que Sammy Ketz, qui a couvert de nombreux conflits au Moyen-Orient, échappe de peu à la mort pendant son travail. Il a subi des bombardements en Iran et au Liban, vu de près des voitures piégées exploser en Irak. "Mais cette fois-ci, écrit-il, sentir que quelqu'un vous voit et cherche à vous tuer, je dois le dire, c'est assez troublant".

(Photo: AFP / Anwar Amro)


Lire la suite...

Sergueï Lavrov, vedette impromptue

dimanche 15 septembre 2013 - Témoignages


Lavrov montre une caricature de lui dessinée par un journaliste américain (photo: AFP / Philippe Desmazes)

Après trois jours d'intenses négociations, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov parviennent samedi 14 septembre à Genève à un accord sur les armes chimiques de la Syrie et leur contrôle international. Parqués depuis des heures dans un salon d'un hôtel genevois, les reporters qui suivent les négociations tuent le temps comme ils le peuvent en attendant que les deux ministres comparaissent pour annoncer officiellement le résultat de leurs pourparlers.

Et c'est alors que survient quelque chose de totalement inattendu: tout à coup, Lavrov se faufile dans la salle de presse et vient s'asseoir au milieu de la délégation de journalistes russes qui l'accompagne. Il se met à bavarder de tout et de rien, attirant aussitôt la nuée de reporters internationaux... Improvisation ou stratagème soigneusement orchestré pour voler la vedette à son homologue américain ?

(Photo: AFP / Philippe Desmazes)


Lire la suite...

Les fantômes du Krak des Chevaliers

mercredi 3 juillet 2013 - Témoignages


Dans le Krak des chevaliers tenu par les rebelles syriens, fin juin 2012 (photo: AFP / Djilali Belaid)

Il y a un an, fin juin 2012, le journaliste reporter d'images de l'AFP Djilali Belaid réussissait à se rendre dans le Krak des Chevaliers, la célèbre forteresse croisée tenue par les rebelles syriens dans le sud du pays. Il reste, à ce jour, le seul journaliste étranger à avoir pu accéder à cette zone isolée, assiégée par l'armée régulière et bombardée jour après jour. Il est aujourd'hui en mesure de raconter ce reportage extraordinairement difficile et dangereux.

(Photo: AFP / Djilali Belaid)


Lire la suite...

Un jour ordinaire à Alep

lundi 1 juillet 2013 - Derrière l'image

Des rebelles syriens touchés par un sniper attendent d'être secourus par leurs camarades le 20 juin 2013 à Alep (photo: AFP / Abo Al-Nur Sadk)
AFP / Abo Al-Nur Sadk

Un jour ordinaire à Alep


Ces deux rebelles syriens ont été touchés aux jambes par un sniper pendant un raid contre un pont stratégique à Alep. Ils survivront, mais ils devront attendre douze heures par terre avant d'être secourus par leurs camarades à la faveur de l'obscurité. Le photographe Abo Al-Nur Sadk (pseudnonyme), qui a assisté à la bataille, raconte comment il a pris cette image.


Lire la suite...

Un ange gardien dans une guerre inconnue

mercredi 5 juin 2013 - Témoignages


Une rue dévastée dans le quartier de Saladin à Alep, le 8 avril 2013 (photo: AFP / Dimitar Dilkoff)

"En terre étrangère, un journaliste ne peut être bon que si son interprète l’est aussi", écrit Anuj Chopra, qui a effectué un reportage de deux semaines en Syrie en avril 2013. "L’interprète est vos yeux et vos oreilles. Il est votre guide dans un monde inconnu, la lumière qui vous aide à comprendre les situations les plus complexes".

Dans la ville d'Alep dévastée par la guerre civile, portrait de Karim, un de ces anges gardiens improvisés mais indispensables dont la bonne humeur contagieuse masque une profonde tristesse.

(Photo: AFP / Dimitar Dilkoff)


Lire la suite...

- page 1 de 2