Making-of / les coulisses de l'info

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mardi 19 janvier 2016

L’attentat auquel tout le monde s’attendait

La mosquée bleue d'Istanbul le 14 janvier 2016, deux jours après l'attentat dans lequel sont morts dix touristes allemands (AFP / Ozan Kose)
La mosquée bleue d'Istanbul le 14 janvier 2016, deux jours après l'attentat dans lequel sont morts dix touristes allemands (AFP / Ozan Kose)

(AFP / Ozan Köse)


« Après un attentat, il est d’usage d’exprimer surprise et consternation », écrit Stuart Williams, correspondant de l'AFP à Istanbul. « Quand un fanatique se fait exploser au milieu d’un groupe de touristes allemands le 12 janvier, la consternation est sincère, mais nul ne peut feindre la surprise. En fait, c’est l’attaque que tout le monde redoutait. »


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jeudi 7 janvier 2016

La tragédie des réfugiés, vue par les journalistes de l'AFP

Une fillette pleure avec son biberon à la main en arrivant à Lesbos, fin octobre. (AFP/Aris Messinis)
Une fillette pleure avec son biberon à la main en arrivant à Lesbos, fin octobre. (AFP/Aris Messinis)

(AFP /Aris Messinis)


Notre blog Making-of et son équivalent anglais, Correspondent, publient régulièrement des articles sur les crises migratoires dans le monde. Ces textes donnent au public un aperçu de la relation souvent très spéciale qui peut se nouer entre un journaliste et les réfugiés dont il est chargé de couvrir le périple. De la Grèce à la Birmanie, du Mexique au Sahel, voici une compilation de tout ce que nous avons publié sur le sujet depuis plus d'un an.


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mercredi 30 décembre 2015

Les 15 articles les plus lus en 2015 sur Making-of

© AFP - 2015
© AFP - 2015

(AFP)


Lisez ou relisez les quinze articles les plus consultés sur notre blog en 2015, un classement naturellement dominé par les événements-phares de l'année en Europe qu'ont été les attentats à Paris et la crise migratoire.

Nous souhaitons à toutes nos lectrices et à tous nos lecteurs une bonne année 2016.



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lundi 19 octobre 2015

Beau temps pour un bombardement

Des techniciens inspectent un bombardier russe Su-34 sur la base de Hmeimim, en Syrie, le 3 octobre 2015 (AFP / Komsomolskaya Pravda / Alexander Kots)
Des techniciens inspectent un bombardier russe Su-34 sur la base de Hmeimim, en Syrie, le 3 octobre 2015 (AFP / Komsomolskaya Pravda / Alexander Kots)

(AFP / Komsomolskaya Pravda / Alexander Kots)


« Nous avons, en Russie, une vieille blague qui dit que la chose la plus imprévisible dans ce pays, c’est le passé », écrit la correspondante de l'AFP à Moscou Anna Smolchenko. « Il est souvent arrivé que l’Histoire soit réécrite en un clin d’œil pour coller aux besoins du moment. Et cela n’a jamais été aussi vrai que depuis que Moscou a commencé sa campagne de bombardements en Syrie il y a quelques semaines. »


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mardi 15 septembre 2015

Photographe dans la ville - cimetière

Après une attaque au baril d'explosifs contre le quartier de Kallaseh à Alep, le 3 juin 2014 (AFP / Baraa al-Halabi)
Après une attaque au baril d'explosifs contre le quartier de Kallaseh à Alep, le 3 juin 2014 (AFP / Baraa al-Halabi)

(AFP / Baraa Al-Halabi)


« Dans la zone rebelle d’Alep, presque tous les jardins publics ont été transformés en cimetières. Il n’y a plus de restaurants, plus de distractions, plus de bonheur. Plusieurs fois par jour, on entend les avions de l’armée d’Assad qui passent en vrombissant au-dessus de nos têtes. On n’est jamais en sécurité. A chaque instant, quand tu marches dans la rue, quand tu es chez toi, quand tu vas à la mosquée, un baril d’explosifs peut te tomber dessus. Un jour tu es assis et du discutes avec quelqu’un, et le lendemain tu apprends qu’il est mort ».

Baraa Al-Halabi, photographe indépendant à Alep et collaborateur régulier de l'AFP, a reçu un des prix Fipcom 2015 pour l'image ci-dessus, prise quelques instants après une attaque au baril d'explosifs attribuée aux forces gouvernementales contre le quartier rebelle de Kallaseh le 3 juin 2014, le jour de l'élection présidentielle en Syrie. Il raconte ici son quotidien.


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vendredi 4 septembre 2015

Longue marche vers l’incertitude (1)

Des réfugiés syriens traversent la frontière serbo-hongroise le long d'une voie de chemin de fer, le 1er septembre 2015 (AFP / Aris Messinis)
Des réfugiés syriens traversent la frontière serbo-hongroise le long d'une voie de chemin de fer, le 1er septembre 2015 (AFP / Aris Messinis)

(AFP / Aris Messinis)


« Plus de 350.000 personnes fuyant la guerre et la misère ont frappé aux portes de l’Union européenne depuis le début de 2015 après avoir souvent mis leurs vies en danger à bord d’embarcations de fortune en Méditerranée ou en mer Egée », écrit la journaliste de l'AFP Serene Assir. « Beaucoup se sont endettés auprès de leurs proches ou ont vendu tous leurs biens pour se lancer dans ce dangereux périple. Ils ont dû affronter escrocs et passeurs sans vergogne ; ils ont marché des jours entiers sous un soleil harassant, ont passé de courtes nuits dans le froid, se sont heurtés aux barbelés et parfois aux brutalités policières avant d’atteindre l’Autriche, l’Allemagne ou un autre pays d’Europe du nord où un avenir incertain les attend.»

« Après avoir couvert l’arrivée des réfugiés dans les îles grecques depuis les côtes turques, l’AFP a envoyé une équipe de trois journalistes suivre la suite de leur périple, le long de la route des Balkans. Ceci est le journal de notre voyage qui a démarré à la frontière gréco-macédonienne et qui, nous l’espérons, nous conduira jusqu’en Allemagne.»

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vendredi 28 août 2015

« Ceux qui ont eu de la chance »

Des migrants consultent leurs téléphones portables après être arrivés en bateau pneumatique sur l'île grecque de Kos depuis la Turquie voisine, le 12 août 2015 (AFP / Angelos Tzortzinis)
Des migrants consultent leurs téléphones portables après être arrivés en bateau pneumatique sur l'île grecque de Kos depuis la Turquie voisine, le 12 août 2015 (AFP / Angelos Tzortzinis)

(AFP / Angelos Tzortzinis)


« Il est quatre heures du matin sur l’île grecque de Kos. Les étoiles brillent dans le ciel de velours et la mer Egée est parfaitement calme. Quelques journalistes attendent en silence sur la plage, cette improbable ligne de front de la pire crise migratoire que l’Europe ait connue depuis la Seconde guerre mondiale ».

Pendant trois ans, la journaliste Serene Assir a couvert la guerre en Syrie depuis le bureau de l'AFP à Beyrouth, avant d'être mutée à Paris il y a quelques mois. En août, elle a passé plusieurs jours à Kos où elle a retrouvé les victimes de ce conflit, devenus des réfugiés en quête du salut et d'une vie meilleure en Europe.


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jeudi 25 juin 2015

Marchands d’otages en Syrie

Un checkpoint de l'Armée syrienne libre près de Saraqib, en septembre 2013 (AFP / Giovanni Diffidenti)
Un checkpoint de l'Armée syrienne libre près de Saraqib, en septembre 2013 (AFP / Giovanni Diffidenti)

(AFP / Giovanni Diffidenti)


Des éléments de l’Armée syrienne libre, considérée comme un groupe rebelle modéré, ont en fait vendu des otages aux jihadistes. La valeur des Occidentaux fait vaciller bien des convictions. Récit.


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lundi 15 juin 2015

Fuir la Syrie par le trou d’une aiguille

Des Syriens fuyant les combats entre le groupe Etat islamique et les forces kurdes à Tall Abyad franchissent la clôture frontalière pour se réfugier en Turquie, le 14 juin 2015 (AFP / Bülent Kiliç)
Des Syriens fuyant les combats entre le groupe Etat islamique et les forces kurdes à Tall Abyad franchissent la clôture frontalière pour se réfugier en Turquie, le 14 juin 2015 (AFP / Bülent Kiliç)

(AFP / Bülent Kiliç)


Des Syriens fuyant les combats entre le groupe Etat islamique et les forces kurdes dans la ville de Tall Abyad passent en force en Turquie après avoir percé un trou dans la clôture frontalière, le 14 juin.

« Cela fait quatre ans que je photographie les réfugiés syriens à la frontière », raconte l'auteur de cette image, le photographe de l'AFP Bülent Kiliç. « J’ai assisté à la bataille de Kobané qui avait provoqué l’exode de 200.000 personnes. Mais cette fois, c’est différent. Je n’avais encore jamais vu une chose pareille, des milliers de personnes qui fuient désespérément leur pays à travers une brèche aussi exiguë. Je n’ai pas le temps de parler avec ces gens, mais je peux voir la peur dans leurs yeux. Ils crient, ils se bousculent. Les familles font des efforts désespérés pour rester groupées, pour ne pas perdre un enfant dans la cohue... »


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jeudi 11 juin 2015

Pédaler vers une vie meilleure

Des migrants en route vers le frontière serbe passent à vélo près de Veles, en Macédoine, le 9 juin 2015 (AFP / Robert Atanasovski)
Des migrants en route vers le frontière serbe passent à vélo près de Veles, en Macédoine, le 9 juin 2015 (AFP / Robert Atanasovski)

(AFP / Robert Atanasovski)


« En Macédoine, les migrants illégaux qui se dirigent vers le nord et l'Union européenne n'ont pas le droit d'utiliser les transports en commun », raconte le photographe basé à Skopje Robert Atanasovski. « Les autorités interdisent aux compagnies de train ou d’autocar de leur vendre des billets. En revanche, elles tolèrent la marche à pied. Cela n’a aucune logique, mais cette situation découle surtout des lacunes et du caractère confus de la législation. »

« Récemment, j’ai lu dans les journaux locaux que certains de ces migrants avaient trouvé un moyen original - et toléré par la police - d’accélérer leur traversée de la Macédoine : le vélo. Cela a éveillé ma curiosité et je suis parti à leur rencontre. »


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jeudi 28 mai 2015

Visite guidée avec le Hezbollah

LEBANON-SYRIA-CONFLICT-HEZBOLLAH
LEBANON-SYRIA-CONFLICT-HEZBOLLAH

(AFP / Josep Eid)


Depuis quelques semaines, le Hezbollah a entamé une offensive de charme. Habituellement peu coopératif avec les médias, le puissant mouvement chiite libanais emmène le 20 mai plusieurs groupes de journalistes visiter ses positions dans le Qalamoun, une région montagneuse à cheval sur la frontière libano-syrienne, où il combat le groupe Etat islamique et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Le but est de soigner son image d'allié-clé du régime de Bachar al-Assad en Syrie.

Une visite guidée d'un genre bien particulier à laquelle a participé Sara Hussein, correspondante de l'AFP à Beyrouth.



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vendredi 27 mars 2015

Retour à Kobané

Dans les ruines de Kobané, le 25 mars 2015 (AFP / Yasin Akgul)
Dans les ruines de Kobané, le 25 mars 2015 (AFP / Yasin Akgul)

(AFP / Yasin Akgül )


En janvier, la ville syrienne de Kobané était reconquise par les combattants kurdes après quatre mois de combats acharnés contre l'organisation Etat islamique. Depuis, la vie reprend timidement ses droits au milieu des décombres. Le photographe Yasin Akgül, qui a suivi la féroce bataille contre les jihadistes ainsi que la libération de la ville, est retourné dans Kobané ravagée où quelque 5.000 personnes sont déjà revenues et vivent dans des conditions plus que précaires.


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vendredi 13 mars 2015

Le jour où tout ce qui était rose est devenu noir

Une Yazidie dans le camp de réfugiés de Bajid Kandala, au Kurdistan irakien, le 13 août 2014 (AFP / Ahmad Al-Rubaye)
Une Yazidie dans le camp de réfugiés de Bajid Kandala, au Kurdistan irakien, le 13 août 2014 (AFP / Ahmad Al-Rubaye)

(AFP / Ahmad Al-Rubaye)


Du jour au lendemain, elles ont dû tout quitter et fuir devant l'avancée du groupe Etat islamique pour échapper à la mort, au viol, à l'esclavage ou au mariage forcé. Début mars, une douzaine de jeunes femmes appartenant aux minorités chrétienne ou yazidi réfugiées à Erbil, au Kurdistan irakien, se retrouvent dans un atelier organisé par l'organisation caritative Chime for Change et animé par les journalistes Randa Habib et Mariane Pearl. L'objectif du stage est de leur enseigner les techniques narratives journalistiques pour les aider à raconter, et à mieux faire comprendre, leurs terribles histoires.

« Je mets de côté mes réflexes de journaliste et je me fie plus à mon tact et à mon intuition », raconte Randa Habib. « Il ne s’agit pas d’extraire de ces jeunes femmes de bonnes histoires à publier, mais de les mettre à l’aise, d’établir un lien qui les poussera à me confier des choses sensibles, intimes, tout simplement parce que cela leur fera du bien.»

« Quant à leurs histoires, elles me marqueront longtemps... »


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mardi 10 mars 2015

Hipstamatic en haute mer

Combinaison d'images prises à l'aide de l'application pour smartphone Hipstamatic (AFP / Patrick Baz)
Combinaison d'images prises à l'aide de l'application pour smartphone Hipstamatic (AFP / Patrick Baz)

(AFP / Patrick Baz)


« Les porte-avions sont un environnement plutôt familier pour moi », raconte le photographe de l'AFP Patrick Baz, qui s'est rendu fin février sur le Charles de Gaulle en mission dans le Golfe. « Pendant les différentes guerres du Golfe et pendant le conflit en Afghanistan, j’ai eu plusieurs fois l’occasion d’embarquer sur ce type de vaisseau avec les marines française et américaine».

«Mais cette fois, je peux travailler différemment. J’ai photographié cette série au moyen d’Hipstamatic, une application pour smartphone. Je pars du principe qu'il est payant d’avoir une approche novatrice du sujet, en plus des photos traditionnelles d’avions au décollage ou à l’appontage...»


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lundi 9 mars 2015

Perdue dans une coque de métal

Le porte-avions français Charles de Gaulle dans le Golfe Persique, le 26 février 2015 (AFP / Patrick Baz)
Le porte-avions français Charles de Gaulle dans le Golfe Persique, le 26 février 2015 (AFP / Patrick Baz)

(AFP / Patrick Baz)


« Passer une semaine sur le porte-avions dans le Golfe? Lorsque la perspective se précise, je me crispe presque », écrit Valérie Le Roux, journaliste de l'AFP spécialisée dans les questions de défense. « Une semaine dans une "coque de métal" sur neuf "étages", à arpenter des coursives kilométriques, monter et descendre des cascades d'échelles et entendre rugir à longueur de journée des Rafale qui décollent sur le pont? De surcroît coupée du monde ou presque avec, en tout et pour tout, un accès internet et une ligne téléphonique pour tous les journalistes présents à bord ? Fi de la claustrophobie, de l'enfer en décibels, je tente le tout pour le tout et prends un avion pour Bahreïn. Je ne vais pas le regretter...»


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vendredi 20 février 2015

Photographie : aux frontières de l’acceptable

Une photo très vraisemblablement truquée, diffusée par l'agence coréenne KCNA en 2013, rejetée par l'AFP après analyse (AFP / KCNA)
Une photo très vraisemblablement truquée, diffusée par l'agence coréenne KCNA en 2013, rejetée par l'AFP après analyse (AFP / KCNA)

(Photo : AFP / KCNA)


L'image ci-dessus n'a jamais été diffusée par l'AFP. Publiée par l'agence officielle nord-coréenne KCNA en 2013, elle est censée montrer des manœuvres militaires dans l'est du pays. L'analyse à l'aide d'un logiciel spécialisé des traînées des missiles et des fumées révèle une accumulation d'anomalies trahissant des manipulations de nature indéterminée. Il s'agit donc, selon toute probabilité, d'une image truquée.

Il s'agit d'un cas extrême. Mais la fraude en photographie n'est pas le monopole de la Corée du Nord, de la Syrie ou des groupes de propagande extrémistes en tout genre. Le 12 février dernier, la disqualification pour cause d’images trafiquées d’un nombre sans précédent de participants au concours World Press Photo 2015 a ravivé un vieux débat : où se situe la frontière, en photojournalisme, entre l’effet artistique et la fraude ?


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jeudi 12 février 2015

Bülent Kiliç : de Taksim à Kobané

Une jeune manifestante blessée lors d'affrontements à Istanbul, le 12 mars 2014 (AFP / Bulent Kilic)
Une jeune manifestante blessée lors d'affrontements à Istanbul, le 12 mars 2014 (AFP / Bulent Kilic)

(AFP / Bülent Kiliç)


Le photographe turc de l’AFP Bülent Kiliç a remporté le 12 février deux prix du prestigieux concours de photojournalisme World Press Photo 2015, dont la principale récompense est allée au Danois Mads Nissen pour une image d'un couple homosexuel en Russie. Bülent a gagné le 1er prix de la catégorie "Spot News" pour cette photo d’une jeune femme qui venait d'être blessée lors d'affrontements entre police et manifestants à Istanbul en mars 2014. Il a aussi remporté le 3ème prix dans cette catégorie pour une image d'une frappe aérienne contre une position du groupe de l'Etat islamique à Kobané, en Syrie, en octobre 2014.


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vendredi 6 février 2015

Photographe de proximité, en Syrie

Frappe aérienne sur Douma, le 5 février 2015 (AFP / Abd Doumany)
Frappe aérienne sur Douma, le 5 février 2015 (AFP / Abd Doumany)

(AFP / Abd Doumany)


« Ce matin, à 8h30, je suis réveillé en sursaut par une frappe aérienne juste à côté de chez moi», écrit Abd Doumany, un collaborateur de l'AFP basé à Douma, dans une zone de la banlieue de Damas tenue par la rébellion. «Je pense tout d’abord qu’il s’agit d’une attaque isolée mais mes espoirs sont bientôt démentis par le bruit tonitruant d’une autre frappe aérienne, puis d’une autre, puis d’une autre encore... Le déluge de bombes ne s’arrêtera finalement qu’au coucher du soleil».

« Je n’ai jamais couvert de conflit armé dans un autre pays, mais je suis sûr que de photographier la guerre chez soi est quelque chose de vraiment particulier. Je considère que témoigner de la souffrance des gens est mon devoir. Chaque détail, chaque histoire me fait du mal, parce que je suis ici chez moi et que les gens que je photographie sont mes voisins...»


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mercredi 28 janvier 2015

Dans Kobané libérée

Un combattant kurde et son fils dans le centre de Kobané libérée, le 28 janvier 2015 (AFP / Bulent Kilic)
Un combattant kurde et son fils dans le centre de Kobané libérée, le 28 janvier 2015 (AFP / Bulent Kilic)

(AFP / Bülent Kiliç)


Le 28 janvier, le photographe de l'AFP Bülent Kiliç est parmi les premiers journalistes à pouvoir se rendre dans le centre de la ville syrienne de Kobané, qui vient d'être libérée par les combattants kurdes après quatre mois de féroces combats contre les djihadistes de l'Etat islamique. Voici son témoignage.



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Garder le contact, après l’histoire

Des rebelles syriens emportent le corps de l'un d'entre eux, tué dans une fusillade dans le Krak des Chevaliers, en juillet 2012 (AFP / Djilali Belaïd)
Des rebelles syriens emportent le corps de l'un d'entre eux, tué dans une fusillade dans le Krak des Chevaliers, en juillet 2012 (AFP / Djilali Belaïd)

(AFP / Djilali Belaïd)


« Quand il s’agit d’entrer clandestinement dans un pays en guerre, avoir une confiance totale en celui qui vous fait franchir la frontière est essentiel. Au moindre doute, il faut renoncer. Ce genre de relation de confiance, dans les situations dangereuses, crée un lien personnel très fort entre le journaliste et son contact. Ainsi qu’un sens du devoir quand ce contact, plus tard, vient vous demander de l’aide.»

Plusieurs mois après une dangereuse expédition dans le Krak des Chevaliers en proie à de violents combats entre l'armée syrienne et la rébellion, le reporter vidéo Djilali Belaïd apprend que la personne qui lui a permis de réaliser cette mission mémorable a été grièvement blessée et, hospitalisée au Liban, a besoin d'aide. Que faire? Si, après chaque reportage on devait voler au secours de tous ceux qui vous ont donné un coup de main, on ne s’en sortirait pas. Mais on s'attache si facilement aux gens que l'on rencontre sur les terrains de guerre...


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