Making-of / les coulisses de l'info

Gavage pour un barrage

vendredi 4 janvier 2013 - Témoignages


Accréditation de presse pour l'inauguration du barrage de Roseires, le 1er janvier 2013 (photo: AFP / Ian Timberlake)

L'Etat soudanais du Nil Bleu, où fait rage une violente insurrection contre le gouvernement d'Omar el-Béchir, est normalement interdit aux étrangers. Quelle n'est donc pas la surprise d'Ian Timberlake, correspondant de l'AFP à Khartoum, lorsque le gouvernement lui fait parvenir une carte d'embarquement pour un vol vers cette région frontalière de l'Ethiopie.

Il est invité à assister à l'événement-phare du 1er janvier, jour anniversaire de l’indépendance du Soudan en 1956 : l’inauguration du barrage agrandi de Roseires. Un voyage organisé pour lequel les autorités n'ont pas lésiné sur les moyens, et qui tourne vite  à la goinfrerie dans une région en proie à la guerre et à la malnutrition...

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Dans le ventre du Soudan: la migration vers le Sud

vendredi 2 novembre 2012 - Débriefings


Dans le quartier Mandela à Khartoum, des Sud-Soudanais attendent le départ d'un autobus qui doit les ramener dans leur pays d'origine, le 6 janvier 2011, avant le référendum d'indépendance du Sud-Soudan (photo: AFP / Khaled Desouki)

Guillaume Lavallée a été correspondant de l'Agence France-Presse au Soudan de 2009 à 2011, pendant les deux années ayant précédé l'indépendance du Soudan du Sud. Son livre "Dans le ventre du Soudan" (Editions Mémoire d'encrier) retrace les dernières années du Soudan uni, plus grand pays d'Afrique, période de gestation qui a vu naître non pas un mais deux pays: le Soudan du Sud et le Soudan amputé du Sud. Dans cet extrait du chapitre "Saison de la migration vers le Sud", il revient sur le retour au Sud-Soudan des Sudistes de Khartoum à l'approche du référendum.

(Photo: AFP / Khaled Desouki)

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Un rare (et furtif) aperçu du Darfour

mercredi 31 octobre 2012 - En bref


Photo: AFP / Ian Timberlake

Pour Ian Timberlake, correspondant de l'AFP à Khartoum, le Darfour n'était jusqu'à présent qu'une abstraction. Le conflit qui ravage depuis neuf ans cette région désertique est l'un des principaux sujets que doit traiter un journaliste étranger basé au Soudan. Mais se rendre sur le terrain est pratiquement impossible, en raison des restrictions imposées par les autorités. A la mi-octobre, après de nombreux refus, Ian Timberlake obtient miraculeusement un laisser-passer pour un séjour-éclair, en compagnie d'une délégation de l'Union européenne. "Comme ces montagnes, dont les formes se diluent dans le lointain, mon voyage ne m’offre qu’un aperçu furtif de la complexité du Darfour", écrit-il. "Mais il m’aide tout de même à donner vie, dans mon esprit, à tous ces noms sur la carte."

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