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mardi 4 août 2015

Pakistan : ascenseur pour l'échafaud

Des volontaires transportent vers la morgue le corps de Shafqat Hussain, exécuté le 4 août 2015 à Karachi (AFP / Asif Hassan)
Des volontaires transportent vers la morgue le corps de Shafqat Hussain, exécuté le 4 août 2015 à Karachi (AFP / Asif Hassan)

(AFP / Asif Hassan)


« Shafqat Hussain a été pendu ce matin. Avant la prière de l'aube. Après une décennie à croupir dans les couloirs de la mort », écrit Guillaume Lavallée, correspondant de l'AFP à Islamabad. « Son nom ne vous dit sans doute rien. Ou pas grand chose. Un Pakistanais de plus ou de moins, pendu ou pas, qu'à cela ne tienne... Et pourtant sa mort porte en elle une tragédie que le monde a prétendu vivre en communion avec le Pakistan: le carnage de Peshawar. »


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vendredi 26 juin 2015

Dans la canicule de Karachi, l’odeur âcre de la mort

Des passants viennent en aide à une victime de coup de chaleur sur un marché de Karachi, le 23 juin 2015 (AFP / Rizwan Tabassum)
Des passants viennent en aide à une victime de coup de chaleur sur un marché de Karachi, le 23 juin 2015 (AFP / Rizwan Tabassum)

(AFP / Rizwan Tabassum)


A Karachi, la plus grande ville du Pakistan avec ses vingt millions d'habitants, une vague de chaleur exceptionnelle a fait plus de mille morts en une semaine. « La canicule frappe de plein fouet les travailleurs pauvres, qui n'ont souvent d'autre choix que d'aller quotidiennement sur des chantiers pour gagner de quoi manger quelles que soient les conditions, de même que les malades, les vieillards, et toutes les personnes les plus vulnérables dans cette mégalopole chaotique et souvent cruelle », raconte le journaliste de l'AFP Ashraf Khan. « Les morgues sont débordées, les fossoyeurs n’arrivent plus à répondre à la demande. A l’extérieur d’un dépôt mortuaire géré par la Fondation Edhi, la principale association caritative du Pakistan, je vois des proches de victimes qui se tiennent là en groupes. Certains sont incapables de trouver une place à l’intérieur pour leur défunt.»



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vendredi 21 février 2014

Enfants des camps au Pakistan

Dans un camp de réfugiés afghans de la banlieue d'Islamabad, le 10 février 2014 (AFP / Nicolas Asfouri)
Dans un camp de réfugiés afghans de la banlieue d'Islamabad, le 10 février 2014 (AFP / Nicolas Asfouri)

(AFP / Nicolas Asfouri)


« En route vers Kaboul, je me suis arrêté deux jours à Islamabad, début février », écrit Nicolas Asfouri, photojournaliste de l'AFP basé à Bangkok. « Le Pakistan accueille 1,6 million de réfugiés Afghans. C’est la plus grande population de déplacés du monde. Certains sont ici depuis l’ère soviétique. Je me suis dit qu’une série sur les enfants afghans du Pakistan, dont beaucoup sont nés ici et n’ont jamais connu leur pays d’origine, serait une bonne entrée en matière avant une mission d’un mois en Afghanistan. »


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jeudi 19 décembre 2013

Islamabad - New York : aller simple entre deux planètes

Dans un marché de Peshawar, le 20 juillet 2013 (AFP / A. Majeed)
Dans un marché de Peshawar, le 20 juillet 2013 (AFP / A. Majeed) Times Square, 22 août 2013 (AFP / Getty / Mario Tama)

(Photos: AFP / A. Majeed et AFP / Getty / Mario Tama)


«J’ai travaillé dix ans au Moyen-Orient, en Afghanistan et au Pakistan. Dix ans au bout desquels j’ai fini par être fatiguée de la violence permanente, de l’absence de progrès, des haines religieuses intextinguibles, des attentats-suicides, de la corruption », écrit Jennie Mattew. « Je m’étais mise à rêver de New York, de cinémas, de passerelles de mode, de sagas judiciaires…»

Adjointe au directeur du bureau de l'AFP à Islamabad, la journaliste demande et obtient sa mutation dans la Grosse Pomme. Mais gare au choc culturel...


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lundi 23 septembre 2013

La curieuse impression d'avoir interviewé un mort

Le gangster Zafar Baloch pendant son interview par l'AFP en décembre 2012 (photo: AFP / Asif Hassan)
Le gangster Zafar Baloch pendant son interview par l'AFP en décembre 2012 (photo: AFP / Asif Hassan)

(AFP / Guillaume Lavallée)


Le 18 septembre, le gangster Zafar Baloch est assassiné en pleine rue à Karachi. Neuf mois plus tôt, le correspondant de l'AFP au Pakistan Guillaume Lavallée l'avait rencontré dans son quartier de Lyiari, où se joue depuis des années une "guerre des gangs" sans merci.

"Pour un reporter", écrit Guillaume Lavallée, "il y a les morts des champs de bataille, des accidents de la route, des règlements de compte. Des corps inertes, parfois défigurés, toujours silencieux. Des gens que l'on ne connaissait pas, que l'on aurait aimé connaître ou que l'on a connus. Parmi eux, il y a ceux dont nous avons perdu la trace et parfois même jusqu'à la mémoire. Mais ceux aussi qui nous ont marqués, dont le souvenir reste encore vif, présent. Zafar Baloch est de ceux-là".


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jeudi 4 juillet 2013

« Tout aurait été si calme si… »

Les troupes soviétiques arrivent à l'aéroport de Kaboul, le 31 décembre 1979 (photo: AFP)
Les troupes soviétiques arrivent à l'aéroport de Kaboul, le 31 décembre 1979 (photo: AFP)

(AFP)


"On était en 1979, à la veille de Noël, j'étais pigiste pour l'AFP à Islamabad depuis moins d’un an, et le chef français du bureau était en vacances au Sri Lanka. Tout aurait été si calme si l’Union soviétique n’avait décidé d’envahir l’Afghanistan ce jour-là..."

Sami Zubeiri est entré à l'AFP en 1978. Il a pris sa retraite début juillet après avoir travaillé durant 35 ans au bureau de l'AFP à Islamabad. Récit d'une carrière exceptionnelle qui s'étend de l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS à la mort d'Oussama ben-Laden en passant par l'ascension et la chute des talibans et la sanglante saga de la dynastie Bhutto au Pakistan.

(Photo: l'arrivée des troupes soviétiques à l'aéroport de Kaboul en décembre 1979)


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vendredi 5 octobre 2012

Avec les dépeceurs d’épaves du Pakistan

Geddani, 10 juillet 2012 (photo: AFP / Roberto Schmidt)
Geddani, 10 juillet 2012 (photo: AFP / Roberto Schmidt)

(AFP / Roberto Schmidt)


Si les chantiers de démantèlement de vieux cargos d’Inde et du Bangladesh sont mondialement connus, celui de Geddani l'est beaucoup moins. Dans des conditions de vie et de travail épouvantables, 10.000 ouvriers répartis sur 127 postes de dépeçage réussissent l'exploit de démonter entièrement un cargo de 40.000 tonnes en trois mois. Roberto Schmidt, responsable photo pour l'AFP en Asie du Sud, s'est rendu en juillet 2012 dans cet impressionnant cimetière de navires sur le rivage de la mer d'Arabie. Après deux jours et demi de cache-cache avec les propriétaires du chantier pas franchement heureux de voir un photographe trainer dans les parages, il sera finalement contraint de déguerpir. Voici son récit.


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