Making-of / les coulisses de l'info

jeudi 21 mai 2015

« Ils ont tout perdu et ils nous offrent le thé ! »

NEPAL-QUAKE
NEPAL-QUAKE

(AFP / Nicolas Asfouri)


« J’ai travaillé à Katmandou pour l’AFP de 2009 à 2011 », écrit Claire Cozens, actuellement directrice adjointe de l'AFP pour l'Asie du sud. « Quand j’étais arrivée, une agence internationale de développement venait de publier une étude sur l’impact attendu d’un séisme de magnitude huit dans la vallée de Katmandou. Cette agence prédisait que l’unique piste d’atterrissage de l’aéroport deviendrait inutilisable, que des pénuries d’eau et d’aliments surviendraient et qu’au bout de quelques jours, les rues seraient en proie à l’anarchie et aux pillages. »

« Et là, quand je reviens à Katmandou avec mes collègues deux jours après le cataclysme du 25 avril, c'est tout le contraire : nous assistons à d’extraordinaires démonstrations de ténacité, de patience et de générosité. »


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mardi 28 avril 2015

Pudeur et dignité dans Katmandou en ruines

Une maison endommagée à Katmandou, le 27 avril 2015 (AFP / Prakash Singh)
Une maison endommagée à Katmandou, le 27 avril 2015 (AFP / Prakash Singh)

(Photo: AFP / Prakash Singh)


« C’est la deuxième fois que je couvre une catastrophe naturelle majeure », raconte la reporter vidéo de l'AFP Agnès Bun, qui couvre les suites du séisme au Népal. « La première, c’était à Tacloban, aux Philippines, après le passage du typhon Haiyan en 2013. Les Philippins avaient une façon complètement différente de réagir à la tragédie: ils s’efforçaient d’abord de sourire, mais bien souvent leur visage se décomposait et ils finissaient par fondre en larmes devant moi. Alors que ce qui m’impressionne chez les Népalais, c’est leur pudeur. Ils ne se forcent pas à sourire, mais quand le drame les atteint ils se prennent le visage entre les mains, regardent par terre, essayent à tout prix de cacher leur chagrin…»

« Filmer le désespoir de ces gens n’en est que plus compliqué. Quelqu’un qui crie, qui pleure, c’est quelqu’un qui appelle à l’aide, et j’ai moins d'hésitation à braquer ma caméra sur lui que sur une personne qui cherche absolument à se montrer digne, à dissimuler ses sentiments... »


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« Je vais être enterré vivant ! »

Une avalanche déferle sur le camp de base de l'Everest après le séisme au Népal, le 25 avril 2015 (AFP / Roberto Schmidt)
Une avalanche déferle sur le camp de base de l'Everest après le séisme au Népal, le 25 avril 2015 (AFP / Roberto Schmidt)

(Photo: AFP / Roberto Schmidt)


« Nous avons alors entendu ce bruit si terrible. C'était comme un train mais qui venait de si profond. Et puis finalement le calme, un calme absolu, je savais que j'étais vivant ».

Roberto Schmidt, responsable photo pour l'AFP en Asie du Sud et auteur de cette image, et Ammu Kannampilly, directrice du bureau de Katmandou, venaient d'atteindre le camp de base de l'Everest samedi 25 avril pour un reportage quand une avalanche, déclenchée par le séisme au Népal s'est abattue sur la montagne. Réfugiés dans la ville de Lukla, porte d'accès des alpinistes s'attaquant à l'Everest, ils font le récit de ces heures dramatiques.


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