Making-of / les coulisses de l'info

jeudi 25 juin 2015

Compagnons d'infortune

Le carnet de Francis Collomp (photo: Grégoire Belhoste)
Le carnet de Francis Collomp (photo: Grégoire Belhoste)

(AFP / Robin Braquet)


Pour ne pas sombrer, les otages s’en remettent parfois à des objets dérisoires. Cahier d'écolier, radio ou cordelette leur permettent d’alléger l'enfer de la captivité. Après la libération, ces reliques demeurent les derniers souvenirs de ces jours sombres.


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Familles au bord de la crise de nerfs

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius (à g.) rencontre des proches de Serge Lazarevic et Philippe Verdon, enlevés au Mali en 2011, à la cellule de crise du Quai d'Orsay le 4 janvier 2013 (AFP / Frédéric de la Mure - pool)
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius (à g.) rencontre des proches de Serge Lazarevic et Philippe Verdon, enlevés au Mali en 2011, à la cellule de crise du Quai d'Orsay le 4 janvier 2013 (AFP / Frédéric de la Mure - pool)

(Photo: AFP / Frédéric de la Mure - pool)


Pendant toute la durée de la captivité des otages, l’Etat doit s’efforcer de rassurer leurs proches sans livrer d’informations opérationnelles. D’où des incompréhensions et des relations parfois tendues. Témoignages.


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mercredi 10 juin 2015

« Embedded » au Mali

Un blindé français pendant une tempête de sable à Goundam, dans la région de Tombouctou au Mali, le 3 juin 2015 (AFP / Philippe Desmazes)
Un blindé français pendant une tempête de sable à Goundam, dans la région de Tombouctou au Mali, le 3 juin 2015 (AFP / Philippe Desmazes)

(AFP / Philippe Desmazes)


« Etre "embedded", il faut le savoir et le reconnaître, est tout sauf idéal pour un reporter », écrit Michel Moutot, envoyé spécial avec les forces françaises au Mali. « Dès la première heure et pendant tout son séjour, il va être encadré de près par un officier de communication ("off-com"), transporté dans des avions, hélicoptères, 4x4, blindés sans avoir son mot à dire sur leurs horaires et leurs destinations, forcé d'attendre des heures qu'un convoi arrêté reprenne sa route, hébergé dans des bases militaires à l'orée des villes sans pouvoir y pénétrer, obligé de porter un gilet pare-balles et d'adresser la parole aux populations encadré d'hommes en armes. Pour un journaliste habitué à faire exactement l'inverse, un purgatoire ».

« Mais l'équation est simple : sans les militaires, nous ne serions pas là. Le nord du Mali est une région où les risques sont devenus trop importants. Aucun reportage ne mérite d'être tué ou de passer trois ans perdu dans les dunes, enchaîné au pare-chocs d'une Toyota. ors il faut accepter les règles, connaître les contraintes, et faire malgré elles notre travail le mieux possible. Ou estimer qu'elles sont trop contraignantes et renoncer à l'exercice.»



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mercredi 6 novembre 2013

« Opération Hydre » dans le désert malien

Un militaire français participant à l'opération 'Hydre' dans le nord du Mali patrouille près du village de Bamba le 30 octobre 2013 (AFP / Philippe Desmazes)
Un militaire français participant à l'opération 'Hydre' dans le nord du Mali patrouille près du village de Bamba le 30 octobre 2013 (AFP / Philippe Desmazes)

(AFP / Philippe Desmazes)


Un soldat de l'infanterie de marine française patrouille près du village de Bamba, dans le nord désertique du Mali, le 30 octobre. Il prend part à l'«Opération Hydre» lancée fin octobre pour contrer la résurgence de groupes islamistes armés dans la région, et dans laquelle sont engagés 1.500 militaires français et africains. Le photojournaliste de l'AFP Philippe Desmazes a passé plusieurs jours en leur compagnie.

Un reportage qui s'est tristement terminé: sur le chemin du retour vers Bamako puis vers Paris, le photographe accompagne les cercueils des journalistes de Radio France Internationale Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés le 2 novembre à Kidal...


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mercredi 20 mars 2013

Dans le four des Ifoghas, la traque d’un ennemi invisible

Pendant une opération de ratissage de l'armée française dans l'Adrar des Ifoghas, au Mali, le 16 mars 2013 (photo: AFP / Kenzo Tribouillard)
Pendant une opération de ratissage de l'armée française dans l'Adrar des Ifoghas, au Mali, le 16 mars 2013 (photo: AFP / Kenzo Tribouillard)

(AFP / Kenzo Tribouillard)


Postés au sommet une colline, des soldats français observent la vallée en contrebas pendant une opération de ratissage dans l'Adrar des Ifoghas, à l'extrême nord-est du Mali. Une chaleur de four, un enfer de poussière qui s’engouffre partout et de roche noire et acérée qui déchire les treillis; un ennemi invisible mais qui n’est jamais loin et que l’on sait animé par une rage guerrière inextinguible: c'est dans ce désert hostile, aux confins de l’Algérie, que les soldats français traquent les derniers combattants islamistes. Le photographe de l'AFP Kenzo Tribouillard les a accompagnés pendant plusieurs jours.


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mardi 22 janvier 2013

Mali: la tête de mort qui fait le buzz

Un légionnaire français monte la garde près d'un blindé à Niono, dans le nord du Mali, le 20 janvier 2013 (photo: AFP / Issouf Sanogo)
Un légionnaire français monte la garde près d'un blindé à Niono, dans le nord du Mali, le 20 janvier 2013 (photo: AFP / Issouf Sanogo)

Cette photo a fait le tour d’internet. Un légionnaire français monte la garde près de véhicules blindés à Niono, dans le nord du Mali. Sous ses lunettes de combat, il porte un foulard figurant une tête de mort qui lui donne des faux airs de Ghost, un personnage du très populaire jeu vidéo de guerre «Call of Duty».

Photo «hallucinante», «surprenante», «glaçante»… les commentaires et interprétations plus ou moins fantaisistes vont bon train sur la toile, et l’armée française a vivement réagi. Mais la véritable histoire derrière cette image est beaucoup plus banale que ce qu’on pourrait croire.

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