Making-of / les coulisses de l'info

jeudi 25 juin 2015

Familles au bord de la crise de nerfs

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius (à g.) rencontre des proches de Serge Lazarevic et Philippe Verdon, enlevés au Mali en 2011, à la cellule de crise du Quai d'Orsay le 4 janvier 2013 (AFP / Frédéric de la Mure - pool)
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius (à g.) rencontre des proches de Serge Lazarevic et Philippe Verdon, enlevés au Mali en 2011, à la cellule de crise du Quai d'Orsay le 4 janvier 2013 (AFP / Frédéric de la Mure - pool)

(Photo: AFP / Frédéric de la Mure - pool)


Pendant toute la durée de la captivité des otages, l’Etat doit s’efforcer de rassurer leurs proches sans livrer d’informations opérationnelles. D’où des incompréhensions et des relations parfois tendues. Témoignages.


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vendredi 12 juin 2015

Vol 847 vers l'enfer de Beyrouth

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FILES-LEBANON-TWA-HIJACK-HEZBOLLAH

(AFP / Joël Robine)

« Je crois d'abord à une plaisanterie. Encore un détournement d'avion, et un avion américain ? Impensable... »

« Et pourtant, il y a exactement trente ans, ce vendredi 14 juin 1985, le vol 847 de la compagnie américaine TWA qui avait quitté Athènes pour Rome avec huit membres d'équipage et 145 passagers à bord, dont 85 américains, approche de l'aéroport de Beyrouth. Un des plus longs détournements de l'histoire de l'aviation vient de commencer. »

Un récit signé Patrick Rahir, qui couvrit ce spectaculaire événement alors qu'il était correspondant de l'AFP à Beyrouth.


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jeudi 28 mai 2015

Visite guidée avec le Hezbollah

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LEBANON-SYRIA-CONFLICT-HEZBOLLAH

(AFP / Josep Eid)


Depuis quelques semaines, le Hezbollah a entamé une offensive de charme. Habituellement peu coopératif avec les médias, le puissant mouvement chiite libanais emmène le 20 mai plusieurs groupes de journalistes visiter ses positions dans le Qalamoun, une région montagneuse à cheval sur la frontière libano-syrienne, où il combat le groupe Etat islamique et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Le but est de soigner son image d'allié-clé du régime de Bachar al-Assad en Syrie.

Une visite guidée d'un genre bien particulier à laquelle a participé Sara Hussein, correspondante de l'AFP à Beyrouth.



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vendredi 20 février 2015

Photographie : aux frontières de l’acceptable

Une photo très vraisemblablement truquée, diffusée par l'agence coréenne KCNA en 2013, rejetée par l'AFP après analyse (AFP / KCNA)
Une photo très vraisemblablement truquée, diffusée par l'agence coréenne KCNA en 2013, rejetée par l'AFP après analyse (AFP / KCNA)

(Photo : AFP / KCNA)


L'image ci-dessus n'a jamais été diffusée par l'AFP. Publiée par l'agence officielle nord-coréenne KCNA en 2013, elle est censée montrer des manœuvres militaires dans l'est du pays. L'analyse à l'aide d'un logiciel spécialisé des traînées des missiles et des fumées révèle une accumulation d'anomalies trahissant des manipulations de nature indéterminée. Il s'agit donc, selon toute probabilité, d'une image truquée.

Il s'agit d'un cas extrême. Mais la fraude en photographie n'est pas le monopole de la Corée du Nord, de la Syrie ou des groupes de propagande extrémistes en tout genre. Le 12 février dernier, la disqualification pour cause d’images trafiquées d’un nombre sans précédent de participants au concours World Press Photo 2015 a ravivé un vieux débat : où se situe la frontière, en photojournalisme, entre l’effet artistique et la fraude ?


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mercredi 28 janvier 2015

Garder le contact, après l’histoire

Des rebelles syriens emportent le corps de l'un d'entre eux, tué dans une fusillade dans le Krak des Chevaliers, en juillet 2012 (AFP / Djilali Belaïd)
Des rebelles syriens emportent le corps de l'un d'entre eux, tué dans une fusillade dans le Krak des Chevaliers, en juillet 2012 (AFP / Djilali Belaïd)

(AFP / Djilali Belaïd)


« Quand il s’agit d’entrer clandestinement dans un pays en guerre, avoir une confiance totale en celui qui vous fait franchir la frontière est essentiel. Au moindre doute, il faut renoncer. Ce genre de relation de confiance, dans les situations dangereuses, crée un lien personnel très fort entre le journaliste et son contact. Ainsi qu’un sens du devoir quand ce contact, plus tard, vient vous demander de l’aide.»

Plusieurs mois après une dangereuse expédition dans le Krak des Chevaliers en proie à de violents combats entre l'armée syrienne et la rébellion, le reporter vidéo Djilali Belaïd apprend que la personne qui lui a permis de réaliser cette mission mémorable a été grièvement blessée et, hospitalisée au Liban, a besoin d'aide. Que faire? Si, après chaque reportage on devait voler au secours de tous ceux qui vous ont donné un coup de main, on ne s’en sortirait pas. Mais on s'attache si facilement aux gens que l'on rencontre sur les terrains de guerre...


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lundi 26 janvier 2015

Je suis un kaléidoscope d’émotions

Manifestation de soutien aux victimes des attentats en France, le 10 janvier 2015 sur la place Samir Kassir de Beyrouth (AFP / Anwar Amro)
Manifestation de soutien aux victimes des attentats en France, le 10 janvier 2015 sur la place Samir Kassir de Beyrouth (AFP / Anwar Amro)

(AFP / Anwar Amro)


« Comme beaucoup de mes compatriotes ici au Liban, pays fruit d’un formidable mélange de culture arabe et de civilisation française et occidentale, je suis remuée par des sentiments de tristesse et d’empathie par ce qui s’est produit à Paris », écrit la journaliste Rita Daou, adjointe au directeur du bureau de l'AFP à Beyrouth. « A l’image du Liban et de toute cette région mouvementée, divisée, déchirée par des conflits interminables, j’enregistre autour de moi des sentiments opposés et des réactions contradictoires. Je les partage aussi. Après avoir passé quatre ans à couvrir la guerre en Syrie, je réalise tristement qu’on ne verra jamais quatre millions personnes défiler dans les rues pour protester contre le carnage qui se poursuit. »


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jeudi 22 janvier 2015

Mort d’un vrai de vrai

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(AFP / Georges Gobet)


« Ecrire un portrait de Jacques Lhuillery est comme parcourir une route parsemée d’embranchements. Partir du personnage que je connaissais et découvrir à chaque nouvel ami interrogé, au fil des anecdotes tordantes ou douloureuses, un autre Jacques, un autre pays lointain, une autre de ses vies dont j’ignorais tout ».

Le directeur du bureau de l’AFP au Japon, mort d’un cancer à l’âge de 61 ans, avait appris le néerlandais en Arabie saoudite. Il était chaque année la vedette du mardi gras dans une petite ville du Limbourg et jouait aux boules avec un chef d’Etat africain en sirotant du pastis. Il avait été dévasté par l’assassinat en Côte d’Ivoire de son ami et confrère Jean Hélène, avant d’être grièvement blessé dans l’incendie de sa maison au Nigeria. Et il n’avait jamais perdu la gouaille, le culot et le talent de comédien qui, où qu’il se trouve, lui ouvraient toutes les portes.


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vendredi 5 décembre 2014

De Beyrouth à Alep, snipers et cafés bondés

Une boîte de nuit dans la zone sous contrôle gouvernemental d'Alep, le 15 novembre 2014 (AFP / Joseph Eid)
Une boîte de nuit dans la zone sous contrôle gouvernemental d'Alep, le 15 novembre 2014 (AFP / Joseph Eid)

(AFP / Joseph Eid)


« Que notre métier est étrange et magnifique », écrit Sammy Ketz, le directeur du bureau de l'AFP à Beyrouth, qui s'est rendu fin novembre dans la ville syrienne d'Alep. « Avant d’arriver à destination vous lisez ce qui vous tombe sous la main pour vous faire une opinion et puis quand vous débarquez sur place la réalité est tout autre. En me rendant à Alep, je pensais découvrir Berlin au sortir de la seconde guerre mondiale, des ruines fumantes, des gens hagards marchant dans un silence spectral et je me retrouve dans le Beyrouth de la guerre civile où cohabitent la vie et la mort, les cafés bondés et les tireurs embusqués. »


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lundi 3 novembre 2014

De l’AFP Beyrouth à première dame afghane

La première dame d'Afghanistan, Rula Ghani, le 30 octobre 2014 au palais présidentiel de Kaboul (AFP / Shah Marai)
La première dame d'Afghanistan, Rula Ghani, le 30 octobre 2014 au palais présidentiel de Kaboul (AFP / Shah Marai)

(AFP / Shah Marai)


C’est une des personnalités clés du nouvel Afghanistan. D’origine chrétienne maronite libanaise, ancienne journaliste et première dame du pays depuis septembre, Rula Ghani a déjà brisé quelques tabous. Le correspondant de l'AFP à Kaboul Emmanuel Parisse a rencontré Mme Ghani qui lui a parlé de sa culture francophone acquise dans son pays natal, de ses études à Paris à la fin des années 1960 et... de l'AFP, où elle a brièvement travaillé dans sa jeunesse à Beyrouth.


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mercredi 2 avril 2014

Face à la douleur des autres

Les proches des passagers du vol MH370 laissent éclater leur douleur, le 24 mars 2014 dans un hôtel de Pékin, en apprenant que l'avion s'est abîmé dans l'océan Indien (AFP / Goh Chai Hin)
Les proches des passagers du vol MH370 laissent éclater leur douleur, le 24 mars 2014 dans un hôtel de Pékin, en apprenant que l'avion s'est abîmé dans l'océan Indien (AFP / Goh Chai Hin)

(AFP / Goh Chai Hin)


Des proches des victimes du vol MH370 laissent éclater leur douleur sous le regard des médias, le 24 mars dans un hôtel de Pékin, en apprenant que l'avion s'est abîmé en mer.

Photographes, reporters vidéo, comment font-ils leur métier lorsqu’ils reçoivent en pleine figure la douleur des autres ? Comment réagissent-ils face aux cris insoutenables d’un gamin entouré de cadavres après un séisme, un accident, un bombardement ? Restent-ils de marbre devant la rage d’un père qui serre dans ses bras sa fillette morte ? Ou face au désespoir de ces hommes, de ces femmes qui ont perdu un frère, une mère, un fils dans l’avion de Malaysia Airlines, et qui hurlent leur douleur dans un hall d’aéroport ? Se retiennent-ils parfois de prendre la photo ? Et que pensent-ils des accusations, régulièrement proférées, qui font d’eux des « vautours » qui vivent de la misère du monde ?

Michel Sailhan leur a posé ces questions.

(Photo: AFP / Goh Chai Hin)


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jeudi 19 septembre 2013

Cartes postales d’Absurdistan

© Patrick Baz
© Patrick Baz

© Patrick Baz


"Durant les longues années de la guerre au Liban", écrit Patrick Baz, le directeur de la photo AFP pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, "ma mère passait son temps libre à chiner dans les marchés et chez les antiquaires parisiens. Elle récoltait, pour sa collection, de vieilles cartes postales de son pays. Ces images lui rappelaient sa jeunesse, une époque révolue dont j’ai peu de souvenirs. Un Liban sans armes, sans violence, plein de joie de vivre et d’insouciance. Un Liban que je n’ai presque pas connu."

"J’ai voulu, à travers mes images, vous parler des cartes postales qui ont marqué le Liban de ma jeunesse."

Un travail présenté à Beyrouth du 19 au 22 septembre dans le cadre de l'exposition "Generation War".


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