Making-of / les coulisses de l'info

De l’AFP Beyrouth à première dame afghane

lundi 3 novembre 2014 - Témoignages


La première dame d'Afghanistan, Rula Ghani, le 30 octobre 2014 au palais présidentiel de Kaboul (AFP / Shah Marai)

C’est une des personnalités clés du nouvel Afghanistan. D’origine chrétienne maronite libanaise, ancienne journaliste et première dame du pays depuis septembre, Rula Ghani a déjà brisé quelques tabous. Le correspondant de l'AFP à Kaboul Emmanuel Parisse a rencontré Mme Ghani qui lui a parlé de sa culture francophone acquise dans son pays natal, de ses études à Paris à la fin des années 1960 et... de l'AFP, où elle a brièvement travaillé dans sa jeunesse à Beyrouth.

(Photo: AFP / Shah Marai)


Lire la suite...

Face à la douleur des autres

mercredi 2 avril 2014 - Décryptages


Les proches des passagers du vol MH370 laissent éclater leur douleur, le 24 mars 2014 dans un hôtel de Pékin, en apprenant que l'avion s'est abîmé dans l'océan Indien (AFP / Goh Chai Hin)

Des proches des victimes du vol MH370 laissent éclater leur douleur sous le regard des médias, le 24 mars dans un hôtel de Pékin, en apprenant que l'avion s'est abîmé en mer.

Photographes, reporters vidéo, comment font-ils leur métier lorsqu’ils reçoivent en pleine figure la douleur des autres ? Comment réagissent-ils face aux cris insoutenables d’un gamin entouré de cadavres après un séisme, un accident, un bombardement ? Restent-ils de marbre devant la rage d’un père qui serre dans ses bras sa fillette morte ? Ou face au désespoir de ces hommes, de ces femmes qui ont perdu un frère, une mère, un fils dans l’avion de Malaysia Airlines, et qui hurlent leur douleur dans un hall d’aéroport ? Se retiennent-ils parfois de prendre la photo ? Et que pensent-ils des accusations, régulièrement proférées, qui font d’eux des « vautours » qui vivent de la misère du monde ?

Michel Sailhan leur a posé ces questions.

(Photo: AFP / Goh Chai Hin)


Lire la suite...

A Damas, les multiples visages de la peur

mardi 24 septembre 2013 - Témoignages


Dans le Vieux Damas, le 21 septembre 2013 (AFP / Anwar Amro)

"Damas a changé de visage", écrit Rana Moussaoui, correspondante de l'AFP à Beyrouth qui a effectué une mission de dix jours en Syrie début septembre. "Aux checkpoints, les militaires vous demandent de baisser les feux, de cesser de parler au téléphone. Les bruits des bombes font encore sursauter les journalistes, plus les Damascènes. Mais ce sont surtout les habitudes qui ont changé, et c’est sans doute cela le plus triste. On sent que la guerre s'est glissée insidieusement dans une ville qui se sentait encore, quand je m'y suis rendue en 2011, hors d'atteinte du confit."

(Photo: AFP / Anwar Amro)


Lire la suite...

Cartes postales d’Absurdistan

jeudi 19 septembre 2013 - Témoignages


© Patrick Baz

"Durant les longues années de la guerre au Liban", écrit Patrick Baz, le directeur de la photo AFP pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, "ma mère passait son temps libre à chiner dans les marchés et chez les antiquaires parisiens. Elle récoltait, pour sa collection, de vieilles cartes postales de son pays. Ces images lui rappelaient sa jeunesse, une époque révolue dont j’ai peu de souvenirs. Un Liban sans armes, sans violence, plein de joie de vivre et d’insouciance. Un Liban que je n’ai presque pas connu."

"J’ai voulu, à travers mes images, vous parler des cartes postales qui ont marqué le Liban de ma jeunesse."

Un travail présenté à Beyrouth du 19 au 22 septembre dans le cadre de l'exposition "Generation War".


Lire la suite...

A Beyrouth, le spectre des années noires

samedi 20 octobre 2012 - Derrière l'image

A Beyrouth, le spectre des années noires


Après l'attentat dans le quartier chrétien d'Ashrafieh à Beyrouth, le 19 octobre 2012 (photo: AFP / Patrick Baz)

Patrick Baz, le responsable de la photo de l'AFP au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, entamait un weekend qui s'annonçait paisible à Beyrouth, sa ville natale, lorsqu'une voiture piégée a explosé dans le quartier chrétien d'Ashrafieh, faisant 8 morts et 86 blessés. Passant par hasard près des lieux du carnage en compagnie de sa fille de 16 ans, ce photographe aguerri, qui a commencé sa carrière en couvrant la guerre civile au Liban dans les années 1980, s'est brusquement retrouvé trente ans en arrière. "Plus tard, j’ai expliqué à ma fille que telle était l’atsmosphère dans laquelle j’avais grandi : des snipers, des bombardements, des attentats", écrit-il. "Je ne voulais pas que tu grandisses de la même manière, lui ai-je dit. Mais la destinée semble en avoir décidé autrement".

Lire la suite...