Making-of / les coulisses de l'info

Trois mois de manœuvres, dix minutes d'interview

samedi 15 juin 2013 - Témoignages


Le Premier ministre japonais Shinzo Abe (à droite) interviewé par les journalistes de l'AFP Jacques Lhuillery (au centre, à gauche), Antoine Bouthier (à gauche, avec la caméra) et Hiroshi Hiyama (à droite). Photo: AFP / Toshifumi Kitamura

«Allô, bonjour, c’est le directeur de l’AFP, pourrais-je parler au président s’il vous plaît?» En Afrique, cela marchait. Pas toujours, mais souvent. Ancien correspondant à Lagos et Abidjan, entre autres, Jacques Lhuillery découvre qu'il en va tout autrement au Japon, où il travaille depuis un an. Trois mois d'obstination, de patience, de manœuvres et de dîners interminables pour décrocher enfin le Graal: une interview avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe de... dix minutes montre en main!

(Photo: AFP / Toshifumi Kitamura)


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Seiji Ozawa: petite histoire d'une grande interview

lundi 22 avril 2013 - Témoignages


Le chef d'orchestre japonais Seiji Ozawa pendant une interview avec l'AFP à la résidence de France à Tokyo, le 8 avril 2013 (photo: AFP / Yoshikazu Tsuno)

Une rencontre ensorcelante avec le grand chef d'orchestre japonais Seiji Ozawa, de retour après des années d'absence pour cause de cancer, dans les salons de la résidence de France à Tokyo. Par le directeur de l'AFP au Japon Jacques Lhuillery. Avec une vidéo d'Antoine Bouthier.

(Photo: AFP / Yoshikazu Tsuno)




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Une émotion japonaise

jeudi 14 mars 2013 - Témoignages


L'Empereur Akihito et l'Impératrice Michiko rendent hommage aux victimes du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 lors d'une cérémonie deux ans plus tard à Tokyo (photo: AFP / Junji Kurokawa - pool)

"Dans n'importe quel pays une cérémonie officielle de deuil a sa pompe, son ordonnancement protocolaire, son étiquette, son côté parfois déconnecté", écrit Jacques Lhuillery, directeur du bureau de l'AFP à Tokyo. "Mais je me dois de dire que je n'avais jamais participé à une cérémonie aussi millimétrique et puissante que celle à l'occasion du deuxième anniversaire du monstrueux tsunami qui avait ravagé le nord-est du Japon en mars 2011. Un deuil donc, et des plus brutaux et massifs avec ses 19.000 morts, de ceux qui ramènent l'Humain à sa minuscule condition. Une nation blessée était là."

(Photo: AFP / Junji Kurokawa - pool)


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L'infime différence entre les vivants et les morts

vendredi 8 mars 2013 - Derrière l'image

La ville de Miyako frappée par le tsunami le 11 mars 2011 (haut), le même endroit le 16 janvier 2012 (milieu) et le 18 février 2013 (photos: AFP / Jiji Press - Toru Yamanaka - Toshifumi Kitamura)
AFP / Jiji Press / Toru Yamanaka / Toshifumi Kitamura

L'infime différence entre les survivants et les morts


Photographe à l'AFP au Japon, Toshifumi Kitamura est "abonné" depuis deux ans aux missions dans le nord-est du pays, cette zone ravagée le 11 mars 2011, à partir de 14H46, par trois cavaliers de l'Apocalypse: séisme, tsunami, accident nucléaire.

Tous les ans, bardé d’appareils, il est allé à la rencontre de l'indicible. Des silences épouvantables de certains endroits morts pour longtemps, des bruits renaissants ailleurs. C'est surtout près de la mer, ennemie mortelle en puissance, que la vie n'a pas encore osé revenir. Dans ces endroits, explique Kitamura, "il n'y a qu'une toute petite différence entre les survivants et les morts".

Et cette année encore il a une nouvelle refait le parcours de l'enfer, il est retourné aux mêmes endroits. Sur cette série de photos, l'image du haut a été prise au moment du cataclysme ou peu de temps plus tard, celle du milieu un an après, et celle du bas il y a quelques jours.

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Les corbeaux de Fukushima

vendredi 8 mars 2013 - Témoignages


114 microsieverts/heure au compteur aux abords du réacteur numéro 4 de la centrale de Fukushima Daiichi, le 6 mars 2013 (photo: AFP / Issei Kato / pool)

Les journalistes de l'AFP ont écrit depuis deux ans des centaines de dépêches sur la catastrophe nucléaire de Fukushima, mais les occasions de se rendre sur les lieux sont rarissimes. Toute la zone située dans un rayon de 20 km autour de la centrale dévastée par le séisme et le gigantesque tsunami le 11 mars 2011, exposée à des niveaux de radiations extrêmement dangereux, a été évacuée et reste strictement interdite d'accès.

La correspondante de l'AFP à Tokyo Karyn Poupée a pu visiter le complexe atomique de Fukushima Daiichi pendant quelques heures, fin décembre 2012, à l'occasion d'un voyage de presse strictement encadré pour accompagner une visite du Premier ministre japonais Shinzo Abé. Dans les villages fantômes, "personne, mais de pauvres corbeaux qui se croient encore heureux dans la nature continuent de survoler la centrale. Comme avant. Tôt ou tard les rayonnements qu'ils ne voient pas, ne sentent pas, auront raison d'eux".

(Photo: AFP / Issei Kato - pool)

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Etre gros au Japon ? Illégal !

vendredi 18 janvier 2013 - Témoignages


Un lutteur de sumo lors d'une exhibition au sanctuaire Yasukuni de Tokyo, le 6 avril 2012 (photo: AFP / Richard A. Brooks)

Le Japon se dépeuple, d'accord. Le Japon vieillit, certes. Mais le Japon grossit: ah bon!? Et pourtant, au pays des sumos et de l'obésité déifiée, les autorités mènent depuis 2008 une intense campagne contre le "métabo", le nom officiel de l'obésité. Théoriquement, il est illégal d'être gros au Japon: le tour de taille maximal autorisé est de 85 cm pour les hommes, de 90 cm pour les femmes. La chasse à la bouée et aux poignées d'amour est ouverte et les cliniques spécialisées prospèrent. Récit d'une pêche au gros par Jacques Lhuillery, directeur du bureau de l'AFP à Tokyo (et lui même pas franchement filiforme)...

(Photo: AFP / Richard A. Brooks)


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A Tokyo, un séisme à la mode bavaroise

jeudi 13 décembre 2012 - Témoignages


Le Lion Beer Hall de Ginza, à Tokyo (photo: AFP / Jacques Lhuillery)

Au pays des tremblements de terre, il n'est pas rare qu'un puissant séisme vous surprenne dans les situations les plus improbables. En la matière, Jacques Lhuillery, le directeur du bureau de l'AFP à Tokyo, a fait fort: il se trouvait dans une célèbre taverne allemande du quartier de Ginza, où des serveuses nippones en robes bavaroises et tabliers servent sauerkraut et chopes de bière au son de la fanfare, quand une secousse de magnitude 5 a brusquement figé la scène... Récit d'un incident ordinaire au Japon.


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La Japonaise qui flotte dans les airs

lundi 19 novembre 2012 - Témoignages


Today's Levitation” © Natsumi Hayashi, courtesy MEM, Tokyo

Aucun effet spécial, aucune retouche dans cette image. Dans la vraie vie, Natsumi Hayashi semble presque flotter, tellement elle paraît légère, frêle, diaphane. Sur les photos qu'elle fait d'elle-même depuis un an "en lévitation", grâce une technique très pointue, elle arrête son temps, en l'air, au milieu de gens ordinaires. Ils vaquent, elle vole. Depuis un an, cette Japonaise de 30 ans a entrepris un étonnant projet: une sorte de journal intime au quotidien, "Lévitation d'aujourd'hui". Cette étrange fille du ciel a fait planer Jacques Lhuillery, le directeur du bureau de l'AFP à Tokyo...

(Photo: ”Today's Levitation” © Natsumi Hayashi, courtesy MEM, Tokyo)

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Sons, bruits et silences: l’étrange musique de Tokyo

vendredi 14 septembre 2012 - Témoignages


Une cigale à Tokyo (photo: AFP / Jacques Lhuillery)

Chaque grande capitale a son charme plus ou moins discret, ses odeurs tantôt culinaires tantôt carboniques, sa beauté monumentale ou bien cachée, bref une signature quasi sensorielle qui ne serait pas toutefois complète sans la "musique" que chacune d'entre elles inlassablement compose jour et nuit.

Tokyo a sa propre musique, pas aussi clairement identifiable et que seuls ceux qui y ont vécu reconnaitront. Il y a d'abord les cigales (photo), omniprésentes en été. Et surtout, "cette ville vous parle sans cesse", écrit Jacques Lhuillery, directeur du bureau de l'AFP dans la capitale japonaise. "Comme des ruisseaux résurgents, des voix sortent de partout, tout le temps."

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Vingt heures de mer avec des ultras japonais

jeudi 6 septembre 2012 - Témoignages


Des nationalistes japonais s'approchent des îles Senkaku (Diaoyu en chinois), le 19 août 2012 (Photo: AFP / Antoine Bouthier)

Le 19 août, une poignée de militants nationalistes japonais surexcités débarquent aux Senkaku, des îlots inhabités de mer de Chine orientale. Leur objectif: affirmer la souveraineté japonaise sur ces "cailloux" également revendiqués par Pékin. Quelques jours plus tôt, des nationalistes venus de Chine les ont précédés et ont planté un drapeau rouge à étoiles jaunes sur cet archipel, appelé Diaoyu en chinois. Antoine Bouthier, correspondant vidéo de l'AFP à Tokyo, a suivi le petit groupe d'ultras nippons, à bord de leur rafiot, jusqu'à ces îles désertes au centre des tensions géopolitiques entre les deux géants de l'Extrême-Orient. "Que pensez-vous de la Chine ?" lui demande aimablement un de ces "enragés" au commencement des vingt heures de traversée...

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Moi et mes ordures: le cauchemar du "gaïjin"

vendredi 3 août 2012 - Témoignages


Photo: AFP / Yoshikazu Tsuno

Accroupi dans sa cuisine, devant des sacs en plastique, Jacques Lhuillery, nouveau directeur de l'AFP à Tokyo, reste perplexe, muet. Dans lequel doit-il déposer ce trognon de pomme, et ce verre cassé, et ces journaux, et cette bouteille en plastique, et cette canette en métal vide, et ce mégot ? Et quel jour? à quelle heure? Et où ?

Le "tri sélectif" des ordures ménagères en Europe ? Une rigolade! Au Japon, c'est un art exigeant et impitoyable, une "cérémonie" qui revient comme un mauvais rêve et peut carrément tourner au cauchemar pour l'étranger fraîchement débarqué...

(Photo: AFP / Yoshikazu Tsuno)


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J'ai goûté le melon à 5.000 euros

mercredi 25 juillet 2012 - Derrière l'image

Photo: AFP / Toshifumi Kitamura
AFP / Toshifumi Kitamura

J'ai goûté le melon à 5.000 euros


Au Japon, le fruit est souvent associé au luxe. A Yubari, dans l'île septentrionale de Hokkaido, sont cultivés des melons dont la paire atteint facilement 10.000 euros aux enchères (un lot de deux melons a même été adjugé pour 26.000 euros en 2008). Sans doute les fruits les plus chers du monde. Antoine Bouthier, reporter vidéo à l'AFP Tokyo, s'est dévoué pour faire le voyage et la dégustation...

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De Lagos à Tokyo : les tribulations de « Nippon l’Africain »

lundi 16 juillet 2012 - Témoignages


Dans les rues de Lagos, en 2009 (Photo: AFP / Pius Utomi Ekpei)Dans le quartier de Ginza à Tokyo (Photo: AFP / Yoshikazu Tsuno)












Une carrière à l'AFP permet parfois de passer d'une planète à une autre. Après avoir dirigé de 2006 à 2010 le bureau de Lagos, la chaotique et dangereuse métropole du Nigeria, Jacques Lhuillery vient de prendre la tête du bureau de Tokyo, dans une des villes les mieux organisées, les plus sûres et les plus propres du monde. "Deux mégalopoles tentaculaires, le voyage est saisissant, la comparaison abyssale", écrit-il.

(Photos: AFP / Pius Utomi Ekpei - Yoshikazu Tsuno)

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Au paradis de la politesse, les femmes enceintes voyagent debout

lundi 25 juin 2012 - Témoignages


Un "siège prioritaire

Ponctualité irréprochable, courbettes à n’en plus finir, acte de contrition publique à la moindre bourde: les Japonais, c’est bien connu, sont sans doute le peuple le plus poli du monde. A la surface. Car dans les galeries souterraines du paradis de la courtoisie, à bord des rames de métro immaculées, fiables et sûres, jamais, ou presque, les hommes ne cèdent leur place aux femmes enceintes… Comme des milliers de Japonaises, Karyn Poupée, correspondante de l'AFP à Tokyo, auteur du livre "Les Japonais" (Tallandier) et enceinte jusqu'aux yeux, en fait quotidiennement l'expérience. Et nous explique les raisons culturelles derrière cette étonnante indifférence.

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Tsunami: retour sur les lieux

vendredi 8 juin 2012 - Témoignages


Photos: AFP /Toru Yamanaka, Yasuyoshi Chiba

Un an après avoir couvert le séisme et le tsunami dans le nord du Japon, Toru Yamanaka, photographe basé à Tokyo, est retourné sur place. Pendant une semaine, il a parcouru les zones dévastées le 11 mars 2011 avec une idée fixe en tête : revenir sur les lieux exacts que lui et ses collègues avaient photographié quelques heures ou quelques jours après le cataclysme, et prendre une nouvelle photo pour mesurer les changements survenus en un an. Souvent, les lieux avaient été complètement transformés. Seuls de maigres indices, comme des panneaux indicateurs ou la ligne d’horizon sur le cliché original, ainsi que les indications des passants, lui ont permis de s’orienter et de mener à bien sa mission. Voici son récit, illustré par une infographie interactive.

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Moisson de prix photo pour l'AFP aux Etats-Unis

mercredi 30 mai 2012 - En bref


AFP / Massoud Hossaini

Six photographes de l'AFP ont été primés mardi 29 mai par la National Press Photographers Association, la principale organisation de photojournalistes en Amérique du Nord, organisatrice du concours "The Best of Photo Journalism 2012". Massoud Hossaini, du bureau de l'AFP à Kaboul, a reçu le premier prix dans la catégorie "Actualité internationale" pour cette photo d'une fillette hurlant après un attentat-suicide dans la capitale afghane, une image qui a déjà valu à son auteur le premier prix Pulitzer de l'histoire de l'AFP. Les autres prix récompensent des images d'une manifestation mouvementée aux Philippines, du tsunami au Japon, de la famine en Somalie, d'une compétition de natation synchronisée et de l'arrivée d'une course cycliste au Danemark. Portfolio des lauréats.

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Japon: radioactivité, l'ennemi intérieur

vendredi 27 avril 2012 - DossiersUn monde de psychoses


Près de la centrale de Fukushima (photo: AFP / Yoshikazu Tsuno)

Hantise de la violence au Mexique, de la radioactivité au Japon, de l'effondrement de l'Etat en Grèce, des aliments empoisonnés en Chine, du déclin aux Etats-Unis, du chômage de masse en Espagne: en six billets, les correspondants de l'AFP dressent une cartographie mondiale des psychoses.

Quatrième volet : le Japon. Avant le 11 mars 2011, la politique des ménagères nippones en matière de courses était simple. Obéissant à des croyances bien établies, elles se contentaient d’acheter des produits du terroir japonais et d’éviter les aliments importés, avec une méfiance particulière pour ceux provenant de Chine, pour être totalement sûres de ne pas empoisonner la maisonnée. Mais l’accident nucléaire de Fukushima a remis en cause toutes les idées reçues dans ce pays jalousement attaché à la qualité de son riz, de son poisson ou de ses légumes, et obsédé par la sécurité alimentaire. Kyoko Hasegawa et Karyn Poupée, correspondantes de l'AFP à Tokyo, racontent (photo: AFP / Yoshikazu Tsuno).


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Au cœur du cataclysme

mardi 17 avril 2012 - Témoignages

Coucher de soleil sur Ishinomaki le 13 avril 2011

« J’avais l’impression d’avoir été jetée dans un torrent ». En cet après-midi du 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 suivi d’un énorme tsunami viennent de frapper le Japon. Miwa Suzuki, comme ses quatorze confrères du bureau de l’AFP à Tokyo, fait face à un emballement de l’actualité sans précédent dans sa carrière. Mais pour elle, le désastre a une dimension encore plus terrible: sa ville natale, Ishinomaki, où vivent sa mère et sa sœur, a été submergée par la vague géante. Sans nouvelles de ses proches, sans possibilité immédiate de se rendre sur place, Miwa Suzuki choisit de continuer à faire son travail de journaliste, trouvant dans l’écriture de dépêches le moyen de maîtriser son angoisse. Ce n’est qu’au bout de plusieurs jours qu’elle apprend que sa mère est indemne, mais que sa sœur est portée disparue. Le corps de cette dernière sera retrouvé sous les décombres fin avril.

Pour l’AFP, Miwa Suzuki réalise des reportages poignants sur les recherches de plus en plus désespérées entreprises par sa mère à travers les refuges, les hôpitaux, puis les morgues de la région, jusqu’à la terrible nouvelle annoncée au téléphone par un policier. En février 2012, près d’un an après la catastrophe, elle revient sur place, cette fois pour raconter les histoires de fantômes des noyés qui continuent de hanter les ruines d’Ishinomaki.

Miwa Suzuki raconte ici comment elle a vécu cette double épreuve professionnelle et personnelle : couvrir pendant un an ce qui fut à la fois une des plus terribles tragédies de l’histoire récente, tout en affrontant les pires moments de sa vie.

(Photo: AFP / Yasuyoshi Chiba)

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