Mot-clé - Irak
De journaliste sportif à correspondant de guerre
mardi 4 juin 2013 - Derrière l'image

Des colonnes de fumée noire s'élèvent dans le ciel de Bagdad après une série d'attentats à la voiture piégée, le 27 mai, pendant que sur la pelouse du stade al-Shaab, l'équipe de football d'Irak affronte celle du Liberia. Les attaques ce jour-là feront 55 morts mais ne forceront pas l'arrêt du match amical, au terme duquel la sélection irakienne s'incline par 1 à 0. Tout de suite après le coup de sifflet final, Mohamad Ali Harissi, journaliste de l'AFP à Bagdad, quitte son habit de journaliste sportif pour endosser, une fois encore, celui de correspondant de guerre.
Entre les groupes de supporters qui maudissent la défaite de l'Irak et les groupes de survivants des attentats qui, au milieu des voitures calcinées, maudissent la violence endémique, un point commun: la fatigue, écrit-il. "La fatigue de voir les Irakiens perdre ici et mourir là. La fatigue de perdre, tous les jours. Et de se faire tuer, tous les jours aussi".
(Photo: AFP / Ahmad al-Rubaye)
«Ils sont là ! Ils sont là !»
lundi 8 avril 2013 - Témoignages

Il y a dix ans, le 9 avril 2003, les chars américains entraient dans Bagdad. Sur la rive droite du Tigre, une poignée de combattants irakiens résiste encore mais très vite, c'est la débandade. Les Marines font une entrée triomphale dans la capitale en proie aux pillages, le régime de Saddam Hussein s'effondre et les statues du dictateur déchu sont renversées et démolies par la foule. Ezzedine Saïd, qui était un des envoyés spéciaux de l'AFP en Irak pendant l'invasion américaine, raconte cette incroyable journée.
(Photo: AFP / Patrick Baz)
Visions d'Irak, 10 ans après
mardi 19 mars 2013 - Témoignages

Des Irakiens qui plantent des fleurs pour oublier la violence, une petite fille habillée de rose qui se promène avec sa maman pendant une accalmie dans une ville à feu et à sang, un évêque désabusé après un attentat sanglant et, le même jour, un match de foot débridé: trois responsables anciens et actuel de l'AFP à Bagdad racontent leurs souvenirs les plus marquants de leur séjour en Irak, au dixième anniversaire de l'invasion américaine.
(Photo: AFP / Ahmad al-Rubaye)
Bagdad: smartphones et applis à la rescousse
jeudi 21 février 2013 - En bref

Un photographe de presse peut-il se servir de son smartphone, et surtout des différentes applications qui rendent des "effets spéciaux" souvent très séduisants? En utilisant son Iphone et surtout l'appli Hipstamatic, pour saisir le quotidien de Bagdad, le photographe de l'AFP Patrick Baz alimente brillamment le débat, et explique sa démarche.
Les rires de Bagdad
vendredi 15 février 2013 - Témoignages

"Ma première visite à Bagdad remonte à 1998", raconte Patrick Baz, directeur photo de l'AFP pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. "C’était l’époque de Saddam, de l’embargo. J’ai aussi connu l’invasion américaine, en 2003, et les terribles années de violences qui ont suivi. Les Irakiens sont un peuple endurci. Au cours de mes visites, j’ai rarement vu un Irakien rire. Voilà pourquoi, lorsque je suis retourné sur place il y a quelques jours, j’ai été si surpris: en 2013, Bagdad a changé. Malgré la violence larvée qui continue à sévir, Bagdad rit, Bagdad sourit, Bagdad se promène, Bagdad dîne au restaurant, Bagdad fait la fête..."
En Irak, la macabre tâche du comptage des morts
jeudi 25 octobre 2012 - Décryptages

"Une de nos tâches les plus déprimantes, ici au bureau de Bagdad, c’est de faire le décompte au quotidien des victimes de la violence", écrit Prashant Rao, directeur du bureau de l'AFP dans la capitale irakienne. Alors qu'il se passe rarement un jour sans qu'aucun attentat ou attaque n'endeuille le pays, le décompte du nombre de morts et de blessés est un travail incroyablement chronophage et difficile, en raison de l'opacité de l'administration et du manque de sources fiables. L'AFP Bagdad a décidé de rendre public, sur internet, le bilan des victimes qu'il tient à jour. (Photo: AFP / Marwan Ibrahim)
"Bienvenue Madame ! Vous avez une arme ?"
lundi 30 juillet 2012 - Débriefings
"Portez-vous une arme ?" Une question à laquelle on s'habitue vite en Irak, où les forces de sécurité sont partout mais la sécurité nulle part, raconte Amélie Herenstein, correspondante de l'AFP à Bagdad de l'été 2011 à l'été 2012.
(Photo: AFP / Ahmad Al-Rubaye)
Irak: un journaliste blessé dans un attentat
mercredi 13 juin 2012 - En bref
KIRKOUK (Irak) - Un journaliste de l'AFP, Marwan Ibrahim, a été blessé mercredi 13 juin alors qu'il couvrait une série d'attentats à la voiture piégée dans la ville pétrolière de Kirkouk, dans le nord de l'Irak. Agé de 34 ans, Marwan Ibrahim souffre de nombreuses contusions et brûlures, d'échymoses à la tête, de saignements et de surdité de l'oreille droite. Il a été hospitalisé à Kirkouk et devrait être transféré à Amman, en Jordanie, pour y être soigné.
Journaliste et photographe de l'AFP dans cette ville pétrolière depuis 2003, il se rendait mercredi sur le site d'un attentat à la voiture piégée. "Il y a eu une explosion dans le nord-ouest de Kirkouk et je m'y suis rendu immédiatement. Après avoir fini, j'ai décidé d'aller sur le lieu d'un autre attentat qui s'était produit deux minutes plus tard dans le nord-est de la ville", a-t-il témoigné. "J'étais dans la voiture de mon beau-père, un général de police, afin de passer plus facilement les barrages de sécurité. Sur notre chemin, il y a eu une troisième voiture piégée. Le choc et le bruit ont été terribles. Toutes les vitres de notre véhicule ont volé en éclats et notre véhicule a pris feu".
Son beau-père et le chauffeur ont également été blessés.
