Le pape Benoît XVI annonce sa démission lors d'un consistoire ordinaire au Vartican, le 11 février 2013 (photo: AFP / Osservatore Romano)
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ROME - La décision de Benoît XVI de démissionner a été donnée en première mondiale par une journaliste de l'agence italienne Ansa, qui a su saisir les paroles cruciales et totalement inattendues du pape alors que celui-ci s'exprimait en latin.

"Notre vaticaniste Giovanna Chirri était en train d'écouter le discours du pape devant le Consistoire", a expliqué le directeur de l'information de l'agence italienne de presse, Luigi Contu. "A un moment, il s'est arrêté de parler du Consistoire. Notre journaliste a compris qu'il disait qu'il était fatigué, que la pression était trop forte et qu'il allait arrêter".

Giovanna Chirri a aussitôt appelé le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, pour confirmer ces propos mais n'a pas réussi à le joindre immédiatement. C'est au moment où elle discutait avec sa rédaction-en-chef de l'opportunité de se fier à sa propre connaissance de la langue de Virgile que le père Lombardi l'a rappelée et a confirmé la nouvelle historique. Celle-ci est tombée sur les fils d'Ansa à 11h46, reprise aussitôt par les agences du monde entier.

"C'est une revanche de la culture dans la préparation des futurs journalistes", a commenté en souriant Luigi Contu.

Félicitée par ses collègues sur les réseaux sociaux, la journaliste a eu le triomphe modeste: "Le latin de Benoît XVI est très facile à comprendre", a-t-elle tweeté.

Michèle LERIDON (AFP Rome)


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