Par Julie CHARPENTRAT et Isabelle TOURNE
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AFP
PARIS – Qu’est-ce qui nous a amenées à nous pencher sur les nouvelles méthodes des mouvements anti-avortement en France? D’abord, un constat étonnant: en 2009, pour les besoins d’un papier, l’une d’entre nous tape trois lettres, «IVG», sur internet. Elle recherche des informations officielles très simples, comme le taux de remboursement ou les dates limites pour avorter. Mais là, surprise: il n’existe aucun site officiel, et que le site du Planning familial, qu’elle imaginait pourtant être LA référence en la matière, ne contient que peu d’informations.
Quasi-systématiquement, les premiers résultats de recherche renvoient à des sites comme www.ivg.net... qui apparaissent aussi très souvent dans les liens sponsorisés (publicités).
A la lecture de ces sites, il apparait rapidement que tout ce qui se dit dessus sur l’avortement (études scientifiques américaines, témoignages) est négatif. Des photos de femmes soucieuses accompagnent des articles sur le "syndrome post-abortif", la "dépression", les "risques liés à l'IVG" (interruption volontaire de grossesse), les "risques de la pilule" etc.
Ressemblance avec des sites officiels
Les sites sont en général très bien faits et il est difficile de savoir clairement qui se trouve derrière. Certains ressemblent vraiment à des sites officiels (numéro vert, emploi de termes comme "centre national de documentation"). Une vérification dans les mentions légales vient confirmer qu'il ne s'agit que d'associations, qui semblent pour le moins confidentielles. En tout cas rien d'officiel.
Si nulle part on ne déconseille explicitement d'avorter, difficile en revanche d'y trouver des informations factuelles, en particulier sur les lieux accessibles aux femmes pour avorter. Et certaines infos semblent limite, notamment celles qui parlent des méthodes naturelles de contraception comme de moyens fiables.
Ces drôles de sites, derrière lesquels semblent bien se dissimuler des groupes anti-avortement, mériteraient une enquête… ne serait-ce que pour expliquer au grand public que contrairement aux apparences, ils ne sont ni officiels ni neutres.
En 2011, la chaîne de télévision Canal Plus diffuse un reportage sur les nouvelles méthodes de communication des anti-avortement en France et surtout aux Etats-Unis, qui consistent notamment à mettre en avant des enfants.
Nous pensons alors en particulier à une association, l'Alliance pour les Droits de la vie, qui prend position sur les lois de bioéthique, surtout sur l'euthanasie, avec laquelle nous avons déjà été en contact. Leur discours est très loin de celui des groupes violents des années 1980 qui s'enchaînaient aux grilles des centres IVG. Il ne contient à première vue rien de religieux, rien de violent… même si le credo sur le "respect de la vie" fait furieusement penser aux pro-life américains.
Enfin, mi-2012, dans le cadre d'un papier sur l'accès à l'avortement, qui reste en France compliqué et que le président François Hollande, pendant sa campagne, a promis de faciliter, l’une d’entre nous interviewe une gynécologue, Marie-Laure Brival, de l'Association des centres d'interruption de grossesse (Ancic).
Elle parle des nouvelles méthodes de communication des anti-avortement, qui selon elle, avancent masqués, notamment sur internet. Pour elle, les nouveaux anti-IVG sont très dangereux car ils ont changé leur discours. Ils sont beaucoup plus "inoffensifs" en apparence, mais au fond, de son point de vue, beaucoup plus redoutables. Et toujours selon elle, ces nouvelles méthodes contribuent aujourd'hui à rendre plus difficile l'accès à l'IVG.

AFP / Jacques Demarthon
A partir de l'automne, l'Alliance pour les droits de la vie, devenue en 2011 Alliance Vita, se retrouve sous les feux de la rampe avec le débat sur le mariage homo, auquel elle est opposée.
Cette fois, nous décidons de nous plonger enfin à fond dans ce sujet, avec en ligne de mire la manifestation anti-mariage homo du 13 janvier, co-organisée par Alliance Vita, qui elle aussi, dispose d'un site internet d'informations et d'un numéro d'écoute, qui ont les mêmes caractéristiques que www.ivg.net.
Pour réaliser cette enquête, nous avons mené une quinzaine d'interviews (Alliance Vita, Planning familial, la directrice du site ivg.net, chercheurs, lobbyistes européens...) et demandé le concours de notre collègue Fabienne Faur au bureau de Washington, pour savoir si aux Etats-Unis aussi, on pouvait aussi observer un changement de discours de la part ces mouvements, particulièrement puissants outre-Atlantique.
Moins caricaturaux
Nous nous sommes rendus devant l'hôpital Tenon à Paris, où se rassemblent chaque mois des membres de l'association historique anti-IVG, catholique intégriste, SOS Tout Petits. Aujourd'hui, ces manifestations provocatrices (prière de rue avec pancartes montrant notamment des fœtus morts) sont marginales en France. Nous voulions les utiliser comme contrepoint aux "nouveaux" anti-IVG, moins caricaturaux.
Pour analyser les nouvelles méthodes des anti-IVG, nous avons décortiqué pendant de longues heures différents sites internet disponibles ou des blogs de responsables de ces associations.
Nous avons aussi découvert l'existence d'un site créé en réaction aux portails internet des anti-IVG qui ne se présentent pas comme tels. Via le blog "IVG, je vais bien merci", nous avons pu recueillir le témoignage d'une jeune femme, qui, hésitant à avorter, a contacté par téléphone l'un des sites pour obtenir des informations. Elle avait eu le sentiment d'avoir été "manipulée" par son interlocutrice, dans le but de la dissuader d'avorter.
Pour mener l'enquête, nous avons rencontré plusieurs difficultés. D'abord, nous avions beaucoup de matière à exploiter pour un format assez court (1.000 mots). Outre le nombre important d'entretiens menés, nous devions à la fois décrire les sites et le discours de ces mouvements, et laisser de la place à l'analyse tout en parlant de la France, de l'Europe et des Etats-Unis.
Autre difficulté majeure: il s'est avéré très difficile de trouver des interlocuteurs non-militants sur le sujet. Il y a grosso modo d'une part les défenseurs du droit à l'IVG, de l'autre ceux qui le combattent, plus ou moins ouvertement.
C'est pourquoi nous avons choisi de laisser la parole à une chercheuse de l'Inserm ou à un historien, auteur d'une "Histoire de l'avortement". Mais selon plusieurs de nos interlocuteurs, aucun chercheur ne s'est vraiment penché sur la communication des groupes anti-avortement d'aujourd'hui.
Nous avons fait également très attention aux termes employés car ces associations, en particulier Alliance Vita, refusent d'être qualifiées d'anti-avortement, ce qui fait précisément partie de leur stratégie de communication.
Notre enquête a été diffusée sur les fils de l’AFP le 11 janvier 2013. Nous avons, pour le blog Making-of, réalisé une version plus longue et plus complète. La voici.
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Les anti-IVG: des commandos au web

AFP / Jean-Philippe Ksiazek
PARIS - Les mouvements anti-avortement en France ont changé de méthodes. Les commandos violents des années 1980 ont disparu. Aujourd’hui, les opposants à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) n'ont plus l'espoir de changer la loi. Ils ont un discours lissé. Ils font un usage habile d'internet, et pratiquent un lobbying actif.
Samedi 15 décembre, devant l'hôpital Tenon à Paris (XXème). Comme tous les mois, une poignée d'irréductibles est venue prier à l'appel de l'association "SOS Tout-Petits", fondée en 1986 par le Dr Xavier Dor.
Sur les pancartes: des images de fœtus et des slogans comme "innocent et condamné" ou "on a aboli la peine de mort et on n'a jamais autant tué".
"Nous croyons à la puissance de la prière sur les forces de mort", assure Bertille Vincent, 53 ans, qui raconte "avoir subi, jeune, un avortement forcé". "C'est un acte qui entraîne des désordres psychiques pendant des années", assure-t-elle.
L'association revendique "plus d'une centaine" d'actions dans les années 80 comme des intrusions en salles d'opération, avant la création du "délit d'entrave" à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en 1993.
"SOS Tout-Petits" ou "La Trêve de Dieu", associations de catholiques fondamentalistes, ont dû alors abandonner "les méthodes de pression directe", souligne la politologue Fiametta Venner, spécialiste du sujet.
Si l'influence de ces groupuscules semble aujourd'hui limitée, ils ont été rejoints par d'autres associations, à la communication plus mesurée et qui n'affirment pas frontalement leur opposition à l'avortement.
"Les «contre» ont changé de discours car la société ne les entend plus", constate Jean-Yves Le Naour, co-auteur de "L'Histoire de l'avortement" (Seuil).

AFP / Gaizka Iroz
Mais pour la gynécologue Marie-Laure Brival, de l'Ancic (centres d'interruption de grossesse), ce discours est un leurre.
"On avait cette image caricaturale des anti-IVG catholiques, brandissant une croix, s'enchaînant", explique le médecin. "La stratégie a complètement changé, elle est insidieuse donc encore plus redoutable", s'alarme-t-elle, particulièrement inquiète de leur présence sur internet.
Si on tape "IVG" sur Google, le site www.ivg.net apparaît dans les tous premiers résultats, en concurrence avec Wikipédia ou le site d'information sur la santé Doctissimo. Il se dit "centre de documentation médicale sur l'avortement" et "centre national d'écoute anonyme et gratuit" et propose un numéro vert.
Stratégie "insidieuse", "redoutable"
"On a vraiment l'impression que c'est un numéro gouvernemental", observe la chercheuse Nathalie Bajos, spécialiste de l'avortement et de la contraception à l'Inserm. Pourtant, rien d'officiel, mais une association, "SOS Détresse".
Le but, "c'est d'informer les femmes, qui ne savent pas bien comment l'IVG va se passer", assure Marie Philippe, responsable du site, qui revendique "2.000 visites par jour" mais refuse de dire combien de personnes emploie l'association.
Il s'agit surtout, selon elle, de pallier le manque d'informations sur l'IVG: "actuellement en France on avorte n'importe comment, c'est le foutoir", "les médecins ne disent rien aux femmes, ne leur expliquent pas comment sera l'embryon quand il tombera dans les toilettes", lance-t-elle.
"Une femme a le droit d'avorter mais aussi de savoir les conséquences sur le couple, le psychisme, la vie sexuelle", poursuit-elle. "Après, elle fait son choix", dit encore Mme Philippe qui affirme donner des informations neutres, dénuées de tout militantisme.
Pourtant, l'essentiel des articles disponibles sur le site porte sur les "risques psycho-comportementaux après une IVG". On peut notamment lire une étude de l'universitaire américaine Priscilla Coleman, dont le travail a été très critiqué outre-Atlantique et qui est intervenue dans des congrès de médecins "pro-life" ("pro-vie", opposés à l'avortement).
Sur ivg.net: "si je devais revenir en arrière, je l'aurais gardé"
Sur www.ivg.net, on trouve aussi des témoignages qui dans leur écrasante majorité, parlent de détresse psychologique. Par exemple, "Magalie, 18 ans", conclut son récit par ces mots: "chaque jour, ma douleur ne cesse de s'agrandir. Si je devais revenir en arrière, je l'aurais gardé".
"On n'attaque plus directement le droit à l'avortement, les argumentations sont travaillées", décrypte Marie-Pierre Martinet, directrice générale du Planning familial.
"Ce n'est plus la légalité qui pose problème aujourd'hui mais la légitimité" de l'avortement, explique Nathalie Bajos, pointant notamment la culpabilisation latente des femmes sur le sujet, dans un pays qui a pourtant légalisé l'avortement il y a 38 ans.
Enceinte fin octobre, Jennie, 29 ans, hésite à avorter. Après une recherche sur internet, elle compose un peu au hasard le numéro d'"ivg.net".

AFP / Pierre Andrieu
Au bout du fil, "Aude" -"voix chaleureuse", "mots doux"- lui demande "très vite si c'est une décision mûrement réfléchie". Puis: "il n'y a pas une petite voix au fond de vous qui vous dit que vous avez envie de le garder ?", "quelque part vous vous sentez déjà mère".
"Je me suis mise à pleurer", raconte Jennie.
Son interlocutrice va même jusqu'à lui dire que le cœur du fœtus de deux semaines, est déjà en train de battre, ce qui en réalité ne se produit qu'à partir de quatre semaines de grossesse.
Au final, "Aude" lui dit de "prendre son temps", de "bien réfléchir".
Intriguée par ce discours, Jennie a eu finalement le sentiment qu'on lui avait "retourné la tête". Elle a écrit au ministère des Droits des femmes pour réclamer un numéro national officiel d'information.
Certains sites sont "extrêmement trompeurs", reconnaît la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Elle devait rencontrer début février les associations de défense du droit à l'avortement pour définir "une stratégie internet pour que chacun puisse trouver une information complète".
Concrètement, il s'agit d'aider "d'autres sites plus respectueux de ce droit fondamental" à être plus visibles sur le web, dit-elle, comme celui du Planning familial, qui se définit explicitement comme "un mouvement militant" défendant "le droit à la contraception et à l'avortement".

AFP / Fred Dufour
"L'idée, ce sera sans doute l'ouverture d'un site internet dédié et la possible création d'un numéro" de téléphone, tous deux "labellisés" par le ministère, précise-t-elle.
Car plusieurs autres sites, se présentant comme des plateformes d'information sur l'avortement et la contraception et d'aide aux femmes enceintes, usent du même discours dissuasif, comme www.ecouteivg.org, ou encore www.sosbebe.org, service d'écoute d'Alliance Vita.
Cette dernière connaît une certaine notoriété depuis les premières manifs contre le mariage homosexuel cet automne.
Sur www.sosbebe.org, son nom n'apparaît nulle part. A aucun endroit, il n'est explicitement déconseillé d'avorter.
Mais "par une écoute authentique des personnes, on les aide à trouver toutes les forces qu'il faut pour que, dans la mesure du possible, elles évitent cet acte", explique Tugdual Derville, délégué général de l'association, qui refuse d'être qualifiée d'"anti-avortement".
"C'est un terme très violent", plaide la chargée de communication, qui demande aussi aux journalistes d'éviter de rappeler que le mouvement a été fondé en 1993 par Christine Boutin. Il s'appelait alors "Alliance pour les Droits de la vie".
Quand Xavier Dor qualifie l'avortement de "crime", M. Derville préfère parler d'"un choix qui n'est pas le nôtre". "On ne veut pas être obsédés par un sujet", ajoute-t-il. L'association prend également position sur l'euthanasie et la bioéthique, avec des credo consensuels: "pour le respect de la vie", "solidaire des plus fragiles".
Très soucieuse de son image, Alliance Vita prend soin de se démarquer des anti-avortement plus traditionnels, comme le collectif "En marche pour la vie", composé d'une dizaine d'associations, dont "SOS Tout-Petits", "La trêve de Dieu" ou "Laissez les vivre", qui organise chaque année, fin janvier, une manifestation.
Cette marche prend pour modèle la "March for Life" de Washington, organisée au même moment depuis janvier 1973, date de la légalisation de l'avortement aux Etats-Unis.
"Nous n'avons aucun lien" avec la "Marche pour la vie", plaide la chargée de communication d'Alliance Vita. Pourtant, son délégué général Tugdual Derville a défilé en janvier 2012. Sur le site de l'association, deux billets mettent en avant la Marche de l'an dernier. Et sur son blog, le président d'Alliance Vita, Xavier Mirabel, se félicite du "succès" de la manifestation (7.000 participants selon la police, 30.000 selon les organisateurs).
Lobbying européen
En plus de sa présence sur internet, Alliance Vita, 1,6 million d'euros de budget annuel, 1.000 "bénévoles" et "37.000 donateurs", "fait des conférences", rencontre "des décideurs"... Et le lobbying n'est pas que national. Il est aussi européen. Depuis deux ans, une "semaine pour la vie" est d'ailleurs organisée au Parlement de Strasbourg.
En 2010, sous la pression des anti-IVG, le Conseil de l'Europe a élargi la possibilité pour un soignant d'user de l'objection de conscience, qui lui permet de refuser de pratiquer un avortement.
Venue à Strasbourg, Alliance Vita avait remis une pétition de 26.000 signataires attachés à la clause de conscience.
Même si les pays européens restent souverains en matière de santé, cet exemple inquiète les défenseurs du droit à l'IVG. Une inquiétude renforcée par la nomination récente et controversée du Maltais Tonio Borg (photo ci-dessous), opposé à l'avortement, comme commissaire européen à la Santé.

AFP / Georges Gobet
"Il y a une meilleure coordination dans la stratégie des anti-avortement", relève Neil Datta, du Forum parlementaire européen sur la population. "Désormais, on entend peu de messages contre l'IVG, c'est plus fin que cela, ils veulent promouvoir la vie, la dignité humaine, mais aussi le soutien à la famille ou la liberté religieuse...", poursuit-il.
Les anti-avortement ont notamment élaboré un document intitulé "les articles de San José", traduit en plusieurs langues, "qui est désormais leur credo", raconte M. Datta.
Son premier article affirme qu'"il est de fait scientifique qu'une nouvelle vie humaine commence dès la conception".
Les anti-IVG souhaitent que ce texte soit cité dans les débats parlementaires de chaque pays et espèrent ainsi influer sur les politiques nationales. "Ils l'ont par exemple présenté en octobre devant le Parlement letton à Riga", souligne M. Datta.
Bataille juridique
Selon lui, les anti-avortement sont également de plus en plus actifs sur le plan juridique: "Ils ont des professionnels qui contribuent aux travaux de la Cour européenne des droits de l'Homme"
Grégor Puppinck, du Centre européen pour le droit et la justice, est souvent cité comme l'un des lobbyistes les plus influents. "Nous intervenons pour nous opposer à l'idée que l'avortement est un droit de l'Homme et pour promouvoir la défense de la vie", explique-t-il. "Face à nous existent des lobbys cent fois plus puissants", assure-t-il, citant notamment le Planning familial mondial.
Aux Etats-Unis, où le débat est bien plus passionné qu'en France, veillées de prières et manifestations sont toujours d'actualité. Mais comme en Europe, les associations combattent de plus en plus sur le terrain législatif.
"Au niveau des Etats, les conservateurs ont passé en 2011 et 2012 un nombre record de lois restreignant l'accès à l'avortement" (92 en 2011, 43 en 2012), note Joerg Dreweke, porte-parole du Guttmacher Institute, organisme de recherche sur la santé sexuelle et la reproduction.
Ces lois "s'attaquent autant aux femmes -en leur rendant plus difficile l'accès à l'IVG en réclamant par exemple des périodes de réflexion plus longues- qu'aux cliniques". Ces dernières font de plus en plus l’objet de réglementations tatillonnes qui leur imposent, par exemple, un nombre minimal de places de parking, une largeur standard pour les portes et couloirs ou une surface minimale pour les salles d’examen. Des normes qui, accusent les pro-avortement, visent à forcer la fermeture des nombreux établissements incapables de réaliser les travaux nécessaires.
Une nouvelle tendance, qui remporte des succès, consiste aussi à faire pression pour que les assurances santé ne remboursent pas l'avortement, ajoute-t-il.
(avec Fabienne FAUR à Washington)


27 réactions
1 De EMILIE - 11/02/2013, 13:41
C'est normal de ne pas favoriser l'avortement quand même. Vous rendez-vous compte de ce que vous dites? C'est un acte difficile, un peu de respect s'il vous plait. Heureusement que ces sites existent pour nous aider dans ce choix. Ils font quelque chose, eux, pour nous aider. C'est plus facile d'écrire un article pareil tranquillement au chaud. Que de prendre le temps de nous écouter, de nous aider à trouver des réponses. On ne se lève pas le matin, en disant et si j'avortais? Merci à ces sites, qui donnent des réponses. Ils ne sont pas là pour nous tenir la main si on décide d'avorter mais ils nous aident à faire notre deuil car notre décision est réfléchie et personnelle grâce à eux.
2 De choud - 11/02/2013, 19:01
Interessant cet article, les deux journalistes partent du présupposé que l'avortement est un bien, et que les anti avortement sont donc des monstres bien sûr. Il n'y a pourtant q'une seule question à se poser : un avortement supprime t il une vie oui ou non? j'aimerais que ce soit non, mais curieusement les législateurs refusent de répondre à cette question, alors ? : quid du principe de précaution?
3 De Catnatt - 12/02/2013, 10:34
J'avais pas spécialement l'intention de commenter mais quand je vois que les deux seuls commentaires sont de manière assez faux cul "pro life", je voulais faire entendre une voix contradictoire.
Heureusement que le droit à l'avortement existe et heureusement qu'on peut avorter sans être traumatisée. Je vais très bien merci, aucun regret. Avoir un enfant dans de mauvaises conditions amène très souvent à une catastrophe et pour l'enfant et pour la mère. Mais ça, évidemment, les associations pro life ne sont plus là pour le voir.
Le mieux, c'est s'écouter. Les femmes ont acquis le droit à disposer de leur corps comme elles l'entendent, servez vous en. Dans un sens comme dans l'autre.
On peut avorter et aller très bien après. Il faut juste savoir ce qu'on veut vraiment et s'y tenir.
4 De Marie - 12/02/2013, 13:03
Si cette loi est importante, c'est qu'elle laisse le choix aux femmes. Merci aux associations anti-IVG de ne pas penser à notre place.
Il est très important de donner des moyens supplémentaires aux plannings familiaux et d'offrir une information officielle digne de ce nom (adresses des hôpitaux, délais, remboursement...).
5 De Polydamas - 12/02/2013, 13:13
Ce sujet serait-il tellement sensible que l'information objective n'existerait pas ? Ce serait ballot...
Sinon, c'est quand même à mourir de rire, quand vous lit, on a tout de même la faible impression que les militants et vous-mêmes regrettez le bon vieux temps des "commandos anti-IVG", des manifs caricaturales, etc. Forcément, ils étaient plus faciles à combattre, là, ça devient autre chose. Ensuite, oui, ils écoutent, et ce serait mal ? Parce que de l'autre côté, le planning serait vraiment objectif ?
Au fait, juste pour savoir, à quand une enquête sur les méthodes du planning familial pour permettre aux femmes de fuir la loi française ? Si l'AFP était vraiment objective, ça pourrait être un bon sujet. Mais j'avoue avoir un doute...
Effectivement, on sent la paresse intellectuelle et militante derrière, on aimerait que l'Etat propage la bonne parole et non pas des associations sorties on ne sait d'où.
En même temps, à 200 000 avortements par an depuis un bail, je ne vois pas vraiment où est le problème, il y a un moment où il faut arrêter de psychoter et de prendre ses peurs pour des réalités.
6 De Philippe - 12/02/2013, 18:40
Cet article est caricatural!
On peut toujours se masquer les yeux mais des centaines d'études scientifiques montrent que l'avortement n'est pas "neutre" au niveau psychologique et physiologique! Pourquoi le nier ? Pourquoi nier la souffrances des femmes ? Pourquoi refuser une qu'une information objective avec des mises en garde soit donnée aux femmes qui envisagent une IVG ?
7 De Angelo Factor - 13/02/2013, 14:27
Misère ! Que la démocratie est dure à respecter face aux lobbies pro-vie d'essence religieuse le plus souvent... Oui avorter n'est pas toujours simple en France, oui il y a souvent une ambivalence chez celles qui vont avorter, oui avorter n'est pas plaisant et peut être difficile psychologiquement... Raisons de plus pour ne pas semer le trouble sous des douteux prétextes religieux mais pour assurer une prise en charge des IVG la plus simple, la plus directe, la plus rapide, la plus efficace !
Qui doit alors être prioritairement aidée, soutenue, protégée ? Bien évidemment la femme enceinte qui ne le souhaite plus, quelles que soient ses raisons car elles sont toutes légitimes.
8 De Nadège - 16/02/2013, 18:28
Constitution : les femmes sont aussi des "hommes libres". La Loi française offre des avantages en faveur de toute naissance - et après ! La Loi française offre aussi du secours (préventif puis efficace dans des conditions d'écoute et d'aide désintéressée) à la femme devenue enceinte avec son accord ou contre son gré.
L'avortement n'est pas OBLIGATOIRE en France. La MISE AU MONDE obligatoire alors ? A titre personnel, je suis contre l'avortement POUR MOI seule ; pas pour les autres. Combien de petites camarades devenaient orphelines de mère - avec tous les drames familiaux et personnels - lorsque j'étais en Primaire. Et ces bébés viables retrouvés dans des congélateurs ? et cette fillette de 5 ans massacrée par sa mère et son boy-friend, après avoir été reprise au père par les Services Sociaux ? et ces enfants recherchés partout à grands frais... victimes de mères, beaux-pères, qui sont les seuls à savoir où est le cadavre ?
NON ! les bébés ont TOUS un géniteur ! homme marié ou pas. C'est celui-là le coupable (au moins de non assistance à foetus et/ou à femme en danger).
Une grossesse dans des conditions de fécondation "normale", partagée, DONNE NAISSANCE à un bébé sain et heureux dont l'AVENIR est plein d'espérance - un avenir d'adulte responsable.
Je propose que les énergies, le temps, l'argent utilisés pour DETRICOTER la législation française en la matière - sinon y faire OBSTRUCTION - soient utilisés à bon escient : au profit des bébés déjà nés NON PLUS à NAÎTRE, puis des enfants et des adolescents QUI sont nés, pour les aider à leur tour à devenir des ADULTES responsables de leurs actes.
C'est bien d'informer les femmes ; instruisons TOUS les hommes qui ne savent pas ou qui savent mais n'assument pas leur responsabilité vis à vis des femmes.FIN
9 De Phil Marso - 17/02/2013, 01:31
Auteur d'un polar sur le droit à l'avortement publié en 1997, j'ai complété par un site indiquant les centre IVG en France. Une info pas toujours facile à obtenir.
J'ai remarqué déjà depuis plus d'un an le côté sournois de ces sites internets anti-ivg. J'ai du utiliser un filtre d'un célèbre moteur de recherche pour éliminer cette propagande sur ma page d'info des centres IVG.
L'IVG n'est pas qu'une affaire de femme, on doit plus impliquer l'homme dans cette histoire à mon avis.
10 De Yogi - 25/02/2013, 19:30
"La femme est une matrice et son ventre appartient au Seigneur", tel est le credo des anti-ivg.
11 De dekismokton - 25/02/2013, 20:14
bizarre, si on n'était pas enceinte d'un être humain on se donnerait pas tant de mal pour l'éliminer... on se débarasse de l'appendice ou d'une dent sans loi pour cela... Rappel : loi Veil : art 1 : la loi protège l'être humain dès sa conception article 2: DEROGATION ds des cas précis... sinon c'est du pénal... alors pourquoi cela rend il hystérique certains d'entendre le BA Ba de la vie : le tout petit si on le laisse grandir va devenir un bb, un enfant, un adulte... et c'est bien pour cela que ce n'est pas anodin... alors on stoppe le terrorisme intellectuel et on dit au planning familial qu'elles sont aussi passé par le stade une cellule, 2 cellules, embryon foetus... Quand au coeur il bat à 3 semaines de vie du bébé...
12 De llllll - 25/02/2013, 20:18
Je me suis retrouvee enceinte il y a un mois.
Etant deboussoles, mon copain et moi avons cherche des infos sur le net. Pensant tomber sur un site officiel, nous avons ecrit a ivg.net. leur reponse etait immonde. Jouant sur notre detresse, leur mail etait degoulinant de culpabilite. Il etait meme ecrit que l'avortement pouvait rendre sterile. Tt etait fait pour nous faire peur mais en rien pour nous aider J ai d ailleurs ete tres etonnee de cette reponse pour un site que je pensais officiel.
La loi devrait combler cette breche pr eviter a d autres de tomber dans le panneau.
13 De Danaé - 25/02/2013, 21:47
http://leplus.nouvelobs.com/contrib...
Un bon article sur les conséquences de l'interdiction à l'IVG
14 De Dogann - 25/02/2013, 22:24
Merci pour cette enquête. Pourriez vous aller plus loin et donner des chiffres précis ? Par exemple : comment fonctionne le planning familial ? Qui le finance ? Combien de salariés, combien de subventions, par qui ?
De même, si l'avortement est un droit, qu'en est-il des moyens de conservation ou d'élimination des cadavres de foetus ? Peut-on voir comment ils sont conservés ou éliminés ? Je cherche des documents sérieux et fouillés à ce sujet... mais il semble qu'il y a un trou noir sur ce sujet.
Merci.
15 De victory - 25/02/2013, 23:21
depuis quand en France n'a t'on plus
le droit d'être contre quelque chose,ou autre pensée "unique" ??
dictée par les Médias ..
La presse a sa liberté , eh bien laissez nous la nôtre et vive la vie.
16 De Mai - 26/02/2013, 00:26
Pour les personnes qui recherchent des infos viables, il faut se tourner vers les plannings familiaux.
Pré-IVG:
- Un vrai centre d'écoute et d'accompagnement se doit de soutenir au besoin à la prise de position. Ecouter le patient et non l'influencer.
- Donner les informations pratiques et médicales
- Evaluation médicale
- Rencontre avec un(e) infirmier(ère)
- Echographie (avec encore le temps de réfléchir)
Post-IVG
- Rencontre médicale 3 à 4 semaines après l'IVG
Et l'IVG doit rester gratuite !
Toutes les femmes sont différentes. On a tous des besoins différents. Certaines n'ont pas particulièrement besoin d'accompagnement ou d'écoute, d'autres oui. Certaines étapes peuvent donc être mises de côté. Non l'avortement n'est pas forcément un truc grave. Cela dépends de chacune.
Ils faut cesser de parler à leur place. Ce n'est pas l'embryon qui est prioritaire sur la prise de décision mais la femme. C'est son futur qui est en jeu, c'est son choix qui compte, c'est son corps dont il est question, c'est sa liberté de choisir qui est à défendre. Pas celle de l'embryon.
L'information fiable, objective et l'éducation sexuelle disponible de façon gratuite, facilement et abondamment est une autre des priorités. Mais arrêtons de faire culpabiliser et d'infantiliser les femmes, de grâce.
IVG faite en 2009, 4 ans de recul et je ne regrette pas mon choix. J'ai fait partie de celles qui avaient besoin d'écoute et d'accompagnement. Je l'ai eu. J'aurais pu le garder. J'avais plus d'une semaine pour réfléchir, en discuter au besoin. J'ai pris une décision, de façon responsable, en balançant les perspectives d'avenir ( de ce moment) avec ou sans bébé. J'ai pris cette décision et je ne la regrette pas. La prochaine grossesse sera la bonne cette fois.
Et je pense qu'il faut vraiment dédramatiser ce chiffre de 200 000 IVG par an. Ca veut rien dire pour moi. C'est un acte médical avant tout. Maintenant il serait intéressant de s'intéresser aux principales intéressées et protéger les bébés qui sont nés, les enfants et les adultes en devenir et non les embryons qui n'ont pas encore de système nerveux formé.
17 De Anne - 26/02/2013, 09:34
On oublie dans cet article comme dans les commentaires comment c'était AVANT le loi sur l'IVG : que le Planning familial, en particulier, a été créé par des gynécologues horrifiés dans les cliniques par les cris épouvantables des femmes qu'on curetait à vif pour les punir d'avoir une vie sexuelle hors mariage !
J'ai été à 19 ans enceinte pendant 5 semaines. C'était en 1973. Je n'ai jamais autant vomi, surtout à cause de l'angoisse provoquée par mon état, que je n'avais pas choisi (un viol).
D'ailleurs c'était l'IVG (1 mort) ou mon suicide (2 morts...).
J'ai dû avoir recours à un avortement clandestin (méthode dont on oublie aussi ici les dangers) pour retrouver enfin un peu de sérénité.
J'ai maintenant 58 ans, j'ai pris dès le retour de couches la pilule toute ma vie jusqu'à la ménopause, et ne regrette rigoureusement pas de n'avoir pas d'enfant, je n'en ai d'ailleurs jamais voulu.
La vie sexuelle est beaucoup plus épanouissante, pour la femme comme pour l'homme, quand elle ne débouche pas forcément sur la reproduction !
Merci de réfléchir en remettant les éléments en perspective, et ôtez vos oeillères !
18 De Zip - 26/02/2013, 10:41
le problème avec cet article, c'est son parti pris du début à la fin: l'avortement est un droit pour les femmes, donc il faut en faire la promotion !
C'est pathétique
Fumer est un droit: pourquoi ne pas en faire la promotion?
Le fond du problèmes, mesdames les journalistes amateurs, ce n'est pas les sites internet pro ou anti IVG, ce n'est pas le combat des uns contre les autres: tout le monde s'en fout !
Le vrai sujet, c'est: un foetus est-il un être vivant à part entière?
Je vais vous dire mon point de vue d'homme: avant, je n'avais rien contre la pilule avortive, l'avortement: ben oui, ça m'arrangeait: si jamais elle tombait enceinte...la cata...vite! la pilule avortive! La lacheté des hommes, rien de moins
A présent, je suis père: quand j'ai vu pour la première fois le foetus, à 2/3 mois de grossesse, un petit être complètement constitué de 2cm, avec sa tête, ses bras, ses jambes, son corps; pendant l'échographie, on voyait même ses mains: il semblait sucer son pouce (là c'est dans mes rêves, mais l'image était amusante)
J'ai alors totalement changé mon regard sur l'avortement; je ne suis pas un anti de la première heure (je pense notamment aux femmes violées...); mais tout de même, mon regard a changé: oui, l'avortement est bien la destruction d'un être vivant, d'un être humain, d'un bébé, quoi qu'on en dise
Et c'est là la seule vraie question, car les effets psychologiques peuvent être dévastateurs, n'en déplaise à la pensée unique, celle toute machée du prêt à consommer, celle des média à l'image de cet article bien peu disert sur l'aspect psychologique de ce sujet aussi sensible..
Je ne vous félicite pas Mesdames les journalistes.
19 De bolo18 - 26/02/2013, 11:03
Je comprends la souffrance des femmes qui vont avorter,qui parfois vivent - c'est vrai- des situations très difficiles.
Mais ce qui me choque, c'est pourquoi on se place toujours du côté de la mère, de son "droit" à disposer de son corps...
On ne se place jamais du côté du bébé: pourquoi lui n'a t'il pas le droit de "disposer" de son corps, et donc de survivre?? En fait, le bébé n'existe que si ses parents ont un projet de vie pour lui...
Si les parents n'ont pas de projet pour lui, il n'existe pas et donc on peut le détruire...C'est terrible dans le fond non?
20 De Adrien - 26/02/2013, 12:34
Le problème que pointe cet article n'est pas de savoir si l'avortement est un bien ou un mal. Ce qu'il dénonce, c'est le fait que les sites gérés par des associations opposées à l'avortement ne se présentent pas comme tels, contrairement à ce que fait le site du Planning Familial.
21 De Etienne - 26/02/2013, 15:05
"Depression and termination of pregnancy(induced abortion) in a national cohort of young Australian women: the confounding effect of women's experience of violence" publié dans BMC Public Health 2008, 8:75 doi:10.1186/1471-2458-8-75
L'article montre bien qu'en l'absence de droits des femmes à l'accès à l'IVG médicalisée, celles-ci sont exposées à des risques significatifs de troubles mentaux liés entre autres à la violence envers elles.
La désinformation faite par les mouvements anti IVG devrait faire l'objet d'une attention plus soutenue de la part des autorités de santé.
22 De Anna - 26/02/2013, 15:27
Et pour rajouter quelque chose dont il serait bon de se souvenir, toutes les femmes qui tombent enceintes ne sont pas forcément traversées de grands doutes existentiels. Il est aussi tout à fait légitime de ne simplement PAS AVOIR ENVIE d'avoir un enfant.
23 De Pierre - 26/02/2013, 18:06
Comment peut-on dire que tuer un enfant dans son propre ventre soit un droit et un bien? Il faut vraiment être manipulé pour pouvoir en arriver à le penser. C'est sans doute le problème de notre société occidentale: la pensée unique a tout envahi, elle veut même redéfinir ce qu'est une famille.
24 De Pascal de Roubaix - 26/02/2013, 18:30
Les "anti avortement" ont de nouvelles méthodes "insidieuses" nous dit cet article. Ah bon ? Mais qu'y a-t-il de plus insidieux, comme le fait son auteur, que de transformer subrepticement un crime, partiellement dépénalisé en fonction de circonstances limitées et à des conditions précises, en un "droit imprescriptible de la femme" ?
25 De Lulu - 27/02/2013, 13:36
Très bon article, merci ! Il est apparemment toujours indispensable de réaffirmer le droit des femmes à disposer de leur corps! n'en déplaise à certains commentateurs...
26 De gaby de Vendée - 27/02/2013, 16:04
Que faisaient donc les militants "pro-life" lors de l'affaire Marina?Se sont-ils manifestés lors du procès de la "mère" de la malhereuse petite Typhaine?Ont-ils réagi le jour ou l'on apprenais que le pauvre petit Bastien avait été sauvagement assassiné par son géniteur dans le tambour d'une machine à laver lancée à plein régime?
Les pro-life ont-ils compris que l'on ne peut JAMAIS obliger une femme à devenir mère contre son gré? Que l'on a tout à fait le droit de refuser une grossesse et se débarrasser d'un enfant non désiré? Mes propos risquent de choquer et de paraître simplistes mais il vaut mieux un avortement qu'un enfant martyr(ou battu, rejeté et mal aimé toute sa vie).
P.S. ET que penser de ces gynécos qui refusent de prescrire la pilule pour des raisons pseudo-scientifiques ? Ne seraient-ils pas eux aussi coupables quelque part ?
27 De APi - 03/03/2013, 00:34
Il semble vrai que le site "www.ivg.nets" avance masqué : il est "pro-life" sans le dire d'emblée. Et j'ai cherché à voir quelles personnes le soutenaient, et cela n'est pas indiqué sur le site.
Ceci étant, moi qui suis catholique, qui approuve la dépénalisation de l'avortement, et qui suis père de 4 enfants, je trouve que les médias et le discours officiel considèrent que l'avortement est un droit positif, et que les anti ne peuvent être que des fachos.
Dans ce contexte, le site ivg.nets remet un peu d'équilibre.