Making-of / les coulisses de l'info

Derrière l'image


(AFP / Gabriel Bouys)
AFP / Gabriel Bouys

« Fashion week » : les stars de la rue


« Les grands défilés de mode de la Fashion Week de Milan, c’est un peu comme les premières des films à Hollywood », raconte Gabriel Bouys, photographe de l'AFP basé en Italie. « Les stars se font attendre, arrivent au dernier moment. Mais les "petites gens", elles, arrivent très en avance pour essayer de se faire remarquer et photographier. Cette année, j’ai essayé de porter un regard différent sur l’événement. Pour une fois, j’ai laissé tomber les défilés et je me suis intéressé aux coulisses, ainsi qu’à tout ce qui se passait à l’extérieur. Grâce à quoi j’ai découvert un monde que j’ignorais totalement.


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A la une

Climat : le « moment oh merde ! »

lundi 22 septembre 2014 - Débriefings


Le typhon Neoguri s'approche des îles du sud du Japon, le 7 juillet 2014 (AFP / NOOA / handout)

Le moment « Oh merde ! » (the "oh shit!" moment): c'est ainsi que le philosophe australien Clive Hamilton appelle le choc violent, la prise de conscience brutale durant laquelle notre réticence instinctive à envisager la fin des temps cède soudainement sous le poids des catastrophes qui menacent d'engloutir l'unique planète sur laquelle nous pouvons vivre.

« J'ai ressenti le moment "Oh merde !" pendant une conférence à Oxford en 2009 », raconte Marlowe Hood, qui a tenu la rubrique environnement à l'AFP de 2007 à 2012. « Je discutais avec des scientifiques de haut rang réunis pour imaginer à quoi ressemblerait un monde plus chaud de 4°C. Le résultat? Un tableau d'une misère sans nom: des guerres pour l'accès à l'eau, des réfugiés climatiques par centaines de millions, une explosion des vecteurs d'épidémie et une famine généralisée. »

Le scénario des 4°C est aujourd'hui considéré seulement comme une projection intermédiaire à l'horizon 2100.

(Photo : AFP / NOOA)


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Retour vers le futur en Ecosse

vendredi 19 septembre 2014 - Témoignages


La Saltire, le drapeau écossais, flotte au-dessus de l'Union Jack à la frontière anglo-écossaise, le 17 août 2014 (AFP / Andy Buchanan)

De Québec à Edimbourg en passant par Juba: au cours de sa vie, le journaliste québécois Guillaume Lavallée a vécu trois référendums d'autodétermination. Actuellement correspondant de l'AFP à Islamabad, au Pakistan, il s'est rendu en Ecosse pendant son temps libre pour assister à la dernière semaine de campagne ainsi qu'au vote du 18 septembre, au cours duquel les Ecossais se sont prononcés pour leur maintien dans le Royaume-Uni.

« Pour ceux qui ont déjà un pays, la quête d'indépendance d'une nation témoigne souvent d'un repli identitaire, de surcroît en cette ère de mondialisation », écrit-il dans cette réflexion. « Mais pour ceux qui ont le sentiment de ne pas ou plus appartenir à un pays, cette quête répond souvent d'un désir d'affirmation, d'une volonté de prendre en charge son destin pour justement exister, de porter une voix, la leur, dans cette mondialisation. Deux regards, un mot: nationalisme.»

(Photo: AFP / Andy Buchanan)


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Ecosse : le « best of » de la campagne

jeudi 18 septembre 2014 - En bref


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De Glasgow à Edimbourg, les électeurs affluaient jeudi 18 septembre dans les bureaux de vote pour prendre part au référendum sur l'indépendance de l'Ecosse, un scrutin historique qui pourrait conduire à l'éclatement du Royaume-Uni et à la formation d'un nouveau pays en Europe. Best of des images de campagne tournées par les équipes vidéo de l'AFPTV.

(Photo: AFPTV)


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Du conte de fées au mauvais polar

jeudi 18 septembre 2014 - Témoignages


Haruko Obokata en larmes pendant une conférence de presse à Osaka le 9 avril 2014 (AFP / Jiji Press)

C'est l'histoire d'une jeune chercheuse japonaise qui rêve d'un prix Nobel et fait une découverte scientifique extraordinaire. Son parcours est brillant, ses travaux promettent de révolutionner la médecine régénérative. Et en plus, elle est « kawaï » (mignonne). D’un seul coup, tout le Japon se met à adorer Haruko Obokata.

Sept mois plus tard. Mme Obokata est forcée de travailler sous la surveillance permanente de caméras et d’observateurs indépendants pour prévenir toute tricherie dans ses recherches. Elle a été mise au supplice pendant trois heures devant une horde de reporters vindicatifs et déchaînés. Elle a dû se prosterner devant eux et, en larmes, se confondre en excuses. Ses articles de recherche ont été retirés. Et son directeur de recherches s’est suicidé.

Voici la saga des « cellules Stap ». Un conte de fées qui vire au mauvais polar...

(Photo: AFP / Jiji Press)


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Couvrir l’ « Etat islamique »

mercredi 17 septembre 2014 - Décryptages


Dans une vidéo publiée le 2 septembre 2014, un militant de l'organisation Etat islamique (EI) agite un couteau devant la caméra avant de décapiter le journaliste américain Steven Sotloff (AFP / Site Intelligence Group / HO)

Les conflits en Syrie et en Irak, l’émergence de l’organisation « Etat islamique » (EI) et d’autres groupes djihadistes extrémistes au Moyen-Orient et en Afrique soulèvent de nombreuses interrogations à la fois sur le plan éditorial et éthique

Les enlèvements et assassinats de journalistes, le déferlement d’images de propagande toutes plus effroyables les unes que les autres entraînent, que nous le voulions ou non, des changements dans nos procédures de travail, une évolution de nos règles de fonctionnement. Avec la difficulté permanente de garder l’équilibre entre le devoir d’informer et la nécessité d’assurer la sécurité de nos reporters, le souci de préserver la dignité des victimes exhibées par les extrémistes, et la nécessité de ne pas servir de relais à une propagande haineuse et ultraviolente.

La directrice de l'information de l'AFP, Michèle Léridon, explique ce que les événements des derniers mois ont changé dans l’environnement de travail d’une agence de presse internationale comme l’AFP, et comment nous réagissons à ces changements.

(Photo: AFP / Site Intelligence Group / HO)


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Rentrée des classes à Gaza

lundi 15 septembre 2014 - Témoignages


Une salle de classe endommagée dans une école publique du quartier de Shejaiya à Gaza, le 14 septembre 2014 (AFP / Mahmud Hams)

« Des photos d'enfants retrouvant le chemin de l'école à Gaza, j'en ai fait des centaines », raconte Mahoud Hams, photographe de l'AFP à Gaza. « Mais celles que j'ai prises cette année, je ne les oublierai jamais. Sur les visages des enfants, au lieu de lire la joie de retrouver leurs camarades, l'enthousiasme de ceux qui entament une nouvelle année scolaire, on ne lit bien souvent que l'angoisse et les mauvais souvenirs.»

(Photo : AFP / Mahmud Hams)


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Photographier la guerre

vendredi 12 septembre 2014 - Témoignages


Un soldat de l'armée sierraléonaise à Masiaka, à l'ouest de Freetown, en mai 2000 (AFP / Issouf Sanogo)

La photo de guerre est un genre à part du photojournalisme. Elle demande du courage pour aller au plus près de l’action. Elle exige de grandes qualités humaines pour comprendre les mentalités guerrières. Elle nécessite du sang-froid pour évaluer la dangerosité. Elle requiert de la détermination pour témoigner et porter un regard distancié sur les conflits.

Dans le livre « Photos de guerre – L’AFP au cœur des conflits » d'Yves Gacon, six photographes de l’AFP de différentes nationalités témoignent. Certains ont vécu la guerre dès leur enfance. D’autres l’ont découverte lors de missions d’envoyés spéciaux. Mais tous ont été volontaires pour aller sur le terrain, pour y vivre une expérience exaltante, ressentir l’adrénaline qui monte face au danger. Extraits.

(Photo: AFP / Issouf Sanogo)


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La lettre de l’assassin

mercredi 10 septembre 2014 - Témoignages


La lettre du tueur Anders Behring Breivik reçue le 5 septembre 2014 par le correspondant de l'AFP à Oslo Pierre-Henry Deshayes (AFP / Pierre-Henry Deshayes)

« En un an, j'ai reçu trois lettres d'Anders Behring Breivik », témoigne Pierre-Henry Deshayes, correspondant de l'AFP à Oslo. « Un simple coup d'œil sur le pli me suffit dorénavant à identifier l'expéditeur. Il y a cette adresse manuscrite, cette écriture en majuscules, propre, reconnaissable entre toutes et dont la vue me glace le sang. »

Se pose alors une question difficile : un journaliste doit-il rendre compte, ou non, de ces lettres écrites par un extrémiste de droite qui a massacré 77 personnes en Norvège le 22 juillet 2011? D'un côté, il y a le danger d'offrir à l'assassin une tribune pour diffuser ses messages de haine. De l'autre, l'intérêt considérable que suscite Breivik parmi ceux qui cherchent à comprendre comment la paisible Norvège a pu enfanter un tel monstre, et de quoi ce monstre est-il fait.

(Photo: AFP / Pierre-Henry Deshayes)


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