Making-of / les coulisses de l'info

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Un combattant kurde et son fils dans le centre de Kobané libérée, le 28 janvier 2015 (AFP / Bulent Kilic)

(AFP / Bulent Kilic)


Dans Kobané libérée


Le 28 janvier, le photographe de l'AFP Bülent Kiliç est parmi les premiers journalistes à pouvoir se rendre dans le centre de la ville syrienne de Kobané, qui vient d'être libérée par les combattants kurdes après quatre mois de féroces combats contre les djihadistes de l'Etat islamique. Voici son témoignage.


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A la une

Massacres dans le black-out

vendredi 30 janvier 2015 - Décryptages


Une vidéo publiée le 9 novembre 2014 par Boko Haram montre des militants du groupe djihadiste parader dans un ville non identifiée du Nigeria (AFP / Boko Haram)

Près d'un mois après un massacre à grande échelle perpétré par Boko Haram à Baga, dans le nord-est du Nigeria, il est toujours impossible d'établir un bilan exact, ou même approximatif, de cette atrocité. Le chiffre de 2.000 morts a été avancé, mais il demeure impossible à vérifier.

« En Occident, lorsqu’un drame survient, nous apprenons pratiquement en temps réel le nombre exact de morts et de blessés », explique Phil Hazlewood, le directeur du bureau de l'AFP à Lagos. « Nous sommes habitués aux chiffres précis, aux déclarations fiables ». Rien de comparable ne peut se produire au Nigeria, où des zones entières du pays sont trop dangereuses pour pouvoir s'y risquer, et où l'information digne de foi et immédiate n’existe tout simplement pas.

« Voilà sans doute une partie de la réponse qu’on peut apporter à tous ceux qui se demandent pourquoi le Nigeria n’occupe pas une place plus grande dans l’actualité internationale, pourquoi le massacre de Baga a fait moins parler de lui que les attentats de Paris ».

(Photo: AFP / Boko Haram)


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Garder le contact, après l’histoire

mercredi 28 janvier 2015 - Décryptages


Des rebelles syriens emportent le corps de l'un d'entre eux, tué dans une fusillade dans le Krak des Chevaliers, en juillet 2012 (AFP / Djilali Belaïd)

« Quand il s’agit d’entrer clandestinement dans un pays en guerre, avoir une confiance totale en celui qui vous fait franchir la frontière est essentiel. Au moindre doute, il faut renoncer. Ce genre de relation de confiance, dans les situations dangereuses, crée un lien personnel très fort entre le journaliste et son contact. Ainsi qu’un sens du devoir quand ce contact, plus tard, vient vous demander de l’aide.»

Plusieurs mois après une dangereuse expédition dans le Krak des Chevaliers en proie à de violents combats entre l'armée syrienne et la rébellion, le reporter vidéo Djilali Belaïd apprend que la personne qui lui a permis de réaliser cette mission mémorable a été grièvement blessée et, hospitalisée au Liban, a besoin d'aide. Que faire? Si, après chaque reportage on devait voler au secours de tous ceux qui vous ont donné un coup de main, on ne s’en sortirait pas. Mais on s'attache si facilement aux gens que l'on rencontre sur les terrains de guerre...

(Photo : AFP / Djilali Belaïd)


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Tombe sans nom pour un roi milliardaire

mercredi 28 janvier 2015 - Derrière l'image


La tombe du roi Abdallah d'Arabie saoudite au cimetière Al-Oud de Riyadh, le 23 janvier 2015 (AFP / Mohammed Mashhur)

L’austérité dans laquelle se sont déroulées les funérailles du roi Abdallah d’Arabie saoudite le 23 janvier n’a pas manqué d’étonner à l’étranger. Voici un des monarques les plus riches du monde, avec une fortune estimée à plusieurs milliards de dollars, inhumé dans une tombe en terre battue sans la moindre épitaphe… Le collaborateur de l'AFP Mohammed Mashhur raconte comment il a pris cette photo en grimpant sur un mur dans le cimetière Al-Oud de Riyadh, et le pourquoi d'une telle simplicité dans le rituel.

(Photo: AFP / Mohammed Mashhur)


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Dans la « Rue des Survivants »

mardi 27 janvier 2015 - Témoignages


Une survivante de la Shoah déjeune dans la salle à manger de sa résidence à Haïfa, le 21 janvier 2015 (AFP / Menahem Kahana)

« J'ai fait comme avec ma grand-mère. J'ai approché la chaise tout près d'elle, je lui ai parlé fort et d'une voix un peu débile, comme on parle à un enfant: "ça vous plaît ici ?" et elle m'a répondu "la nourriture est bonne". Silence. "A Auschwitz je pesais 23 kilos". Silence.»

A Haïfa, dans le nord d'Israël, une centaine de rescapés de la Shoah vivent leurs derniers jours dans la « Rue des survivants », une résidence qui leur est dédiée. Dans cette émouvante colocation de la mémoire, témoigner auprès de tous -- journalistes, étudiants, soldats, groupes d'étrangers-- fait partie des activités du quotidien au même titre que le bridge ou les rendez-vous médicaux. Daphné Rousseau, journaliste de l'AFP basée à Jérusalem, s'y est rendue à l'occasion du 70ème anniversaire de la libération d'Auschwitz.

(Photo: AFP / Menahem Kahana)



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Je suis un kaléidoscope d’émotions

lundi 26 janvier 2015 - Témoignages


Manifestation de soutien aux victimes des attentats en France, le 10 janvier 2015 sur la place Samir Kassir de Beyrouth (AFP / Anwar Amro)

« Comme beaucoup de mes compatriotes ici au Liban, pays fruit d’un formidable mélange de culture arabe et de civilisation française et occidentale, je suis remuée par des sentiments de tristesse et d’empathie par ce qui s’est produit à Paris », écrit la journaliste Rita Daou, adjointe au directeur du bureau de l'AFP à Beyrouth. « A l’image du Liban et de toute cette région mouvementée, divisée, déchirée par des conflits interminables, j’enregistre autour de moi des sentiments opposés et des réactions contradictoires. Je les partage aussi. Après avoir passé quatre ans à couvrir la guerre en Syrie, je réalise tristement qu’on ne verra jamais quatre millions personnes défiler dans les rues pour protester contre le carnage qui se poursuit. »

(Phoro : AFP / Anwar Amro)


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Mort d’un vrai de vrai

jeudi 22 janvier 2015 - Témoignages


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« Ecrire un portrait de Jacques Lhuillery est comme parcourir une route parsemée d’embranchements. Partir du personnage que je connaissais et découvrir à chaque nouvel ami interrogé, au fil des anecdotes tordantes ou douloureuses, un autre Jacques, un autre pays lointain, une autre de ses vies dont j’ignorais tout ».

Le directeur du bureau de l’AFP au Japon, mort d’un cancer à l’âge de 61 ans, avait appris le néerlandais en Arabie saoudite. Il était chaque année la vedette du mardi gras dans une petite ville du Limbourg et jouait aux boules avec un chef d’Etat africain en sirotant du pastis. Il avait été dévasté par l’assassinat en Côte d’Ivoire de son ami et confrère Jean Hélène, avant d’être grièvement blessé dans l’incendie de sa maison au Nigeria. Et il n’avait jamais perdu la gouaille, le culot et le talent de comédien qui, où qu’il se trouve, lui ouvraient toutes les portes.

(Photo : AFP / Georges Gobet)


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Taureaux volants à Manhattan

mercredi 21 janvier 2015 - Derrière l'image


Zane Lambert tombe du taureau 'Gonzo' (AFP / Jewel Samad)

« Les organisateurs du Professional Bull Riders Monster Energy Buck-Off (le « Rodéo monstre des chevaucheurs de taureaux professionnels ») affirment qu’il s’agit du meilleur spectacle de ce genre dans le monde », explique Jewel Samad, photographe de l'AFP basé à New York. « Les concurrents viennent des Etats-Unis, du Canada, du Brésil… J’y vais dans l’idée de faire un sujet magazine léger et sympa, mais dès le premier taureau, je deviens accro...»


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Anges gardiens du direct

mardi 20 janvier 2015 - Décryptages


Le car de l'AFPTV devant la Tour Eiffel, le 8 janvier 2015 (AFP)

Après la tuerie à Charlie Hebdo le 7 janvier, une chasse à l'homme intense commence à Paris et dans les environs pour retrouver les deux auteurs de l'attaque. Pendant deux jours, Sébastien Paquet et Reda Khoucha suivent les forces de l'ordre à la trace, dormant à la dure, s'alimentant de sandwiches achetés dans des stations-service et communiquant à peine avec leurs familles. Rien de plus normal pour des journalistes, direz-vous...

Sauf que ni l'un ni l'autre ne sont journalistes. Ils font partie d'une équipe de six techniciens vidéo qui, depuis l'attentat contre l'hebdomadaire jusqu'à la "marche républicaine" historique à Paris quatre jours plus tard travailleront jour et nuit pour rendre possible la couverture télévisée en direct des événements par l'AFP. Emma Charlton raconte comment ces travailleurs de l'ombre ont vécu, aux côtés des journalistes, ces journées dramatiques aux rebondissements incessants.


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