Making-of / les coulisses de l'info

Pakistan : ascenseur pour l'échafaud

mardi 4 août 2015


Des volontaires transportent vers la morgue le corps de Shafqat Hussain, exécuté le 4 août 2015 à Karachi (AFP / Asif Hassan)

(AFP / Asif Hassan)


« Shafqat Hussain a été pendu ce matin. Avant la prière de l'aube. Après une décennie à croupir dans les couloirs de la mort », écrit Guillaume Lavallée, correspondant de l'AFP à Islamabad. « Son nom ne vous dit sans doute rien. Ou pas grand chose. Un Pakistanais de plus ou de moins, pendu ou pas, qu'à cela ne tienne... Et pourtant sa mort porte en elle une tragédie que le monde a prétendu vivre en communion avec le Pakistan: le carnage de Peshawar. »


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Départ imminent vers les étoiles

vendredi 31 juillet 2015

Le cosmonaute Russe Oleg Kononenko dit au revoir à sa famille le 21 juillet 2015, un jour avant de quitter Baïkonour au Kazakhstan pour la Station Spatiale Internationale (AFP PHOTO / ALEXANDER NEMENOV)

(AFP Photo / Alexander Nemenov)


"Je suis en route pour le cosmodrome de Baïkonour, ou je vais assister au décollage de trois astronautes en partance pour la Station spatiale internationale," écrit le journaliste Paul Gypteau. "Mon collègue photojournaliste Alexandre Nemenov, avec qui je fais le voyage, ne compte plus ses lancements spatiaux. Mais pour moi ce sera le premier."

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Le train broyeur de rêves

mardi 28 juillet 2015

Un jeune migrant court pour monter à bord d’un train dans la région de Chacamax, dans l’état du Chiapas, au Mexique le 21 juin, 2015 (AFP PHOTO/ALFREDO ESTRELLA)

(AFP Photo / Alfredo Estrella)

"Il fait 35 degrés, un taux d’humidité frôlant les 100%. Nous pourchassons «La Bestia » (La Bête), qui gronde depuis la frontière sud du Mexique vers les États-Unis," écrit Daphné Lemelin. "L'histoire de la migration est intimement liée à ce train de marchandise sur le dos duquel des centaines de milliers de migrants poursuivent leur rêve d’atteindre les États-Unis. Et sur lequel beaucoup sont attaqués, volés, mutilés, tués."

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Laissez-passer pour l’Europe

mercredi 22 juillet 2015

Le bébé de migrants syriens dort dans la salle d’attente de la gare de Presevo au sud de la Serbie le 16 juillet, 2015 (AFP PHOTO/DIMITAR DILKOFF)

(AFP Photo / Dimitar Dilkoff)


"Début juillet, je me suis rendu dans l’est de la Bosnie à l’occasion des commémorations du massacre de Srebrenica 20 ans plus tôt," écrit le photographe Dimitar Dilkoff. "Avant de rentrer chez moi à Sofia, en Bulgarie, j’ai voulu faire un détour par la Serbie, afin de voir de mes propres yeux la migration de centaines de personnes cherchant à gagner l’Union Européenne plus au nord."

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Fouettés par la police de la charia

mardi 14 juillet 2015

Une femme condamnée pour 'immoralité' est fouettée par la police de la charia à Banda Aceh le 12 juin, 2015 (AFP PHOTO / CHAIDEER MAHYUDDIN)

(AFP Photo / Chaideer Mahyuddin)


"La jeune femme s'effondre. Difficile de dire si elle s'est évanouie à cause des quatre coups de bâton de rotin ou du traumatisme d'être punie en public, devant une immense foule," écrit Nurdin Hasan, correspondant de l'AFP à Aceh, la seule province d'Indonésie autorisée à appliquer la charia et où les coups de fouets pour réprimer les "actes immoraux" ont le vent en poupe.

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Cauchemars et miracles à Srebrenica

vendredi 10 juillet 2015

Un couple de Musulmans âgés sont soignés à Tuzla en Bosnie, le 11 juillet 1995, pour des blessures infligées par les forces serbes alors qu’ils fuyaient l’enclave de Srebrenica. L’homme est décédé peu après (AFP PHOTO / ODD ANDERSEN)

(AFP Photo / Odd Andersen)


"C’est l’été 1995. Je suis en Croatie pour couvrir des manœuvres de l’armée française à l’occasion du 14 juillet lorsque je reçois un appel de la rédaction en chef de l’AFP me demandant si je suis partante pour aller en Bosnie. Srebrenica vient de tomber," se souvient Nadège Puljak, qui a couvert l'afflux de rescapés du massacre dans la ville voisine de Tuzla aux côtés du photographe de l'AFP Odd Andersen. "Evidemment je dis oui."

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Retour à Gaza

vendredi 10 juillet 2015

Une Palestinenne dans des décombres à Beit Hanoun dans la nord de la bande de Gaza, le 26 juillet 2014, et le même site vu le 3 juillet 2015 (AFP PHOTO / MOHAMED ABED)

(AFP Photo / Mohamed Abed)


"La guerre de cinquante jours entre Israël et les groupes armés Palestiniens venait d'éclater quand je suis entré dans la bande de Gaza le 10 juillet 2014," écrit le vidéaste de l'AFP Andrea Bernardi. "Un an plus tard, me voilà de nouveau face à la porte d'acier du point de passage d'Erez. Tout a changé. Et rien n'a changé."

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L'homme qui pleure

mardi 7 juillet 2015

Giorgos Chatzifotiadis, un retraité Grec, pleure devant une agence de la banque nationale à Thessalonique le 3 juillet, 2015 (AFP PHOTO /SAKIS MITROLIDIS)

(AFP Photo / Sakis Mitrolidis)


"J'étais sur le point de partir lorsqu'un homme est sorti de l'agence, criant et faisant de grands gestes," raconte le photographe de l'AFP Sakis Mitrolidis. "Il avait à la main un livret d'épargne et sa carte d'identité. J'ai immédiatement saisi mon appareil et j'ai commencé à prendre des photos. Après quelques secondes, le pauvre homme s'est effondré et a fondu en larmes."

"Certains ont suggéré que cette image était LA photo qui symbolise la crise grecque. Je ne le vois pas ainsi. Je crois qu'elle raconte une partie de l'histoire."

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« Règlements de comptes » à Marseille

mardi 7 juillet 2015


La scène d'un meurtre par balles en plein jour sur l'autoroute A7 à Marseille, en avril 2014 (AFP / Bertrand Langlois)

(AFP / Bertrand Langlois)

Découvrir des angles inédits. Battre en brèche les clichés qui font des règlements de comptes un nouvel A.O.C marseillais. Réconcilier l’instantanéité médiatique, la durée aléatoire de l’enquête et les contraintes de la procédure judiciaire. C’est le défi que se sont lancé les journalistes du bureau de l’AFP à Marseille, en construisant, avec un groupe d’étudiants de l’Ecole de journalisme de Sciences-Po, une base de données de ces crimes exécutés de sang-froid sur fond de trafic de drogue.


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Agadez, si discrète capitale des migrants africains

lundi 6 juillet 2015


Des 4x4 transportant des migrants quittent Agadez pour la Libye, le 1er juin 2015 (AFP / Issouf Sanogo)

(AFP / Issouf Sanogo)

« A Agadez, les migrants sont partout. Et nulle part », écrit Joris Fioriti, envoyé spécial de l'AFP dans la ville du centre du Niger. « Ils sont des dizaines à y arriver chaque jour, des centaines à y dormir chaque nuit. Autorités et humanitaires pronostiquent que 100, 120, 150.000 d'entre eux transiteront cette année par "la perle du désert", à destination de la Libye, puis éventuellement de l'Europe. Mais leur présence au quotidien ne s'appréhende que par bribes. De multiples saynètes qui font ressentir la cruelle réalité des clandestins... »


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La course au cash des retraités grecs

jeudi 2 juillet 2015


Des retraités font la queue devant la Banque nationale de Grèce à Athènes pour retirer du liquide, le 1er juillet 2015 (AFP / Aris Messinis)

(AFP / Aris Messinis)


« Quand le gouvernement grec décide de rouvrir les banques pour trois jours pour que les personnes âgées ne disposant pas de carte de crédit puissent retirer de l’argent liquide, nous savons tout de suite que nous allons assister à des choses plutôt moches », raconte Aris Messinis, photographe de l'AFP à Athènes. « Des gens qui se poussent les uns les autres, qui hurlent sur de malheureux employés de banque... En six longues années de crise, nous avons vu ce genre de scène un nombre incalculable de fois. C’est triste. Mais c’est la réalité, et notre travail consiste à la montrer.»


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Journalistes en banlieue : il faut savoir corriger le tir

mardi 30 juin 2015


Patrouille de police dans un immeuble de Saint-Denis, en juillet 2013 (AFP / Fred Dufour)

(AFP / Fred Dufour)


« Cette nuit-là à Montreuil, personne n'a pensé à éponger la flaque de sang. L'ambulance a ramassé le corps, les enquêteurs ont relevé les impacts de balle, un suspect a été arrêté et une première dépêche est partie. L'histoire aurait dû en rester là, celle d'une énième "règlement de comptes", probablement entre trafiquants », écrivent François Becker et Valentin Bontemps, correspondants au bureau de l'AFP à Bobigny, en Seine-Saint-Denis.

« Nous sommes en juillet 2014, et l’histoire qui démarre est emblématique de nos années passées à couvrir la banlieue nord de Paris.»


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Dans la canicule de Karachi, l’odeur âcre de la mort

vendredi 26 juin 2015


Des passants viennent en aide à une victime de coup de chaleur sur un marché de Karachi, le 23 juin 2015 (AFP / Rizwan Tabassum)

(AFP / Rizwan Tabassum)


A Karachi, la plus grande ville du Pakistan avec ses vingt millions d'habitants, une vague de chaleur exceptionnelle a fait plus de mille morts en une semaine. « La canicule frappe de plein fouet les travailleurs pauvres, qui n'ont souvent d'autre choix que d'aller quotidiennement sur des chantiers pour gagner de quoi manger quelles que soient les conditions, de même que les malades, les vieillards, et toutes les personnes les plus vulnérables dans cette mégalopole chaotique et souvent cruelle », raconte le journaliste de l'AFP Ashraf Khan. « Les morgues sont débordées, les fossoyeurs n’arrivent plus à répondre à la demande. A l’extérieur d’un dépôt mortuaire géré par la Fondation Edhi, la principale association caritative du Pakistan, je vois des proches de victimes qui se tiennent là en groupes. Certains sont incapables de trouver une place à l’intérieur pour leur défunt.»



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Le datajournalisme appliqué aux enlèvements

vendredi 26 juin 2015


Des membres des forces spéciales françaises participent à un exercice de libération d'otages, le 15 avril 2015 sur une plage d'Arcachon, dans le sud-ouest de la France (AFP / Mehdi Fedouach)

Des membres des forces spéciales françaises participent à un exercice de libération d'otages le 15 avril 2015 à Arcachon (AFP / Mehdi Fedouach)


La collaboration entre les écoles de journalisme et les médias sur des projets d'investigation de longue haleine est une pratique bien installée aux Etats-Unis, et qui commence à se répandre en Europe. Tout au long de l'année universitaire 2014-2015, une dizaine d'étudiants en journalisme de l'Institut français de presse ont travaillé, sous la direction du journaliste de l'AFP Marlowe Hood, à la constitution d'une base de données sur les Européens enlevés à l'étranger au cours des quinze dernières années.

Ce projet de datajournalisme réalisé à partir de quelque 40.000 dépêches AFP a permis de dégager quelques tendances dans le phénomène des prises d'otages. S'ajoutent une série d'articles réalisés par les étudiants d'après leurs rencontres avec d'anciennes victimes d'enlèvements, leurs familles et des spécialistes de la question : comment les personnes prisonnières d'un groupe terroriste s'en remettent parfois à des objets dérisoires pour alléger l'enfer de la captivité, les relations parfois tendues entre le gouvernement et les proches des otages, le business de la sécurité pour expatriés...


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Photo de rue dans la ville des masques

lundi 22 juin 2015

Selfie devant le palais de Gyeongbokgung de Séoul, le 18 juin 2015 (AFP / Ed Jones)

(AFP / Ed Jones)

 

« Le "méchant" de cette histoire est loin d’être un sujet idéal pour les photographes », écrit le photographe de l'AFP basé à Séoul Ed Jones. « Le coronavirus Mers, qui sévit depuis fin mai en Corée du Sud, est invisible à l’œil nu. Les images prises au microscope par les scientifiques sont fascinantes, mais elles ne sont pas très utiles pour illustrer les craintes des Sud-Coréens face à ce syndrome respiratoire sans vaccin ni traitement qui a déjà fait une trentaine de morts dans leur pays.»

 

« L’aspect le plus visuel du Mers, c’est évidemment le masque respiratoire que les gens se mettent sur la bouche et sur le nez en espérant que cela les protégera. Mes tentatives pour photographier la vie quotidienne à Séoul sous la menace du Mers se déroulent donc principalement dans la rue.»

 

 

 

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Fauchés par la Formule 1 des mers

mercredi 17 juin 2015


Le trimaran Spindrift 2 percute un bateau de l'oganisation peu avant le départ de la 9e étape de la Volvo Ocean Race entre Lorient et Göteborg, le 16 juin 2015 (AFP / Jean-Sébastien Evrard)

(AFP / Jean-Sébastien Evrard)


« Le Spindrift 2 est le plus grand multicoque de course au large du monde », raconte le photographe de l'AFP Jean-Sébastien Evrard. « Un bateau hors normes. Un trimaran de quarante mètres de long qui détient un record du tour du monde à la voile, et qui atteint fréquemment des pointes de plus de 46 nœuds, soit 85 km/h. A pleine vitesse, ses safrans sont tranchants comme des lames de rasoir. Pas le genre de bolide qu’on rêve de voir foncer sur soi en pleine mer… »

« C’est pourtant ce à quoi j’assiste ce 16 juin en début d’après-midi au large de Lorient, en Bretagne. »

(Photo : AFP / Jean-Sébastien Evrard)



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Fuir la Syrie par le trou d’une aiguille

lundi 15 juin 2015


Des Syriens fuyant les combats entre le groupe Etat islamique et les forces kurdes à Tall Abyad franchissent la clôture frontalière pour se réfugier en Turquie, le 14 juin 2015 (AFP / Bülent Kiliç)

(AFP / Bülent Kiliç)


Des Syriens fuyant les combats entre le groupe Etat islamique et les forces kurdes dans la ville de Tall Abyad passent en force en Turquie après avoir percé un trou dans la clôture frontalière, le 14 juin.

« Cela fait quatre ans que je photographie les réfugiés syriens à la frontière », raconte l'auteur de cette image, le photographe de l'AFP Bülent Kiliç. « J’ai assisté à la bataille de Kobané qui avait provoqué l’exode de 200.000 personnes. Mais cette fois, c’est différent. Je n’avais encore jamais vu une chose pareille, des milliers de personnes qui fuient désespérément leur pays à travers une brèche aussi exiguë. Je n’ai pas le temps de parler avec ces gens, mais je peux voir la peur dans leurs yeux. Ils crient, ils se bousculent. Les familles font des efforts désespérés pour rester groupées, pour ne pas perdre un enfant dans la cohue... »


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Vol 847 vers l'enfer de Beyrouth

vendredi 12 juin 2015


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(AFP / Joël Robine)

« Je crois d'abord à une plaisanterie. Encore un détournement d'avion, et un avion américain ? Impensable... »

« Et pourtant, il y a exactement trente ans, ce vendredi 14 juin 1985, le vol 847 de la compagnie américaine TWA qui avait quitté Athènes pour Rome avec huit membres d'équipage et 145 passagers à bord, dont 85 américains, approche de l'aéroport de Beyrouth. Un des plus longs détournements de l'histoire de l'aviation vient de commencer. »

Un récit signé Patrick Rahir, qui couvrit ce spectaculaire événement alors qu'il était correspondant de l'AFP à Beyrouth.


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Pédaler vers une vie meilleure

jeudi 11 juin 2015


Des migrants en route vers le frontière serbe passent à vélo près de Veles, en Macédoine, le 9 juin 2015 (AFP / Robert Atanasovski)

(AFP / Robert Atanasovski)


« En Macédoine, les migrants illégaux qui se dirigent vers le nord et l'Union européenne n'ont pas le droit d'utiliser les transports en commun », raconte le photographe basé à Skopje Robert Atanasovski. « Les autorités interdisent aux compagnies de train ou d’autocar de leur vendre des billets. En revanche, elles tolèrent la marche à pied. Cela n’a aucune logique, mais cette situation découle surtout des lacunes et du caractère confus de la législation. »

« Récemment, j’ai lu dans les journaux locaux que certains de ces migrants avaient trouvé un moyen original - et toléré par la police - d’accélérer leur traversée de la Macédoine : le vélo. Cela a éveillé ma curiosité et je suis parti à leur rencontre. »


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« Embedded » au Mali

mercredi 10 juin 2015


Un blindé français pendant une tempête de sable à Goundam, dans la région de Tombouctou au Mali, le 3 juin 2015 (AFP / Philippe Desmazes)

(AFP / Philippe Desmazes)


« Etre "embedded", il faut le savoir et le reconnaître, est tout sauf idéal pour un reporter », écrit Michel Moutot, envoyé spécial avec les forces françaises au Mali. « Dès la première heure et pendant tout son séjour, il va être encadré de près par un officier de communication ("off-com"), transporté dans des avions, hélicoptères, 4x4, blindés sans avoir son mot à dire sur leurs horaires et leurs destinations, forcé d'attendre des heures qu'un convoi arrêté reprenne sa route, hébergé dans des bases militaires à l'orée des villes sans pouvoir y pénétrer, obligé de porter un gilet pare-balles et d'adresser la parole aux populations encadré d'hommes en armes. Pour un journaliste habitué à faire exactement l'inverse, un purgatoire ».

« Mais l'équation est simple : sans les militaires, nous ne serions pas là. Le nord du Mali est une région où les risques sont devenus trop importants. Aucun reportage ne mérite d'être tué ou de passer trois ans perdu dans les dunes, enchaîné au pare-chocs d'une Toyota. ors il faut accepter les règles, connaître les contraintes, et faire malgré elles notre travail le mieux possible. Ou estimer qu'elles sont trop contraignantes et renoncer à l'exercice.»



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