Mot-clé - Corée du Sud
La Corée du Nord désigne sa première cible
mercredi, 13 mars 2013 - L'image

AFP / KCNA via KNS
La Corée du Nord désigne sa première cible
La montée des tensions sur la péninsule coréenne s'accompagne ces dernières semaines d'une anxiété croissante au sein de la population du Sud. Le dirigeant de Corée du Nord Kim Jong-Un (photo ci-dessus, au centre) a désigné mardi 12 mars Baengnyeong, une petite île sud-coréenne proche de la frontière maritime comme première cible en cas de conflit. Ces derniers jours, la Corée du Nord a brandi la menace d'une "guerre thermonucléaire", averti les Etats-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive" et dénoncé l'armistice qui a mis fin à la guerre de Corée en 1953. Aux sources de ce contexte explosif, le tir réussi en décembre d'une fusée considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique, suivi d'un troisième essai nucléaire en février puis de nouvelles sanctions votées vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU.
"Une fois l'ordre donné, vous devrez briser le dos des ennemis déments, couper leur gorge et leur montrer ainsi clairement ce qu'est une véritable guerre", a déclaré Kim Jung-Un, selon des propos rapportés par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.
Une présidente entre le marteau et l'enclume
jeudi, 20 décembre 2012 - L'image

AFP / Dong-A Ilbo
Une présidente entre le marteau et l'enclume
La Corée du Sud a porté le 19 décembre à la présidence Park Geun-Hye, candidate du parti conservateur et première femme à accéder à la magistrature suprême dans l'histoire de son pays.
Park Geun-Hye a connu une jeunesse douloureuse: elle est la fille de Park Chung-Hee, dont le règne brutal sur la "République de Corée" avait duré 18 ans jusqu'à son assassinat en 1979. Sa mère était tombée cinq ans plus tôt sous les balles d'un militant favorable au régime communiste nord-coréen. Ironie du sort, elle a battu dans les urnes un des opposants historiques au régime de son père, Moon Jae-In, qui paya de sa liberté son engagement pour les droits de l'homme.
Mme Park s'est engagée à ouvrir "une nouvelle ère" dans la péninsule coréenne, en rompant avec l'intransigeance systématique des conservateurs face à Pyongyang (son prédécesseur Lee Myung-Bak a suspendu l'aide humanitaire à la Corée du Nord en représailles au bombardement d'une île sud-coréenne en 2010). Les spécialistes estiment cependant qu'elle est tenue par les faucons au sein de sa famille politique, et par la volonté affichée des Etats-Unis et de leurs alliés de sanctionner le régime communiste nord-coréen après le tir d'une fusée le 12 décembre.
Simuler l'occupation de la Corée du Nord
mardi, 11 septembre 2012 - L'image

AFP / Kim Jae-Hwan
Simuler l'occupation de la Corée du Nord
Un soldat sud-coréen en embuscade à Séoul pendant un exercice annuel de simulation d'une attaque nord-coréenne le 20 août 2012. Un quotidien sud-coréen, Dong A-Ilbo, a affirmé que ces manœuvres militaires conjointes entre la Corée du Sud et les Etats-Unis, baptisées "Wind of Freedom" ("Vent de liberté"), comprenaient un scénario d'occupation et de "stabilisation" de la Corée du Nord. Les deux alliés avaient déjà pratiqué un scénario similaire en 2010, mais pour la première fois cette année, le rôle des troupes sud-coréennes ont pris le commandement des opérations, les Etats-Unis n'occupant qu'une position de soutien. Les manœuvres conjointes, du 20 au 31 août, étaient en grande partie simulées sur ordinateur, mais elles se sont également déroulées sur le terrain. Elles ont suscité, comme c'est le cas à chaque fois, l'indignation de la Corée du Nord, qui les considère comme une répétition générale avant une véritable attaque.
Les querelles d'îles en Asie de l'Est
jeudi, 6 septembre 2012 - Analyse

Une série de querelles territoriales fraîchement envenimées menace de jeter une ombre sur le sommet économique des dirigeants d’Asie et du Pacifique, qui se tient les 8 et 9 septembre à Vladivostok, dans l'Extrême-Orient russe.
Des vieux contentieux ont refait surface avec une vigueur accrue, à l’approche d’importantes échéances politiques au Japon, en Chine et en Corée du Sud.
En effet, alors que l’appareil communiste chinois prépare sa grande mue décennale avec le départ du président Hu Jintao et d'autres dirigeants de premier plan, les Sud-Coréens votent pour la présidentielle d’ici la fin de l’année, et le Premier ministre japonais va remettre en jeu son poste lors d’une élection interne à son parti qui risque de déboucher sur des législatives anticipées. Le moment est donc idéal pour les politiciens des trois pays de battre le tambour nationaliste.
Voici un point sur les nombreux contentieux géopolitiques qui empoisonnent les relations de voisinage en Extrême-Orient depuis des décennies.
(Photo: des marins vietnamiens sur l'île de Phan Vinh, aux Spartleys - AFP / Vietnam News Agency)
Séance photo par dessus la frontière intercoréenne
lundi, 30 juillet 2012 - L'image

AFP / pool / Ahn Young-Joon
Séance photo, à cheval sur la frontière
Un soldat nord-coréen photographie des militaires sud-coréens et américains par-dessus la ligne de démarcation entre les deux Corées dans le village-frontière de Panmunjom, dans la "Zone démilitarisée", après une cérémonie marquant le 59ème anniversaire de l'armistice entre les deux pays, le 27 juillet.
Plus d'armes pour la Corée du Sud
mardi, 12 juin 2012 - L'image

Un système de lance-roquettes multiples (MLRS) de l'armée américaine effectue un tir d'exercice, mardi 12 juin, pendant des manœuvres dans le district sud-coréen de Cheorwon, frontalier avec la Corée du Nord. Le commandant des forces américaines postées en Corée du Sud a réclamé au Pentagone des missiles et des hélicoptères d'attaque supplémentaires, alors que Pyongyang a menacé plusieurs fois Séoul "d'une guerre sacrée" lors de diatribes au ton de plus en plus virulent.
"Afin de renforcer nos capacités pour mener des combats, j'ai demandé à ce que nous soyons prioritaires pour recevoir des escadrons supplémentaires d'attaque et de reconnaissance", a déclaré le général James Thurman. "J'ai également demandé des capacités accrues en terme de missiles balistiques de défense". Il a également réclamé un bataillon d'aviation doté d'hélicoptères d'attaque Apache. Quelque 28.500 soldats américains sont actuellement stationnés en Corée du Sud.
Depuis la mort du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il en décembre 2011 et l'arrivée au pouvoir de son jeune fils, Kim Jong-Un, âgé de moins de trente ans, les tensions entre les deux Corées n'ont cessé de s'accroître. Des analystes estiment que le nouveau dirigeant nord-coréen a besoin de faire la preuve de sa puissance militaire après l'échec en avril d'un tir de fusée. (Photo: AFP / Jung Yeon-Je)
Le Japon décolle sur le marché des satellites
vendredi, 18 mai 2012 - L'image

La fusée japonaise H2A, que l'on voit ici au décollage de la base de Tanegashima, dans le sud de l'archipel, a rempli sa mission: elle a placé en orbite vendredi 18 mai le satellite sud-coréen de capture d'images en haute définition de la terre Kompsat-3, ainsi que trois satellites japonais. C'est la première fois qu'une fusée nippone emporte un satellite étranger. Grâce à quoi le Japon fait son entrée dans le marché international des lancements commerciaux dominé par les Européens, les Russes et les Américains.
La fusée H2A se prévaut désormais d'un taux de réussite de plus de 95%, un facteur essentiel au moment des appels d'offres. Il a fallu des années cependant pour atteindre ce niveau. Depuis 2007, le lanceur est conçu et exploité par le groupe privé Mitsubishi Heavy Industries, qui s'efforce de réduire le coût des lancements pour parvenir à un niveau proche de ses rivaux. Il lui faudrait toutefois, calculent les experts, procéder à au moins quatre tirs par an pour atteindre la rentabilité.
(Photo : AFP / Jiji Press)
