
AFP / Jack Guez
Clôture renforcée au Golan
Depuis la zone du plateau du Golan annexée par Israël, un tank israélien surplombe le village syrien de Breqa, le 13 novembre 2012. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche qu'Israël allait construire une nouvelle clôture de sécurité le long de sa ligne de démarcation avec la Syrie, pour protéger l'Etat hébreu "des incursions et du terrorisme".

"Nous savons que de l'autre côté de notre frontière avec la Syrie, l'armée syrienne a reculé et que des agents du jihad mondial ont pris sa place", a-t-il affirmé. "Par conséquent nous devons protéger cette frontière des incursions et du terrorisme, comme nous sommes en train de le faire le long de la frontière avec le Sinaï".
Israël avait conquis le plateau du Golan en deux jours en 1967, lors de la Guerre des Six jours (photo ci-dessous). Cette occupation avait mis fin aux bombardements et attaques contre les villages israéliens situés en contrebas et permis à Israël de surplomber les positions de l'armée syrienne. Lors de la guerre du Kippour en 1973, l'armée syrienne avait brièvement réoccupé la majeure partie du plateau, avant de reculer à nouveau. Enfin, après un cessez-le-feu, Israël était revenu sur ses positions de 1967. Depuis 1974, un No Man's Land entre les positions syriennes et israéliennes est contrôlé par la Force des nations unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD), qui compte un millier d'hommes.
En 1981, Israël a annexé les quelque 1.200 km2 du plateau qu'il contrôle, une décision que n'a jamais reconnue la communauté internationale, ouvrant la voie à la colonisation. Environ 510 km2 du Golan restent sous contrôle syrien.
Quelque 20.000 colons israéliens se sont installés dans cette région verdoyante, et y vivent notamment de l'agriculture. Ils côtoient les18.000 Druzes qui y sont restés, sur une population initiale de 150.000 Syriens. Sur le plateau se trouvent une importante station de surveillance israélienne ainsi que les principales sources du Jourdain et du lac de Tibériade, qui fournissent à Israël 30% de son eau.
Toutes les négociations de paix israélo-syriennes ont achoppé sur le Golan, dont Damas exige la restitution totale jusqu'aux rives du lac de Tibériade.

