Des habitants de Damara, en Centrafrique, fuient la ville le 2 janvier 2013 (Photo: AFP / Sia Kambou)
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Centrafrique: la fuite de Damara



Des habitants de Damara, à 75 km au nord de Bangui, fuient la ville le 2 janvier par crainte des exactions des rebelles ou des soldats tchadiens censés les protéger.

Damara, 40.000 habitants, a été presque entièrement désertée fin décembre à l'annonce de l'arrivée des rebelles. Les maisons sont presque toutes abandonnées, les habitants dorment à la belle étoile dans la brousse. Quelque 400 militaires venus du Tchad (photo ci-dessous), ainsi que 360 soldats gabonais, camerounais et congolais doivent se déployer dans la zone pour former un cordon d'interposition entre les rebelles et l'armée centrafricaine.


Des soldats tchadiens se déploient près de Damara le 2 janvier 2013 (photo: AFP / Sia Kambou)
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Damara est le dernier verrou sur la route de la capitale Bangui pour les rebelles, qui ont conquis en trois semaines la majeure partie de la Centrafrique. Le commandant de la force africaine d'interposition, le général Jean-Félix Akaga, a averti les insurgés que toute avancée vers Damara serait considérée comme "une déclaration de guerre".

Face à la détermination de la force d'interposition, la coalition rebelle du Séléka a décidé le 2 janvier de stopper sa progression et d'accepter des pourparlers de paix avec le gouvernement centrafricain. Ces négociations pourraient débuter le 8 janvier à Libreville, au Gabon. Les rebelles exigent le départ du président François Bozizé, au pouvoir depuis 2003.


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