Le "mur budgétaire" ("fiscal cliff", littéralement "falaise fiscale") désigne le choc économique qui frapperait les Etats-Unis si les mesures automatiques de réduction du déficit, contenues dans une loi de 2011, entraient en vigueur en janvier.
Incapables de s'accorder sur un plan de réduction du déficit, les élus du Congrès et le président Barack Obama avaient créé en 2011 une "super-commission" parlementaire chargée de concocter un plan de réduction. Cette commission a à son tour échoué à se mettre d'accord. Or selon la loi, cet échec enclenche automatiquement le 2 janvier 2013 une baisse des dépenses publiques de 7 à 9%. Parallèlement, l'impôt sur le revenu doit augmenter pour 90% des Américains, d'environ 2.000 dollars (1.500 euros) par an pour un ménage moyen selon le Tax Policy Center. Ce "remède de cheval" doit permettre de réduire le déficit de 1.200 milliards de dollars d'ici 2021.
Les démocrates, qui contrôlent la Maison Blanche et le Sénat, et les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, sont d'accord sur la nécessité de trouver un nouveau plan de réduction du déficit, qui protège au moins la classe moyenne. Mais les négociations achoppent sur le taux d'imposition des plus riches, que les républicains refusent d'augmenter.
