Géopolitique / Les clés de l'actualité internationale

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un inspecte un détachement militaire dans l'île de Wolnae, près de la frontière maritime avec le sud (photo: AFP / KCNA via KNS)
AFP / KCNA via KNS

La Corée du Nord désigne sa première cible


La montée des tensions sur la péninsule coréenne s'accompagne ces dernières semaines d'une anxiété croissante au sein de la population du Sud. Le dirigeant de Corée du Nord Kim Jong-Un (photo ci-dessus, au centre) a désigné mardi 12 mars Baengnyeong, une petite île sud-coréenne proche de la frontière maritime comme première cible en cas de conflit. Ces derniers jours, la Corée du Nord a brandi la menace d'une "guerre thermonucléaire", averti les Etats-Unis qu'ils s'exposaient à une "frappe nucléaire préventive" et dénoncé l'armistice qui a mis fin à la guerre de Corée en 1953. Aux sources de ce contexte explosif, le tir réussi en décembre d'une fusée considérée par Séoul et ses alliés comme un missile balistique, suivi d'un troisième essai nucléaire en février puis de nouvelles sanctions votées vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU.

"Une fois l'ordre donné, vous devrez briser le dos des ennemis déments, couper leur gorge et leur montrer ainsi clairement ce qu'est une véritable guerre", a déclaré Kim Jung-Un, selon des propos rapportés par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Lire la suite...


Photo: AFP / Vincenzo Pinto

Les cardinaux arrivent à la "salle du synode" du Vatican, lundi 4 mars, pour participer aux premières "congrégations" destinées à préparer le conclave, repérer les papes potentiels et discuter en toute franchise de la gestion de l'Eglise par la Curie. Les 209 cardinaux ont été convoqués par le cardinal Angelo Sodano, doyen du Sacré collège. Seuls ceux âgés de moins de 80 ans participeront à l'élection du successeur de Benoît XVI, qui a démissionné le 28 février. Ces premières réunions, à huis-clos, doivent permettre de prendre les dispositions pratiques en vue du conclave dans la Chapelle Sixtine.

Avec cette infographie animée signée Sabrina Blanchard, Fred Garet et Olivier Devos, découvrez la procédure de l'élection du nouveau pape.


Lire la suite...

ARMENIA-VOTE
AFP/Karen Minasyan

Serge Sarkissian réélu en Arménie

 

Le président sortant Serge Sarkissian, 59 ans, a été réélu en Arménie avec 58,64% des voix, d'après les résultats complets diffusés mardi par la Commission électorale centrale, une victoire contestée par son principal adversaire, l'ex-ministre des Affaires étrangères Raffi Hovannissian, 54 ans, qui a obtenu 36,75% des suffrages.

Lire la suite...

NKOREA-MILITARY-NUCLEAR-WEAPONS
AFP/North Korea TV

Larges condamnations de l'essai nucléaire nord-coréen


De nombreux pays, dont les Etats-Unis et la Russie, mais aussi la Chine, allié de Pyonyang, ont d'un même élan condamné le troisième essai nucléaire effectué mardi par la Corée du nord, d'une puissance encore supérieure aux précédents.

Lire la suite...

La fusée nord-coréenne Unha-3 décolle le 12 décembre 2012 (photo: AFP / KCNA via KNS)
AFP / KCNA via KNS

Le programme nucléaire nord-coréen


La Corée du Nord devrait procéder dans les tous prochains jours à son troisième essai nucléaire malgré les avertissements de la communauté internationale (y compris de son allié chinois) qui a promis une réponse vigoureuse. Voici un état des lieux du dossier nucléaire nord-coréen.


Lire la suite...

Photo: AFP / Sia Kambou
AFP / Sia Kambou

Mali: vers un retrait français en mars


Des soldats français patrouillent le 4 février 2013 dans la ville malienne de Gao, reprise fin janvier après avoir été tenue sept mois par les salafistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). La France a annoncé que ses troupes entameront leur retrait du Mali à partir de mars.

Quelque 4.000 soldats français sont aujourd'hui présents au Mali. Ils doivent passer le relais à la Misma, la force ouest-africaine pour le Mali, qui comprendra à terme 6.000 hommes. Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont affirmé qu'ils "coordonnaient" leurs actions dans le nord du pays avec les forces françaises contre les "terroristes" islamistes en fuite.


Lire la suite...


V001_MMV488269_TFR_JPEG.jpg

Une ville américaine détruite par un déluge de missiles nord-coréens au son d'un arrangement du tube des années 1980 "We are the world"? C'est le sujet d'une vidéo mise en ligne par le site officiel de la Corée du Nord, alors que le régime communiste a annoncé son intention de procéder à un essai nucléaire imminent...


Lire la suite...

Près de la frontière avec la Chine, le camp de travail numéro 22 (photo: AFP / Google)
AFP / Google

Corée du Nord: le goulag sur Google


Google a publié une carte actualisée de la Corée du Nord identifiant notamment les sinistres camps d'internement du régime communiste (ci-dessus: près de la frontière avec la Chine, le camp de travail numéro 22). "Pendant longtemps, la Corée du Nord est demeurée l'une des plus vastes zones dotées de données cartographiques limitées. Aujourd'hui nous y remédions", a déclaré sur son blog Jayanth Mysore, un responsable de Google Map Maker.

La carte du pays sur Google Maps est composée à partir du service Google Map Maker grâce à des contributions d'internautes, un peu sur le modèle de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, essentiellement sur la foi d'images satellite. Sa publication intervient après une "visite humanitaire privée" de trois jours dans le pays du patron du géant de l'internet Eric Schmidt avec un ancien diplomate américain, Bill Richardson. Google avait déjà participé à dévoiler l'emplacement des camps d'internement nord-coréens grâce à son service d'image par satellite, Google Earth, abondamment utilisés par les ONG de défense des droits de l'Homme.


Lire la suite...

Conférence de presse du président français François Hollande et de la chancelière allemande Angela Merkel le 22 janvier à Berlin (photo: AFP / Bertrand Langlois)
AFP / Bertrand Langlois

Les noces d'or franco-allemandes


La France et l'Allemagne ont célébré le 22 janvier dans un Berlin enneigé les 50 ans de leur réconciliation historique après guerre, en s'efforçant d'oublier leurs différends sur la crise de l'euro ou le conflit au Mali.

Le 22 janvier 1963, la signature du Traité de l'Elysée par le Général de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer avait scellé la volonté d'amitié des deux "ennemis héréditaires". Comment les ennemis de jadis en sont-ils arrivés là? Dans le cadre d'un projet internet commun, les agences de presse AFP et DPA retracent sur un site internet dédié l'évolution de l'amitié franco-allemande, de 1949 à nos jours.


Lire la suite...

AFP
AFP

Serbie: tension autour d'un monument


Des Albanais manifestent à Pristina, au Kosovo, contre le démantèlement, par les autorités serbes, d'un monument érigé à la mémoire d'insurgés albanais de Presevo, une ville à majorité albanaise du sud de la Serbie.

Ce monument, une pierre rectangulaire d'environ deux mètres de haut, avait été érigé il y a deux mois à la gloire des anciens combattants de l'Armée de libération de Presevo , Bujanovac et Medvedja (UCPMB), Ce mouvement avait combattu les forces de Belgrade pendant un conflit en 2001 pour réclamer le rattachement au Kosovo voisin de ces trois villes où 50.000 des quelque 70.000 habitants sont albanais. Belgrade jugeait intolérable l'existence sur un lieu public d'un ouvrage en l'honneur d'une organisation considérée comme terroriste par les autorités serbes et qui a été dissoute après le conflit.

Minée par la pauvreté et le chômage, la vallée de Presevo reste une source de tensions récurrentes entre Serbes et Albanais.

Le Kosovo voisin, dont les maquisards indépendantistes ont combattu les forces de Belgrade en 1998 et 1999, a proclamé unilatéralement son indépendance en 2008, neuf ans après que des frappes de l'Otan eurent chassé les forces serbes de ce territoire. Belgrade considère toujours le Kosovo comme sa province méridionale. Des progrès dans la normalisation des relations entre Pristina et Belgrade, dans le cadre d'un dialogue sous l'égide de l'Union européenne, sont une condition posée à l'octroi à la Serbie d'une date d'ouverture de ses négociations en vue d'une adhésion à l'UE.


Lire la suite...


Photo: AFP / Eric Feferberg

Des blindés français de l'opération "Serval" quittent Bamako le 15 janvier 2013. Engagés pour la première fois au sol au Mali, les militaires français remontent vers le nord du pays pour y pourchasser les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda. Cette progression constitue une nouvelle étape dans l'engagement français après des raids aériens menés depuis le 11 janvier pour bloquer une avancée des islamistes vers la capitale du pays.

Plus de 800 soldats français sont dores et déjà déployés au Mali, et leur nombre devrait à terme s'élever à 2.500. Une force militaire ouest-africaine de quelque 3.300 hommes dirigée par un général nigérian, Shehu Abdulkadir, devrait ensuite prendre le relais.


Lire la suite...


Des Mirages 2000D de l'armée française volent vers le Mali le 11 janvier 2013 (photo: AFP / Nicolas-Nelson Richard / ECPAD)

Des chasseurs-bombardiers Mirage 2000D de l'armée française en route pour le Mali après leur décollage de N'Djamena, au Tchad. L'opération Serval (du nom d'un animal du désert) mobilise depuis le 11 janvier plusieurs centaines de militaires français pour enrayer l'offensive des islamistes qui ont transformé tout le nord du Mali en sanctuaire.

Les islamistes ont profité d'un coup d'Etat militaire contre le président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012 pour s'emparer du nord du Mali, région en majorité désertique. Ils ont évincé leurs ex-alliés du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) qui avait lancé l'offensive au mois de janvier précédent. Le 20 décembre 2012, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution approuvant le déploiement d'une force internationale pour déloger les islamistes armés, sans préciser de calendrier.

Lire la suite...

Un garde-frontière indien monte la garde près de la ligne de démarcation entre l'Inde et le Pakistan au Cachemire, le 9 janvier 2013 (photo: AFP / Tauseef Mustafa)
AFP / Tauseef Mustafa

Crainte d'escalade au Cachemire


Un soldat indien monte la garde le long de la frontière indo-pakistanaise près de Jammu, au Cachemire, le 9 janvier. L'Inde a convoqué l'ambassadeur du Pakistan après la mort de deux soldats indiens, dont l'un a été décapité, au cours d'un incident frontalier dans la région disputée du Cachemire le 8 janvier. Mais les deux puissances nucléaires rivales ont dit vouloir éviter toute escalade.

L'Inde et le Pakistan revendiquent tous deux le Cachemire dont ils administrent chacun une partie. Trois guerres ont opposé les deux pays depuis leur indépendance de l'empire britannique en 1947. Deux d'entre elles concernaient le Cachemire, fortement militarisé de part et d'autre. La dernière mobilisation d'ampleur des troupes indiennes à sa frontière avec le Pakistan a eu lieu fin 2001 après une attaque islamiste contre le Parlement de New Delhi. Un cessez-le-feu a été instauré en 2003 le long de la "Ligne de contrôle" coupant le Cachemire en deux, mais il est périodiquement violé par les deux camps.

Les deux frères ennemis d'Asie du Sud reprennent depuis 2011 un dialogue de paix qui avait été gelé après les attentats de Bombay en novembre 2008, attribués par l'Inde à un groupe islamiste du Pakistan et appuyé par l'armée pakistanaise, ce que dément Islamabad.


Lire la suite...

Un tank Merkava israélien est stationné dans la zone annexée du Golan, surplombant le village syrien de Breqa, le 13 novembre 2012 (photo: AFP / Jack Guez)
AFP / Jack Guez

Clôture renforcée au Golan


Depuis la zone du plateau du Golan annexée par Israël, un tank israélien surplombe le village syrien de Breqa, le 13 novembre 2012. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche qu'Israël allait construire une nouvelle clôture de sécurité le long de sa ligne de démarcation avec la Syrie, pour protéger l'Etat hébreu "des incursions et du terrorisme".

"Nous savons que de l'autre côté de notre frontière avec la Syrie, l'armée syrienne a reculé et que des agents du jihad mondial ont pris sa place", a-t-il affirmé. "Par conséquent nous devons protéger cette frontière des incursions et du terrorisme, comme nous sommes en train de le faire le long de la frontière avec le Sinaï".

Israël s'est emparé du plateau du Golan en 1967 pendant la Guerre des Six jours et l'a annexé en 1981, une décision qui n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. Les incidents se sont multipliés ces derniers mois dans la zone-tampon alors que la Syrie est en proie à la guerre civile.

Lire la suite...

Des habitants de Damara, en Centrafrique, fuient la ville le 2 janvier 2013 (Photo: AFP / Sia Kambou)
AFP / Sia Kambou

Centrafrique: la fuite de Damara


Des habitants de Damara, à 75 km au nord de Bangui, fuient la ville le 2 janvier par crainte des exactions des rebelles ou des soldats tchadiens censés les protéger.

Damara, 40.000 habitants, a été presque entièrement désertée fin décembre à l'annonce de l'arrivée des rebelles. Les maisons sont presque toutes abandonnées, les habitants dorment à la belle étoile dans la brousse. Quelque 400 militaires venus du Tchad, ainsi que 360 soldats gabonais, camerounais et congolais doivent se déployer dans la zone pour former un cordon d'interposition entre les rebelles et l'armée centrafricaine.

Damara est le dernier verrou sur la route de la capitale Bangui pour les rebelles, qui ont conquis en trois semaines la majeure partie de la Centrafrique. Le commandant de la force africaine d'interposition, le général Jean-Félix Akaga, a averti les insurgés que toute avancée vers Damara serait considérée comme "une déclaration de guerre".

Face à la détermination de la force d'interposition, la coalition rebelle du Séléka a décidé le 2 janvier de stopper sa progression et d'accepter des pourparlers de paix avec le gouvernement centrafricain. Ces négociations pourraient débuter le 8 janvier à Libreville, au Gabon. Les rebelles exigent le départ du président François Bozizé, au pouvoir depuis 2003.

Lire la suite...

Photo: AFP / Juan Barreto
AFP / Juan Barreto

Incertitudes sur le sort de Chávez


Une peinture murale à la gloire d'Hugo Chávez, le 31 décembre à Caracas. Hospitalisé depuis trois semaines à Cuba, où il a été opéré pour la quatrième fois d'un cancer détecté en juin 2011, le président vénézuélien est "conscient de la complexité de son état", a assuré son vice-président et successeur désigné Nicolás Maduro. "Il est toujours sous surveillance, poursuit ses traitements, c'est une situation complexe (...) Il y a parfois de légères améliorations, parfois une situation stationnaire", a-t-il dit à la chaîne de télévision vénézuélienne Telesur.

Le Venezuela retient son souffle depuis que le vice-président a interrompu le 29 décembre les préparatifs pour le Nouvel An en annonçant à la télévision, depuis Cuba, une aggravation de l'état de M. Chávez. Réélu confortablement en octobre pour un nouveau mandat de six ans, le président, âgé de 58 ans et au pouvoir depuis 1999, est censé prêter serment le 10 janvier devant l'Assemblée nationale. Même ses partisans ont quasiment exclu qu'il soit capable de le faire à cette date. Selon la constitution, en cas d’impossibilité du président d'assumer ses fonctions, il revient au vice-président ou au président de l'Assemblée, selon les interprétations, d'assumer l'intérim et de convoquer des élections anticipées.

La rareté des informations sur la santé de M. Chavez contribue à alimenter l'inquiétude de ses partisans. Depuis qu'il est parti se faire soigner à La Havane, aucun communiqué médical n'a été publié. C'est le gouvernement vénézuélien qui informe au compte-gouttes sur son état de santé dans de brefs communiqués que doivent obligatoirement diffuser toutes les radios et les télévisions du pays.

Lire la suite...

Photo: AFP / Dong-A Ilbo
AFP / Dong-A Ilbo

Une présidente entre le marteau et l'enclume


La Corée du Sud a porté le 19 décembre à la présidence Park Geun-Hye, candidate du parti conservateur et première femme à accéder à la magistrature suprême dans l'histoire de son pays.

Park Geun-Hye a connu une jeunesse douloureuse: elle est la fille de Park Chung-Hee, dont le règne brutal sur la "République de Corée" avait duré 18 ans jusqu'à son assassinat en 1979. Sa mère était tombée cinq ans plus tôt sous les balles d'un militant favorable au régime communiste nord-coréen. Ironie du sort, elle a battu dans les urnes un des opposants historiques au régime de son père, Moon Jae-In, qui paya de sa liberté son engagement pour les droits de l'homme.

Mme Park s'est engagée à ouvrir "une nouvelle ère" dans la péninsule coréenne, en rompant avec l'intransigeance systématique des conservateurs face à Pyongyang (son prédécesseur Lee Myung-Bak a suspendu l'aide humanitaire à la Corée du Nord en représailles au bombardement d'une île sud-coréenne en 2010). Les spécialistes estiment cependant qu'elle est tenue par les faucons au sein de sa famille politique, et par la volonté affichée des Etats-Unis et de leurs alliés de sanctionner le régime communiste nord-coréen après le tir d'une fusée le 12 décembre.

Lire la suite...


Photo: AFP / Shah Marai

Un commando afghan monte la garde au coucher du soleil à Goshti, près de la frontière pakistanaise, le 18 décembre. L'armée afghane, qui n'existait pas avant la chute de talibans en 2001, a été édifiée rapidement et manque encore de professionnalisme. Elle assure désormais la sécurité des trois quarts du pays, alors que les forces de combat de l'OTAN menées par les Etats-Unis doivent quitter le pays d'ici la fin 2014, sans avoir réussi à mater l'insurrection des talibans qui tentent de reprendre le pouvoir.

Le taux de désertions dans l'armée nationale afghane est sidérant: 26% par an selon les forces de l'Otan (Isaf), de 10 à 15% selon le ministère afghan de la Défense. Ce taux est de 0,3% en France et aux Etats-Unis. "Cette hémorragie est un risque mortel pour un pays et une institution qui rencontrera des difficultés financières considérables", constate le général français Olivier de Bavinchove, le numéro trois de l'Isaf. Ces défections coûtent selon lui "850 millions de dollars par an" à l'armée, alors que la communauté internationale peine déjà à rassembler les 4,1 milliards de dollars annuels promis pour la financer.

Selon le général de Bavinchove, seule une proportion marginale des ex-soldats rejoignent l'insurrection. Mais il y a toujours "un risque" que les désertions contribuent à la renforcer


Lire la suite...

Le futur Premier ministre conservateur du Japon, Shinzo Abe, avant une conférence de presse à Tokyo le 17 décembre (photo: AFP / Yoshikazu Tsuno)
AFP / Yoshikazu Tsuno

Japon : le retour du faucon


Le nationaliste Shinzo Abe va redevenir Premier ministre du Japon après la victoire écrasante de la droite aux législatives du 16 décembre. Cet homme de 58 ans avait déjà dirigé le gouvernement nippon pendant une difficile année entre 2006 et 2007 avant de démissionner, victime de retentissants scandales politiques et de problèmes de santé. Cette fois, il promet de défendre vigoureusement le pays affaibli sur la scène internationale.

Son retour intervient en pleine tension avec le voisin chinois qui revendique des îles administrées par Tokyo en mer de Chine orientale, et alors que la Corée du Nord vient de procéder à un nouveau tir de fusée considéré par Tokyo comme un essai de missile balistique.

L'une des obsessions de ce politicien classé très à droite est la révision de la constitution pacifiste de 1947, dictée par l'occupant américain. Après avoir, au cours de son premier passage par le poste de Premier ministre, créé le premier "ministère de la Défense" à part entière du Japon depuis 1945 (le pays ne disposait avant cela que d'une simple "agence" de défense), Abe a promis cette fois de rebaptiser les "Forces d'autodéfense" de l'archipel en "armée nationale".


Lire la suite...

Photo: AFP / Antonio Pampliega
AFP / Antonio Pampliega

Syrie: de la révolution à la guerre totale


Un membre de la brigade Al-Buraq, un groupe rebelle qui affirme être principalement composé de déserteurs de l'armée syrienne, monte la garde sur une route dans la ville d'Ain Dakna, proche de la frontière turque. A la demande d'Ankara, l'OTAN a donné son feu vert au déploiement en Turquie de missiles d'interception Patriot, à titre défensif. Mais le quotidien syrien al-Watan, proche du pouvoir, y a vu un "complot international" ainsi qu'un prélude à "une intervention militaire" de l'Alliance atlantique "pour soutenir les groupes terroristes".

En Syrie, le temps des promesses des Printemps arabes semble bien loin. Dans une vidéo AFP, retour sur ving mois d'une révolte populaire réprimée dans le sang qui, devenue une rébellion armée, s'islamise de plus en plus.


Lire la suite...

- page 1 de 6